LIVRE PREMIER. — ORLEANS
route de Patay à Guillonville, pour observer les directions de Bazoche-en-Dunois et de la Gonie.
La division Barry, qui avait eu le plus de chemin à parcourir pour se porter en ligne, n'était arrivée qu'à la fin de la journée, et s'était établie, sa 1" brigade à Muzelles, sa 2® à Terminiers; elle n'avait point été engagée.
Le combat de Villepion était un brillant succès pour le IG*" corps; l'honneur en revenait tout entier à l'amiral et à sa belle division ^ Ils avaient eu à lutter contre 20,000 Bavarois, qu'ils avaient complètement battus, et repoussés successivement de toutes leurs positions solidement fortifiées et vigoureusement défendues.
Dans la nuit, le général commandant le 16® corps, rentrant à son quartier général de Patay, apprit qu'un poste ennemi était resté dans la ferme de Bourne ville : il la fit cerner par une compagnie des francs-tireurs de Paris et un escadron de chasseurs qui y enlevèrent 40 cavaliers bavarois, dont 3 officiers.
Les dépêches télégraphiques du général en chef annonçaient des succès remportés par les autres corps de l'armée, et le Gouvernement donnait de Paris des nouvelles tellement avantageuses et précises , qu'on pouvait en ce moment avoir une confiance fondée dans le résultat qu'on cherchait à atteindre ^.