LE GÉNÉRAL CHANZ\ PREND LE COMMANDEMENT DU 16* CORPS
Le 2 novembre, sur une décision du ministre qui lui fut notifiée par le télégraphe, le général Pourcet, dont la santé laissait fort à désirer depuis quelque temps , remit le commandement du 16^ corps au général Ghanzy.
Dans l'après-midi du même jour, une de nos reconnaissances signala un parti ennemi à Ouzouer-le-Marché , où il s'était porté pour faire des réquisitions. Nous ne pouvions subir plus longtemps de tels faits en vue de nos avant-postes. Il fallait, pour donner de la confiance à nos jeunes troupes aussi bien que pour rendre les Allemands moins entreprenants, préluder par quelques coups de main et des combats partiels aux grandes opérations qui se préparaient. La 2° brigade de cavalerie reçut immédiatement l'ordre de se porter sur Ouzouer avec une des batteries à cheval, et d'en déloger l'ennemi. Ce mouvement était appuyé par un bataillon d'infanterie et deux batteries d'artillerie de la 1'* division qui allèrent prendre position à Marolles. A la vue de cette colonne, les Bavarois, qui étaient du reste beaucoup moins nombreux que les gens du pays l'avaient prétendu, évacuèrent le village dans la crainte d'être tournés par la cavalerie, et se replièrent sur leurs cantonnements.
Les jours suivants furent employés à rectifier les posi-
il LA DEUXIÈME ARMÉE DE LA LOTRE.
lions que le g^énéral d'Aurelle de Paladines voulait faire prendre à l'armée , afin de la mettre à même de résister dans de bonnes conditions si elle venait à être attaquer pendant qu'elle achevait de se compléter et de s'organiser, ou pour se porter en avant quand le moment serait venu.
Tandis que ces mouvements s'opéraient, nos avantpostes, poussant au loin leurs reconnaissances, eurent quelques petits engagements avec celles que l'ennemi faisait de son côté pour réquisitionner dans les villages, aussi bien que pour chercher à pénétrer le but des dispositions qu'il nous voyait prendre.