Lôhlein, ouvrage cité
Au premier bruit du combat de Hauteville, tout le XIV* corps prit les armes ; les trains se rassemblèrent à Test de Dijon, où Tagitatîon était extrême. Mais la retraite de Tarmée des Vosges fut bientôt constatée, et Werder prit le parti que dictaient les circonstances : celui de Técraser en gardant la défensive sur la route de Lyon *.
Le 27, les brigades Menotti et Ricciotti se ralliaient à Lantenay, puis marchaient sur Arnay-le-Duc et Bligny-sur- Ouche, couvertes par Delpech et Bossak. Vers 10 heures du matin, la brigade Delpech fut attaquée dans Pasques et assez rapidement délogée. Lantenay et Fleury-sur-Ouche furent enlevées de même avant la nuit ; la petite armée dfe Garibaldi, complètement désorganisée, s'éparpillait vers le sudouest; les bataillons de mobiles, à peu près seuls, gardaient quelque discipline. Sur ces entrefaites, Werder reçut un télégramme annonçant que plusieurs milliers de francs-tireui's et d'habitants armés, soutenus par la garnison de Langres, tenaient investie la garnison de Châtillon. On réclamait instamment des renforts pour la ligne d'étapes de la II* armée. Ces nouvelles, fort exagérées , l'amenèrent à diriger aussitôt sur Châtillon (28 novembre) le général v. der Goltz avec les troupes prussiennes du XIV* corps. La brigade Keller, renforcée de quatre escadrons et trois batteries, reçut l'ordre de poursuivre Garibaldi ; elle serait couverte sur son flanc gauche par une colonne latérale (3 bataillons, 2 escadrons, 2 batteries) qui suivrait la vallée de l'Ouche (29 novembre).
Cependant la déroute de l'armée des Vosges continuait. Tandis qu'une faible partie des brigades Delpech et Ricciotti protégeait la retraite, Garibaldi et son état-major gagnaient précipitamment Autun (30 novembre), dans un train de wagonnets à charbon. L'ordre était même donné d'évacuer la ville dès le lendemain, par voie ferrée, et le général faisait commander un train spécial pour le 1*' décembre, à 5 heures du matin, dans la prévision d'une retraite sur le Creuset*.