‹ Campagne de 1870-1871Chapitre 69 sur 207 · CHAPITRE \II · texte numérisé non relu

CHAPITRE \II

Opérations des Allemands sur la rivière de l'Eure jusqu'à l'éiacuation d'Evreiix. — Rencontres de Gondé-sur-Vègrc (17 octobre) etd'Orgerus (IS octobre). — Combat d'.Artenay (10 octobre). — Marcbe du général de U'ittich et du prince Albert (père) sur Chartres et Dreux. — Héroïque défense de Chàteaudun (18 octobre). — Occupation de Chartres (20 octobve]. — Combat d'avant- postes à Chérisy. — Rencontre de Marville et catastrophe des Cinq-Chênes (24 octobre). — Occupation de Dreux (25 octobre). — Reconnaissance des Prussiens sur Anet (26 octobre). — Rencontre d'Ivry-ia-Bataille. — Rencontre et incendie de Bréval. — Embuscade à Donnières (31 octobre). — Rencontres de Boissy-Mauvoisin et de Ménerville (3 novembre) . — Embuscades à Dreux (31 octobre, 5 et 7 novembre). — Rencontre de Boncourt (7 novembre). — Rencontres de Bu, de la Belle-Côte, de Boissy-Mauvoisin et de Gilles (14 novembre). — Alarche du grand-duc de Alecklembourg sur Chartres et Dreux. — Combats d'Imbermais, de Dreux et de Berchères-sur- Vègre. — Rencontres de Gilles et de Châteauneuf (17 novembre). — Combats de Torçay, d'Ardellcs et de Digny. — Retraite des corps d'Eure-et-Avre et de Senonchcs. — Rencontres de Saint-Remi-sur-Avrc, de Marcilly-sur-Eure et de Gilles (18 novembre) . — Rencontres de Saint-Ouen-de-Marchefroy, de Aîarcillysur-Eure et de Verneuil. — Reconnaissance des Prussiens sur Evreux et évacuation de cette ville (19 novembre). — Marche du grand-duc de Mecklembourg sur Xogent-ie-Rotrou.

Sur la rive gauche de la Seine, nous avons laissé les petits corps de Dreux et du camp d'Hécourt en observation devant le général de Rheinbaben, qui se tenait en communication vers Houdan avec la 6' division de cavalerie. Les patrouilles de ces deux divisions ne cessaient de sillonner le pays. Le 17 octobre, les hussards du 3' régiment, partis de Rambouillet, allaient en reconnaissance dans la direction de Condé- sur- Vègre, lorsqu'ils essuyèrent dans les bois des coups de feu dont un de leurs officiers fut atteint. Le lendemain, les éclaireurs de la brigade de Barby, partis de Neauphle-le-Château,

s'avançaient jusqu'à Houdan. Au retour de cette reconnaissance, ils tombèrent, aux abords d'Orgerus, dans une embuscade où fut blessé un uhlan hanovrien. Dès que la présence de ces cavaliers avait été signalée à Dreux, la nouvelle y avait causé un certain émoi; dans cette alerte le lieutenant-colonel de Beaurepaire périt malheureuseriient ; en voulant observer les mouvements de l'ennemi , il tomba du baut de la cbapelle funéraire des princes d'Orléans, et se tua dans sa chute \

Il nous faut maintenant remonter la rivière de l'Eure , afln de suivre les événements qui s'accomplirent à cette époque sur les confins du département d'Eure-et-Loir, et d'embrasser ainsi l'ensemble de la situation militaire. A la suite de l'entreprise de la 4" division de cavalerie du prince Albert f^père) sur la ligne d'Orléans et de la rencontre de Toury, le grand quartier de Versailles résolut d'écraser le noyau de notre armée de la Loire : il dirigea contre Orléans le général baron de Tann-Rathsambausen avec le T"^ corps bavarois, la 22" division d'infanterie (général-lieutenant de Wittich) et la 2* division de cavalerie (général-lieutenant comte de Stolberg- Wernigerode). Parti le 8 octobre des environs d'Etampos, le général de Tann s'avança à travers la Bcauce sans rencontrer d'autre obstacle que la présence de quelques corps francs, parmi lesquels il faut citer les Partisans du Gers (capitaine d'Asies du Faur\ qui lui opposèrent à Angerville la plus énergique résistance. L'issue malheureuse du combat d'Artenay (10 octobre) entraîna le lendemain la perte

' V. Récits historiques de la garde mobile du Calvados. C;ien.

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