‹ Campagne de 1870-1871Chapitre 76 sur 345 · LIVRE DEUXIÈME — JOSINES · texte numérisé non relu

LIVRE DEUXIÈME — JOSINES

» Régiment de marche de gendarmerie à pied : à » Meung;

» 59^^ régiment d'infanterie de marche : à Beaumont;

» 27^ régiment de mobiles (Isère) et 88^ régiment de » mobiles (Indre-et-Loire) : à Massé, route de Gliâ- » teaudun;

» Francs-éclaireurs de l'armée , capitaine Bonet : avec " le 59® de marche;

» Francs-tireurs de T Ain, cap°^Jayr, avec le 27" mobiles.

Cavalerie.

♦) 4" lanciers de marche : aux Monts.

» 3° hussards de marche : aux Monts.

» 2* chasseurs de marche : à Beaumont,

» 7® cuirassiers de marche : à Beaumont.

» P"" régiment dp gendarmerie à cheval : à Beaumont.

Artillerie.

» 23' batterie du 7M

22*^ — du 8' I » Réparties sur le front des posi-

23" — dulO®> tions aux points les plus favo-

21® — du 15*1 râbles pour la défense, »

17e du 18«

COMBAT DE FOINARD.

Le 6 au matin, le général Gamô, prévenu qu'une forte reconnaissance ennemie marchait sur Meung, se porta avec le gros de ses forces dans cette direction ; mais arrivé à Foinard , il trouva le régiment de gendarmerie à pied , chargé de la défense de Meung, se repliant snr Beaugency. Le commandant de ce régiment, mal renseigné par ses reconnaissances, avait été surpris par l'attaque inopinée d'un fort parti allemand composé d'infanterie, de cava-

lerie et d*artillerie. Les gendarmes, se rassemblant en dehors de la ville, avaient bien essayé de la reprendre en lançant dans les rues une compagnie , mais celle-ci avait été cernée immédiatement et n'avait pu se tirer d'afïaire qu'à grand'peine et avec beaucoup de pertes , parmi lesquelles deux officiers. L'ennemi ne cessa sa poursuite qu'à la vue des troupes du général Gamô établi sur les fortes positions de Foinard et de Langlochère; il ne resta même pas à Meung, qui ne fut plus réoccupé par nous, le terrain en arrière étant en tout point préférable pour la défense.

A l'exception de cet incident sur notre aile droite , le reste de l'armée ne fut point inquiété dans la journée du 6 , et on put partout rectifier les positions , répartir plus exactement les forces, élever des épaulements et ^'approvisionner en vivres et munitions.

L'ennemi , maître de la rive gauche de la Loire et pouvant ainsi aider à ses opérations sur l'autre rive pour descendre sur Blois , devait évidemment diriger ses principaux efforts sur notre droite, pour chercher à nous faire perdre le fleuve et par suite la grande route de Tours et la ligne du chemin de fer. En prévision de ces tentatives, l'amiral Jauréguiberry reçut l'ordre de s'établir avec la 1'® division du 16** corps, la seule qui lui restait alors, de Villorceau au Grand-Bon valet , entre le 1 7^ corps et la colonne mobile de Tours , qu'il avait mission d'appuyer. La division Gollin du 21* corps remplaçait la précédente sur les positions de L orges et de Poisly , et le général Jaurès , qui avait à Marchenoir sa réserve , devait toujours être en mesure de la porter sur la Motte-Patain , point important déjà détendu par de l'artillerie.

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