CHAPITRE XXIX
RETRAITE DE l'aRMÉE
Etat moral de la 3« année. — La poursuite. — Retraite dn 16^ corps. — Évacnation du camp de Conlie. — Retraite du 21« corps. — Ordres de Ghanzy pour le 14.— Nouveaux ordres. — La journée dn 14. — Combat de Beaumont. — Combats de Longue et de ChassiUé.
Pour la 2* armée de la Loire, la journée du 13 janvier commençait dans les pires conditions. Nos troupes, entièrement démoralisées, presque toutes en complet désarroi, couvraient les routes qui rayonnent du Mans vers le nord et Touest. Heureusement l'ennemi fut lent à nous poursuivre. Le 12 janvier, Frédéric-Charles avait reçu, à 11 heures et demie du matin seulement, un compte rendu daté de Ruaudin, le 1 1 à 7 heures et demie, et faisant connaître la situation sur le front du X* corps. Aucune allusion n'était faite à l'incident de la Tuilerie. Aussi, en raison de l'épuisement général, le prince crut-il d'abord nécessaire d'attendre au 14 janvier pour l'action décisive qu'il prévoyait en avant du Mans. Le 13 on se bornerait à reconnaître les positions de Chanzy.
C'est d'après ces considérations que furent arrêtés ses premiers ordres (4 heures du soir) à Saint-Hubert. Mais avant qu'ils fussent communiqués aux troupes, la situation se modifiait entièrement et il en suspendait l'envoi. C'est à 8 heures du soir seulement qu'il apprit au château d'Ardenay la prise du Mans\