Beauquier, p
2. Beauquier, p. 75. D*après le môme auteur, neuf communes de Tarrondissement de Montbéliard contractèrent un abonnement avec le commandant de place prussien, pour éviter ses réquisitions. L'inventeur de cette combinaison, maire de Montbéliard, y puisa une popularité durable.
fou? Telle est Topinion de Grévy et la mienne. Est-il incapable ou coupable? Faut-il le juger?. . • . » , écrivait M. Ordinaire (16 octobre) ^
Pourtant ces attaques n'eurent aucune suite immédiate. Gambetta , accouru de Tours à Besançon pour juger de la situation, maintînt Cambriels dans son commandement, mais les accusations portées contre le général laissèrent leur trace dans Tesprit du délégué à la Guerre, M. de Freycinet ; sa correspondance en fait foi. Cambriels se vit forcé de lui rappeler (21 octobre) qu'il avait trouvé en arrivant à Belfort «des bataillons de mobiles mal armés, sans munitions de réserve, sans campement, sans organisation, sans chefs ^ sans instrucr tion, sans discipline. C'était le chaos.
« . . . . Entreprendre avec ces bandes une opération sérieuse, considérable, c'est s'exposer à un vrai désastre.
« Si vous comptez sur cette armée de l'Est qui, en ce moment, est à l'état naissant, laissez-la s'organiser, s'habiller, se chausser, se discipliner surtout, et alors, quand le moment sera venu, et j'use toute mon énergie à faire vite, je me mettrai en mouvement et tomberai sur la ligne d'opérations de l'ennemi. ... * »
Ainsi, dans l'est de la France comme ailleurs, les difficultés commençaient entre la Délégation qui voulait à tout prix qu'on agît, sans tenir compte des circonstances, et nos généraux qui, désorientés par cette guerre nouvelle, par ces troupes improvisées, étaient souvent tentés de s'exagérer les difficultés de l'action. Ces tendances en sens inverse persistèrent jusqu'à la fin de la guerre et ne contribuèrent pas pour peu à l'inutilité de nos eflforts.
D'ailleurs, à ce moment même, un nouvel élément de désunion survenait dans la personne de Garibaldi.
1. M. Albert Grévy donna sa démission quelques jours après, lors de la venue de Gambetta. Il est à croire que le maintien du général Cambriels dans son commandement ne fut pas étranger à sa décision.