LIVRE PREMIER. — ORLEANS
TROUPES d'administration.
14« compagnie du 3* régiment du train des équipages militaires.
20* compagnie du 3® régiment du train des équipages militaires.
21" compagnie légère du train des équipages militaires.
Cependant l'ennemi, qui avait renforcé sur la Loire le 1" corps bavarois aux ordres du général de Thann , commençait à se préoccuper de cette armée qui apparaissait , et cherchait par ses opérations sur les deux rives du fleuve à en empêcher la formation. Ghâteaudun tombait en son pouvoir, le 18 octobre, après une résistance héroïque des francs-tireurs de Paris soutenus par les habitants ; le Perche et Vendôme étaient menacés, et, aux environs de Biois, les partis allemands, après avoir détruit les ponts de la Loire jusqu'à Beaugency, cherchaient à s'installer dans la forêt de Marchenoir et à attaquer successivement nos avant-postes , composés en grande partie de francs-tireurs et de gardes mobiles , à Lailly, à Ourcelles et à Binas.
EMPLACEMENTS DE l'aRMÉE DANS LES DERNIERS JOURS d'oCTORBE.
Les premières troupes du 1 6** corps durent être envoyées à Mer avec le général Tripart et dans la forêt de Marchenoir avec le général Deplanque, pour couvrir les divers mouvements de la concentration qui allaient se faire sur la rive droite, en vue de l'effort que l'on allait tenter pour reprendre Orléans , le gouvernement voulant en faire la base des opérations dont le but était la délivrance de Paris. Nous n'entrerons pas ici dans le détail des divers petits engagements qui eurent lieu à nos avant-postes, avec assez de succès pour empêcher l'ennemi d'étendre son occupation. Nous dirons seulement que le mouvement sur Orléans ayant été résolu le 25 octobre, l'armée du général
d'Aarelle, qui devait l'exécuter, occupait, le 31 du même mois, les emplacements ci-après, au moment où lui parvint la nouvelle de la capitulation de Metz :
La Indivision du 15^ corps, à Argent, sous le commandement du général Martin des Pallières, ayant l'ordre de se porter sur Gien, d'y prendre les troupes du 1 6° corps envoyées de Bourges sur ce point avec le général Maurandy, pour marcher sur Orléans par la rive droite de la Loire;
Les 2® et 3" divisions du même corps ayant franchi la Loire à Mer et à Blois , entre Avaray et Lussay ;
Le 16* corps, comptant seulement alors deux divisions formées : la première (général Ghanzy), composée avec les brigades Bourdillon (V de la 3®) et Deplanque (2* de la 1"), et la 2" division (général Barry), de Seris à Roches, par Goncriers;
Les bataillons de garde mobile non encore enrégimentés, et les francs-tireurs en formation gardant tous les débouchés de la forêt de Marchenoir, depuis More jusqu'à L orges. '
Ce n'est réellement qu'à partir de ce moment que l'armée de la Loire est organisée et en mesure d'entreprendre des opérations sérieuses.
Le général d'Aurelle de Paladines, qui, bien qu'au cadre de réserve depuis deux ans, s'était empressé de mettre son énergie et son expérience au service du pays , avait créé cette armée avec un soin et une promptitude qui lui font le plus grand honneur. C'est à lui qu'elle doit son existence et ses succès ; c'est à ses hautes capacités militaires que la France doit cette formation , qui fut le type de toutes celles que la délégation du gouvernement en province allait faire surgir avec une volonté et un patriotisme que les menées politiques qu'on lui reproche ne peuvent faire oublier. Qu'on ne perde pas de vue, si
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ron veut être équitable, la situation dans laquelle se trouvait alors le pays , les difficultés qu'il fallait surmonter^ le danger qui menaçait de toute part. Qu'on se rappelle enfin l'impression causée, par ces créations incroyables, sur nos ennemis et chez toutes les puissances européennes, qui, malgré leur indifférence, applaudissaient aux efforts sublimes d'une grande nation se roidissant contre la mauvaise fortune.