‹ Campagne de 1870Chapitre 1 sur 41 · REIMS, SEDAN · texte numérisé non relu

REIMS, SEDAN

LE 7e CORPS DE L’ARMÉE DU RHIN

Il y a près de deux ans que la guerre avec l’Allemagne est terminée ; il y a vingt mois que les traités de paix sont signés.

Assurément, le temps n’a effacé de notre mémoire aucun des souvenirs de cette campagne, une des pages les plus douloureuses de l’Histoire de France; mais, en nous éloignant du passé, il a rendu à nos esprits irrités le calme et la saine appréciation des événements, et nous pouvons aujourd’hui, sûr de notre impartialité, essayer de retracer les phases que nous avons traversées dans cette lutte.

Grande, mais pénible, sera la tâche de celui qui entreprendra d’écrire l’histoire complète de

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ce drame, à la fois terrible et complexe, dont l’action commence à Wissembourg, se poursuit à Reichshoffen, à Sedan, à Strasbourg, à Metz, à Paris, au delà de la Loire, dans le Nord, dans l’Est, et dont la capitulation de Paris forme le dernier et navrant tableau.

Aussi avons-nous pensé que ceux qui avaient gardé fidèle mémoire des événements auxquels ils ont été mêlés, devaient à l’Histoire leur tribut de renseignements.

Tel est le sentiment qui nous a dicté ces quelques pages.

Nous avons voulu, comme soldat du 7e corps de l’armée du Rhin, raconter ses travaux, ses luttes, faire le récit de la marche « oscillatoire » de notre armée sur Sedan, de la catastrophe du 1er septembre et de la capitulation du 2.

Un coup d’œil rapide sur la question politique nous conduira au jour de la déclaration de la guerre.

Nous assisterons à la réunion tumultueuse et à l’éparpillement des armées de la France le long de ses frontières, puis nous rallierons le 7° corps à Relfort, où nous retrouverons cette imprévoyance qui présida à l’organisation de nos armées.

Notre temps s’y partagera entre les angoisses

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