LIVRE DEUXIEME. — JOSNES
avaient repassé le ravin, et les 75" et 76* régiments prussiens, qui étaient les plus engagés, durent se retirer en désordre et complètement battus, laissant le champ de bataille jonché de leurs morts et de leurs blessés. On trouva le lendemain, dans toutes les fermes des environs, tous ceux de ces derniers qui avaient pu s'y traîner. Le succès à l'aile droite était donc complet , et l'amiral couchait sur les positions qu'il s'était choisies.
COMBAT DE VILLEJOUAN.
Le général en chef rentrait de cette partie du. champ de bataille, sur laquelle l'acharnement de la lutte et l'importance des positions avaient concentré son attention, lorsqu'il apprit ce qui venait de se passer au centre. L'ennemi avait appuyé le mouvement de son aile gauche sur Tavers par une attaque de front, et à quatre heures, tandis que la canonnade engagée depuis le matin du côté du 2V corps, redoublait d'intensité, la 2* division du 17" corps était assaillie à Villorceau et à Villemarceau. Une forte colonne d'infanterie s'avança alors sur Villejouan, où elle culbuta le 51% qui dut se retirer en désordre ; la deuxième ligne, prise à revers par les feux de l'artillerie ennemie, recula de son côté, et, sans quelques compagnies du 48' de marche et des chasseurs à pied qui, déployées en tirailleurs, firent bonne contenance au delà d'Origny, ce mouvement rétrograde eût dégénéré en déroute. La 2" division tout entière, après avoir abandonné Origny, se trouvait à neuf heures du soir à hauteur de Josnes, tandis que la troisième division s'était maintenue à Ourcelles.