V. der Goltz
partir ses forces en plusieurs masses, il décidait de marcher vers l'ouest avec tout ce qu'il aurait de troupes disponibles ^. Dans la matinée du 9 (10 heures et demie), il invitait le X" corps à pousser immédiatement sur Meung le détachement qui avait atteint Orléans. Quant au III*' corps et à la 1" division de cavalerie, dont la tête débouchait déjà en amont de Gien, vers Cosne, ils marcheraient aussitôt sur Orléans, en laissant un détachement seulement à Gien. Après avoir détruit les voies ferrées autour de Vierzon, la 6* division de cavalerie se mettrait en relation avec le IX* corps dans la direction de Blois, tout en explorant la vallée du Cher.
A l'Armee-Abtheilung, les circonstances s'étaient également modifiées depuis le soir du 8 décembre. Une estafette française, capturée pendant la nuit, avait laissé tomber aux mains des Allemands des copies de plusieurs ordres, démontrant que nous avions l'intention de conserver nos positions au lieu de battre en retraite, comme lé grand-duc s'y attendait. Celui-ci prescrivit (9 décembre, 7 heures du matin) que la 17^ division se rassemblerait à Messas, la 22*^ à Beaumont, la 4® division de cavalerie au nord-est. Le I" corps bavarois et la 2® division de cavalerie seraient en réserve au Grand-Châtre. Mais déjà ces ordres tardifs ne pouvaient plus être exécutés.