Lôhlein, ouvrage cité
2. Cremer et PouUet, ouvrage cité. D'après ces auteurs, Garibaldi aurait promis au colonel PouUet do retarder Tattaque jusqu'au 29.
TENTATIVE DE GARIBALDI SUli DIJON. 51
rOuche, pour garder le flanc droit et la ligne de retraite de Garibaldi. On se rappelle que Werder avait dirigé sur Saint- Seine une reconnaissance sous les ordres du général v. Degenfeld (3 bataillons, 3 escadrons, 1 batterie). Elle traversait Darois, puis se rabattait vers TOuche par Prénois et Pasques. Son approche fut signalée à Garibaldi qui porta les brigades Menotti et Ricciotti, environ 6,000 hommes, sur le village de Pasques ; elles Tenlevèrent avec entrain à Tavant-garde de Degenfeld (vers midi). Puis, elles abordèrent Prénois, suivies de la brigade Delpech en réserve, et s'en emparèrent également (4 heures). Devant cet incident imprévu, Degenfeld s'était Borné à revenir sur ses pas. Il alla s'établir à Talant en cantonnements d'alarme, après avoir été renforcé d'un bataillon.
Dans l'intervalle, Garibaldi rassemblait ses troupes entre Prénois et Talant. Vers 6 heures, il les formait en colonne serrée et les mettait en marche sur Dijon, par la route. Elles avaient la baïonnette au canon ; la consigne était de ne pas tirer un coup de feu. Un bataillon allemand venait de s'établir en avant-postes à Hauteville, quand, en pleine nuit et par une pluie battante, il fut abordé par les Garibaldiens, culbuté et rejeté en désordre sur Daix, où un deuxième bataillon le recueillit \ Tous deux dirigèrent sur notre colonne des feux de salve de quatre rangs, dont l'effet moral, surtout, fut très grand. Pourtant les Garibaldiens revinrent plusieurs fois à la charge, laissant des morts jusqu'à huit pas des rangs ennemis. Mais un incident, un cri peut-être, amena tout à coup une panique. Une grande partie de la colonne se débanda et, avant dix heures, la retraite était générale*.
Garibaldi n'avait fait que devancer Werder. Celui-ci comptait diriger, le 27, une attaque enveloppante contre l'armée des Vosges. La colonne Keller devait l'aborder de flanc en venant de Messigny, afin de la rejeter sur les escarpements qui dominent l'Ouche an nord.
1. Cette affaire, comme la plupart de celles auxquelles prit part Tarmoe des Vosges, a été singulièrement embellie par Bordone.