V. Helwig
3. La 4^ division avait été renforcée, le soir du 8, par le détachement du général v. Rauch, demeuré jusqu'alors au nord-ost du Mans (2 bataillons, 5 escadrons, i section à cheval).
BATAILLE DE VILLORCEAU. 35
20® corps avaient pris la direction du sud. Les doutes de Frédéric-Charles ne pouvaient qu'être accrus par ces contradictions apparentes*. Néanmoins, il admit comme démontré que trois ou quatre corps d'armée, au moins, opéraient leur retraite sur Vierzon et Bourges. Par suite il prescrivit au IIP corps et à la 1'* division de cavalerie de franchir la Loire le 10 décembre, à Gien ou à Châtillon, puis de marcher sur La Chapelle d'Ancillon, à travers la Sologne. Ils atteindraient ce point le 12.
Quant au IX® corps, qui suivait comme on sait la rive gauche de la Loire, parallèlement à la direction prise par le grand-duc, il se dirigerait de Blois vers Mennetou-sur-Cher, de façon à y arriver le 13. Enfin, après s'être concentré le 10 à Orléans, le X® corps marcherait sur Salbris, où il déboucherait le 13, couvert par la 6' division de cavalerie, qui aurait jusqu'alors maintenu le contact avec notre 1'* armée.
Les premières dépêches reçues du grand-duc, le soir du 8, conduisaient déjà Frédéric-Charles à hâter la concentration du X* corps ; elle était fixée au 9 décembre au lieu du 10. Mais cette modification ne devait pas être la dernière .. En effet, le 9, à dix heures du matin, survenait un télégramme du général de Moltke faisant connaître que, vu l'importance du mouvement commencé par l'Armee-Abtheilung, elle devrait être soutenue le plus tôt possible, sur la rive droite de la Loire, par une division au moins de la IP armée. Frédéric-Charles était en outre autorisé à détacher pareille force au sud du fleuve. Enfin, le roi l'invitait à prendre la direction supérieure des opérations en aval d'Orléans.
Ces nouvelles prescriptions modifiaient la situation dans un sens tout à fait défavorable à Chanzy. Elles obligeaient en effet Frédéric-Charles à reporter contre la 2® armée la masse de ses forces, sauf à abandonner le mouvement commencé vers Bourges. Jugeant même trop dangereux de ré-