‹ Campagne de la Loire en 1870-1871Chapitre 128 sur 185 · De Freycinel, la Guerre en province, p · texte numérisé non relu

De Freycinel, la Guerre en province, p

droite. Chemin faisant, il détruirait les moyens de communication de l'ennemi et notamment la voie de Montereau à Châtillon-sur-Seine \

Même s'il avait pu être exécuté, ce mouvement eût été tardif, car l'armée allemande du Sud allait être le 17 janvier entre Dijon et Langres. D'ailleurs le 25" corps n'était point en état d'entrer en campagne; la moitié de son infanterie n'avait pas encore rejoint; cavalerie, services administratifs, ambulances, convois, tout cela lui manquait. Il n'avait même pas encore d'états-majors régulièrement constitués; ni la cavalerie, ni les 2* et 3* division ne comptaient un seul officier général désigné.

Le général Pourcet fit connaître cet état de choses au Ministre, qui consentit, non sans difiiculté, à retarder le mouvement du corps d'armée*. A ce moment, les mauvaises nouvelles se succédaient ; Chanzy était battu au Mans et avait peine à arrêter sa retraite sur la Mayenne ; Bourbaki échouait devant les lignes de la Lisaine et se retirait sur Besançon ; après une campagne longtemps restée indécise, Faidherbe était entièrement défait à Saint-Quentin ; enfin les bruits les plus inquiétants arrivaient de Paris. De là, sans doute, la situation d'esprit révélée par les ordres et les contre-ordres qui se succédèrent presque journellement pour le 25* corps dans la seconde moitié de janvier '. Le Ministre dirigea d'abord sur Blois un détachement du 25* corps, dans le but de

1. Voir le texte de ce télégramme dans Touvrage de Pourcet, p. 8t.

2. Le 14 janvier, il télégraphiait à Pourcet : « Prêts ou pas prêts, il vous faudra partir le 17 courant, au matin. Les Prussiens n*attendent pas.... » Il terminait en Tinvitant à l'aviser, s'il ne pouvait partir à temps ; il aviserait lui-même.

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