‹ Campagne de la Loire en 1870-1871Chapitre 136 sur 185 · Le V« devait rester affecté à la III^ armée · texte numérisé non relu

Le V« devait rester affecté à la III^ armée

2. Ils furent particulièrement lourds pour certains corps. Le 5i« de marche, organisé à 4,200 hommes, perdit 27 officiers tués ou blessés, 8 disparius, plus de 1,000 hommes tués ou blessés, 1,100 disparus, 850 entrés aux hôpitaux.

Sur un effectif de 4,703 hommes au 27 novembre, le 49* mobiles (Orne) eut 8 officiers tués, 20 blessés, 450 sous-officiers et soldats tués, 945 blessés, 950 disparus, prisonniers ou malades aux hôpitaux.

Le 83« mobiles (Sarthe) eut 20 officiers tués, 17 blessés, i,ioo hommes tués ou blessés sur un effectif de 2,700.

Le 750 mobiles (Loir-et-Cher et Maine-et-Loire) eut 7 officiers tués, 30 blessés, 352 hommes tués et 873 blessés.

l'armistice. 363

duîre au résultat cherché. Paris avait capitulé et la France sortait mutilée de cette grande lutte, si légèrement entreprise, si follement conduite pendant plusieurs semaines, puis si vaillamment poursuivie contre tous les obstacles. Mais en dépit de sa jeunesse, malgré tout ce qui lui faisait défaut ^, la deuxième armée de la Loire avait su se faire respecter d'un ennemi accoutumé à vaincre. Au cours de cette dure campagne d'hiver, dans les combats autour du Mans, sur le Loir et surtout à Villorceau, pendant une bataille de cinq jours, elle avait, malgré des défaillances trop explicables, bien mérité de la patrie.

Quant à son digne chef, « très certainement le meilleur des généraux que les Allemands aient eu à combattre pendant cette campagne ' », son immortel honneur sera de n'avoir point désespéré, comme tant d'autres, après la défaite d'Orléans. Au lieu de déserter la lutte, ainsi que fit la 1" armée, il défendit le terrain pied à pied jusqu'au delà du Loir. Cette retraite d'Orléans au Mans, si magistrale dans sa conception, d'une exécution si difficile dans les conditions où elle fut entreprise, restera parmi les faits les plus marquants, non seulement de la guerre de 1870-1871, mais aussi de notre histoire militaire tout entière. Elle fait que le nom de Chanzy mérite d'être associé à ceux de Denfert-Rochereau, de Faidherbe, de M. de Freycinet et de Gambetta dans l'œuvre de la défense nationale en province. Elle lui assurera toujours une place d'honneur parmi nos généraux de même que dans les rangs de nos plus dévoués patriotes.

1. Il y avait à Tarmëe six modèles de fusils français et onze modèles de fusils étrangers (Chanzy).

a. De MoUke, Histoire de la guerre de 1870-1871.

ANNEXE î,

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