‹ Campagne de l'est en 1870-1871Chapitre 81 sur 165 · Enquête, lome IV, p · texte numérisé non relu

Enquête, lome IV, p

2. Quoique ce jeune ingénieur fût simplement attaché au cabinet du Délégué, il jouait le rôle d'une sorte de confident. Gambetta et M. de Freycinet lui confièrent à plusieurs reprises d'importantes missions auprès des généraux d'Âurelle, Garibaldi, Bourbaki. U resta près de ce dernier pondant toute la campagne de TEst, et no le quitta qu'à Besançon, peu avant sa tentative de suicide.

3. Â ce moment, l'armée des Vosges ne comptait que 16,000 hommes avec 3 batteries {Enquête, tome VI, p. 273, déposition Bordone). D'après un télégramme de Bordone à Garibaldi, l'entente avec MM. de Freycinet et de Serres aurait été complète à la date du 17 décembre.

ADOPTION d'un projet d'eXPÉDITION DANS l'eST. 135

au 10 janvier la date extrême de la résistance de la grande ville. Le général Trochu laissait entrevoir une date plus éloignée, que des informations particulières portaient au milieu de février. « On avait donc devant soi une période assez courte pour n'en rien perdre, mais assez longue pour tenter une opération de longue haleine V » Partout ailleurs que dans le Nord, autour du Mans et de Bourges, il n'y avait que des noyaux de troupes en formation, incapables d'un effort sérieux. Il ne fallait songer, pour l'instant, à prendre l'offensive ni avec l'armée de Chanzy, ni même avec celle de Faidherbe. La première venait d'être éprouvée par une série ininterrompue de combats indécis ou malheureux, la seconde était numériquement trop faible. Seule la 1'* armée possédait les ressources nécessaires. Elle avait beaucoup souffert, il est vrai, mais depuis les premiers jours de décembre le ministère de la guerre avait comblé une grande partie de ses vides. Des renforts lui avaient été envoyés, notamment des batteries ; les fuyards avaient rejoint. Le 18 décembre, ses trois corps représentaient un effectif de 100,000 hommes avec 300 bouches à feu *.

C'est la masse ainsi constituée que Gambetta prescrivait à Bourbaki de porter sur Montargis et Fontainebleau*. En même temps Garibaldi , Cremer et Bressolles auraient agi de concert dans la direction de Dijon et de Gray, pour faire lever le siège de Belfort et opérer une diversion.

Le projet de mouvement sur Montargis n'avait pas été admis par Bourbaki sans une certaine répugnance. Il savait les Allemands à Chaumont, à Châtillon -sur-Seine, à Auxerre, dans un rayon assez rapproché pour qu'ils pussent menacer sa ligne de retraite*. M.- de Freycinet, moins disposé encore

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