‹ Campagne de l'est en 1870-1871Chapitre 72 sur 165 · PROJET DE MOUVEMENT SUR MONTAROIS · texte numérisé non relu

PROJET DE MOUVEMENT SUR MONTAROIS

Nouveau projet de marehe fur Montargli. — Retraite de Ohanij sur le Maoï. — Bitaatiou an 17 déeembre. — Mise en mouTement des troapes.

Nous avons vu que Bourbaki jugeait nécessaire d'arrêter, dès le 13 décembre, sa démonstration sur Vierzon et de se retirer jusqu'à Saint -Amand. Contre toute vraisemblance, il s'eflforçait de démontrer à Gambetta (13 décembre, 5 heures et demie du soir), que Bourges ne cesserait pas d'être couvert après notre retraite sur Saint-Aroand. Il faisait valoir le danger de ses positions actuelles. Ses trois corps d'armée avaient l'Yèvre à dos ; à l'en croire, le moindre échec pourrait amener un désastre et la perte de Bourges. Il ne demandait pas à porter la totalité de ses forces à Saint-Amand. II désirait seulement les cantonner dans cette direction, entre le Cher et le canal du Berry. Il ferait occuper les passages de l'Yèvre à Test et à Touest de Bourges, de façon à couvrir cette ville. « Se placer en avant de Bourges, c'est compromettre la ville et l'armée ; se placer en arrière, c'est assurer le repos et la défense sérieuse de l'une et de l'autre. » Il demandait encore au ministre de le remplacer s'il persistait dans ses intentions. Fuis, sur de nouvelles instances de Gambetta, il télégraphiait (8 heures et demie du soir) que si, dans deux heures, il n'avait pas reçu des ordres positifs, il commencerait l'exécution d'un mouvement sur Saint- Amand. En réponse, Gambetta l'invitait, le soir même, à laisser les choses en Tétat et à se rendre auprès de lui à Bourges, dès que faire se pourrait. En eflfet, Bourbaki se rendit à Bourges, le 14, et obtint enfin du ministre Tautorisation de passer au sud de l'Yèvre, pour s'y réorganiser*. M. de Freycinet en fut aussitôt informé, mais, pour lui,

1, D'Ëichthal, p. 166.

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