‹ Campagne de l'est en 1870-1871Chapitre 53 sur 165 · i«' bataillon de la V^ légion et 4« légion · texte numérisé non relu

i«' bataillon de la V^ légion et 4« légion

3. Ne recevant aucun avis de Cremer, il rentra à Saint-Jean-de-Losne le 19 et partit pour Dole le 30 (Dumazet). Les Allemands eurent vent des mouvements de Bourras et do Pellissier, ce qui contribua à leur faire détacher deux bataillons à Agencourt, au moment de Tatlaque générale do Nuits (Eunz).

88 NUITS, YILLEBSEXEL.

sinon de reprendre aussitôt Toffensive, comme Tavait d'abord voulu le général, du moins de se maintenir énergiquement à Beaune. Toutefois, Cremer n'avait pas cessé de redouter un mouvement de Tennemi par la vallée de TOuche. Craignant pour ses communications avec Garibaldi, peut-être pour ses derrières, il crut devoir se replier encore plus au sud*. Dans la matinée du 19, il ramenait à Beaune le 57® de marche et dirigeait sur Chagny, sous les ordres du colonel PouUet, le reste de ses troupes, à l'exception de deux batteries de montagne qu'il laissait à Beaune. Ce mouvement s'effectuait le jour même, par voie ferrée, non sans incidents. Le chef de bataillon Valentin, qui commandait la 1'* légion du Rhône, était à peine arrivé à Chagny qu'il en repartait pour Villefranche avec ses mobilisés, en dépit des ordres formels du colonel PouUet. Les liens de la discipline étaient si fort relâchés dans ces temps malheureux qu'on eut la faiblesse de ne pas faire arrêter ce déserteur. Bien plus, on le nomma au commandement de la 1" légion '•

Garibaldi s'était rendu à Chagny le 19 décembre, et la brigade Bossak avait débarqué à Beaune, précédant une partie des troupes de Menotti et de Delpech. A l'annonce des intentions de Cremer , Garibaldi rentra le jour même à Autun.

Cependant notre retraite sur Chagny provoquait une vive

1. « Lg. général Cremer et Bossak prient demander au général Garibaldi s'ils * doivent l'attendre à Beaune ou retourner à Chagny. Le général Cremer est

d'avis qu'il vaudrait mieux se concentrer à Chagny. Des renseignements sérieux lui font croire à un mouvement de l'ennemi dans la vallée de l'Ouclie. » (Télégramme reçu par M. de la Taille à Chagny, le 19 décembre à 11^65 du matin* Enquête, tome III, p. 191.)

Cette dépêche est en contradiction avec la suivante, que Cremer avait envoyée à Garibaldi, le 18 à iii^ôo soir : o Je reçois vos officiers d'ordonnance; si "VOUS m'appuyez sérieusement, avec les renforts qui me viennent de Lyon, demain je reprends l'offensive » (Bordone).

Un peu plus tard (le 19, à 8*»36 du matin), le capitaine Fontana, de Tétatmajor de Garibaldi, lui télégraphiait de Beaune: « Le général Cremer continue^ sans être inquiété, sa marche sur Chagny; il me charge de vous en informer; on va arrêter le mouvement de Menolti qui devient inutile » (Bordone).

On voit par quelles incertitudes passa Cremer du 18 au 19.

2. Le colonel Valentin renouvela cet acte d'indiscipline pendant la retraite de Bourltaki. Il fut destitué le 6 février.

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