Èlal-major prussien, lome IV, p
«t risIe-sur-Serein ; mais, dès le 30, les circonstances se modifiaient de nouveau et Zastrow s'arrêtait sur TAnnançon, en attendant que Ton eût pu établir nettement si notre offensive était dirigée le long du Loing ou de la Saône.
Ces incertitudes du général de Moltke, ces contre-ordres multiples montrent assez les difficultés de la situation des Allemands, malgré tant de succès inouïs. Délicate sur la Loire, elle Tétait beaucoup plus dans TEst, où le général V. Werder voyait confusément se former devant lui une armée dont il ignorait la provenance et la force. Dès le 22 décembre, la garnison d'Auxonne montrait une activité crois- ^sante; un détachement français apparaissait à Kougemont, au nord de Baume-les-Dames. La posisibilité d'un mouvement offensif dans la vallée de la Saône était admise par le général de Moltke, qui recommandait à Werder de se retirer au besoin sur Chaumont, de façon à être recueilli par la brigade V. der Goltz et le VIP corps *.
Puis les nouvelles s'aggravèrent. On saisissait près de Marnay la lettre d'une enfant, qui annonçait de Lons-le- Saulnier à ses parents qu'elle ne pourrait aller les voir lors des fêtes de Noël, la circulation privée étant suspendue sur les voies ferrées. Elle ajoutait que Besançon était « plein de soldats» (23 décembre). Le 24, le représentant de TAUemagne du Nord en Suisse, le général Rôder, confirmait ce renseignement d'une façon précise. 11 faisait connaître que la ligne de Lyon à Besançon, par Lons-le-Saulnier , était depuis le 23 réservée aux transports militaires. Werder en rendit compte à Tétat-major du Roi ; celui-ci parut y attacher peu d'importance, et répondit que les troupes attendues à Besançon étaient certainement des mobilisés. Cependant il prévit le cas où Zastrow serait appelé à soutenir Werder. Mais, comme nous Favons vu, le gros du VIP corps était encore autour d'Auxerre, avec un fort détachement réparti entre Nuits-sous-Ravières, Ravières et CbâtîUon-sur-Seine*.