Télégramme du 6, t'^SO soir
l'armée se dbeobe vers l'est. 203
ïïients sans importance. Les 24% 20* et 18® corps appuyaient vers Test, sous la protection de la 1" division du 18^ corps, qui restait en position, face àVesoul et allait ensuite s'établir en deuxième ligne. L'armée avait à peine gagné quelques kilomètres \
De même, le 7 janvier fut à peu près perdu pour nos troupes, qui conservèrent la plupart de leurs emplacements du 6. La principale raison de cet arrêt, si grave par ses conséquences, était la difficulté toujours croissante des ravitaillements. Le soir du 7, Bourbaki télégraphiait à l'intendant en chef Friant, resté à Besançon, de multiplier ses réquisitions de voitures et de réunir autant d'approvisionnements que possible. Les vivres vont faire défaut, ajoutait -il, si les convois ne sont pas plus nombreux. Déjà un ordre général prescrivait, à défaut de pain, la distribution de 500 grammes de farine ou de 350 grammes de viande; il autorisait la substitution de 200 grammes de vian:le aux « petits vivres » de campagne.
Les retards survenus dans le mouvement de Bourbaki inquiétaient fort M. de Freycinet, avec trop de raison. Il insistait sur la nécessité de se hâter, faisant remarquer que la famine menaçait Paris, que les renforts venant de l'ouest finiraient par assurer aux Allemands la supériorité du nombre, et qu'enfin ceux-ci marchaient à une allure au moins double
1. L'ordre de mouveraeat, pour le 6, parvenait à midi seulement à la S4« division du 18« corps. Suivie de la réserve d'artillerie, du bataillon du 49® de marche et de ses convois, elle se dirigeait par Grandvelle, Fondremant, Hyet sur la route !de Besançon à Vesoul et s'ijtablissait dans les positions occupées jusqu'alors par le 20^ coT'ps ^i brigade au Magnoay, au bois de la Bouloy, à la ferme de Ronvaux ; i brigade en arrière des bois du Grand-Buisson et de Fllain). La réserve d*artillet*ie et le 49^ de marche allaient à (Juenoclie.
La brigade légère de la division de cavalerie occupait, jusqu'à la nuit, Noidaux-le-Ferroux, Raye et Clans, puis Grandvelle et Rosay. La brigade de cuirassiers et de dragons cantonnait à Pennesières, après s'être arrêtée à Mailley jusqu'à 3 lieures.
La »• division, tout en gnrdanl jusqu'à la nuit ses positions vers la ferme des Évéques, se portait sur Mailley, où elle relovait lu i^e division. Enfin, celle-ci allait s'établir à Authoison et Courboux ; le quartier général du i8« corps était à Pennesiéres.
Le 20« corps passait la nuit vers Villers Pater et Moutbozon ; le 24®,. vers Rougemout, Monfermey, Mérandaus, Puessans, Huanne, Rillans, Tournans, Trouvans; la réserve générale, à Loulans, Vieilles-Granges et Trailié-Fontaine.
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de la nôtre ^ A deux reprises, le 7 janvier, il revenait sur Tutilité de diriger Cremer versLangres, afin découper les renforts ennemis qui affluaient de l'ouest'. Mais il ne manifestait encore aucune inquiétude pour Dijon et surtout pour les propres communications de Bourbaki, qui allaient être si promptenient menacées^.
A part une escarmouche à Vellefaux entre une reconnaissance du 5* dragons de marche et les Badois, ainsi qu'une canonnade de courte durée dirigée d'Esprels (14* batterie du 13® régiment) sur Moimay, la journée du 7 se passait sans incident.
Le 8, Bourbaki adressait à Chanzy, alors au Mans, un télégramme résumant la situation de son armée et ses projets. Son quartier général était à Montbozon; il y resterait le 9* avec celui du 18* corps ; ceux des 20^ et 24** seraient à Rougemont et à Cuse. Le 15* corps se dirigeait par voie ferrée sur Clei-val ; Tune de ses brigades serait détachée à Blamont, menaçant Montbélîard par le sud-ouest; le reste marcherait de Clerval sur Fontenelle pour former l'extrême gauche de l'armée, c II peut se faire, ajoutait Bourbaki, que ' notre première rencontre sérieuse ait lieu à Villersexel. Quels que soient les moyens employés, je me propose, une fois Belfort débloqué, de me porter sur les communications
de l'ennemi » Ses mouvements avaient été retardés par
la difficulté du ravitaillement , qui croissait à mesure qu'on s'éloignait des voies ferrées. Il savait que Frédéric -Charles n'occupait plus Orléans*, qu'il détachait vers l'est des forces considérables. Aussi avait-il demandé au général de Pointe