‹ Campagne de l'est en 1870-1871Chapitre 90 sur 165 · LE COMMANDEMENT DE L' ARMEE · texte numérisé non relu

LE COMMANDEMENT DE L' ARMEE

rinstallation, près du général, d'un personnage énigmatîque dont les fonctions, peu définies, consistaient en une surveillance mal déguisée. ...» Ce personnage, M. de Serres, ne cachait pas assez les vues que, comme M. de Freycinet, il avait sur le général Billot au détriment du général en chef. « On disait tout bas dans Tarmée que le Gouvernement avait peu de confiance en Bourbaki et que M. de Serres avait sa révocation en poche \ »

Enfin, une autre cause devait contribuer puissamment à affaiblir Faction du général en chef. Le lieutenant-colonel Leperche, son aide de camp, usurpa près de lui les plus importantes attributions d'un chef d'état-major, aux dépens du général Borel. Les choses allèrent si loin que ce dernier n'assista plus aux conseils de guerre et que les ordres de mouvement lui arrivèrent tout rédigés ^ Cet effacement imposé ^u chef d'état-major général ne pouvait manquer d'avoir les plus fâcheuses conséquences.

On voit combien la direction suprême de nos opérations était faiblement assurée. C'est dans ces conditions que la P* armée allait tenter une entreprise dont les risques dépassaient encore les résultats possibles, si grands qu'ils fussent.

1. Bordone, p. 254. Bordone assure Tavoir entendu de la bouche même de M. de Serres.

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