LIVRE PREMIER. — ORLEANS
» arrêté sur cette ligne, elle ne doit pas être dépassée dans » la retraite.
» Chaque général de division prendra les dispositions » nécessaires pour qu'aussitôt l'arrivée au bivouac on fasse » les distributions de vivres et de fourrages, de façon à être » pourvu jusqu'au 7 inclus.
w On complétera les cartouches et les approvisionne- » ments des batteries. »
Les reconnaissances rentrées avant le jour rapportèrent des renseignements qui ne laissaient plus de doute sur la retraite du 15' corps au delà de la Loire. Après avoir défendu le terrain pied à pied , résisté aussi longtemps qu'il avait pu dans les derniers ouvrages préparés pour la défense de la ville, il avait dû, une fois ses convois sur la rive gauche du fleuve , évacuer lui-même Orléans, que l'ennemi avait occupé.
Les mouvements de retraite prescrits pour les 16® et 17* corps s'exécutèrent dans la matinée du 5 avec beaucoup de précision et d'ordre. L'ennemi ne tenta du reste rien pour les inquiéter, et le soir toutes les troupes qui allaient former la deuxième armée de la Loire se troa^ vaient établies à peu de chose près sur les emplacements qui leur avaient été assignés.
La dépêche télégraphique ci-dessous, expédiée de Baccon à une heure et demie de l'après-midi, faisait connaître au ministre de la guerre les événements de la veille et la position définitive des corps maintenus sur la rive droite.