V. Wittich, ouvrage cité, p
2. Ces ordres, datés du 8 janvier à 10 heures du soir, parvinrent au grandduc le 9 à 7 heures du soir (Y. der Goltz).
engagement qui dura jusqu'à la nuit, elle parvint cependant, soutenue par un bataillon d'infanterie, à repousser de Bellême les mobilisés de la Mayenne et les francs-tireurs Lipowski. Mais elle ne put s'avancer au delà. Derrière elle, des fractions de la 12® brigade, qui allaient de Senonches vers Longni, trouvaient encore ce point fortement occupé ' et se retiraient au nord-est.
Comme nous l'avons dit, la colonne Rousseau avait continué sa retraite sur le Mans, en ralliant quelques renforts envoyés par Chanzy. Dans la matinée du 9, toute la l''* division du 21* corps était réunie aux abords de Connerré, sur la route de la Ferté-Bernard et le long de la Due, petit affluent de l'Huisne dont le cours est perpendiculaire à notre ligne de retraite. La 1'® brigade occupait les hauteurs de Duneau, au nord-est de Connerré ; la 2* s'étendait de la station jusqu'à deux kilomètres sur la route de Thorigné. Enfin un bataillon du 26* de ligne tenait ce dernier point. A l'est, Cathelineau s'était retiré sur Montfort après la surprise de Vibraye, ce qui laissait la droite de Rousseau complètement à découvert.
Jaurès considérait à bon droit comme très critique la situation de ce général. Il demandait à Chanzy l'autorisation de porter sa 2* division en avant pour soutenir la !'• et, dans la journée du 9, elle occupait les emplacements suivants à l'ouest de l'Huisne : la V^ brigade, sur les hauteurs au nord-est du ruisseau des Grands-Vaux, du Petit-Chassoir au Chêne, avec ses réserves en arrière, vers les Cohernières et la Charpenterie ; la 2* brigade à cheval sur le ruisseau du Fleuret, du Chêne à Chapelle-Saint-Remy, avec ses réserves de la Maison-Neuve à l'Aigionnière V Dans ces positions, la
1. État-major prussien. Nous n*avion9 pourtant ni troupes régulières, ni mobilisés dans cette direction. Les mobilisés de la Mayenne et le corps Lipowslii 8*étii6nt retirés de Bellôme vers Alençon.
8. Le 59^ de marche à la droite près des fermes de Petit-Cavet (?); le 9« bataillon dMnfanterie de marine et les francs-tireurs du Mans au château de Gouléon et à Touest ; le 8« bataillon de TOrne, les S<> et 4» de TOrne à Saint- Remy ; le 1«' de TOrne et le bataillon du 41 « de ligne en réserve au château de Courvalain. Les mobilisés de la Sarlhe (3^ et 4« bataillons) et rartillerie en arrière (Des Moulis, ouvrage cité).
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2* division du 21* corps couvrait Montfort et Lombron, tout en se reliant à la gauche de Rousseau. Plus à l'ouest, la 3* division avait sa 1'* brigade à Savigné-rÉvêque, sur la route de Bonnétable, et la 2* vers la Trugalle, sur la route de Ballon. Enfin, dans la nuit du 8 au 9, la 4" division, jusqu'alors aux abords d'Yvré-l'Evêque, recevait l'ordre de porter l'une de ses brigades à Montfort et l'autre à la Belle- InutilCy à mi-chemin de Connerré et de Saint-Mars-de-la- Brière, de façon à soutenir les 1" et 2* divisions ^ Ces mouvements n'étaient pas terminés que l'ennemi attaquait le général Rousseau.
Partie vers 9 heures du château de Beauchamp, l'avantgarde de la 17* division (cinq bataillons, deux escadrons, deux batteries, une compagnie de pionniers) se heurtait à nos avant-postes presque aussitôt après avoir dépassé Sceaux. Un bataillon déployé au nord de Joudry repoussait peu à peu nos troupes' vers le Poirier, Croix-de-Fer et Merdereau. Cependant, avec le 58* de marche, le lieutenant -colonel Roux dirigeait de la Grouas un énergique retour offensif, qui réussissait. Les Allemands étaient refoulés, et ils ne se reportaient en avant qu'à la nuit, après avoir enlevé Vouvray au 3* bataillon des mobiles de l'Aube. Avec l'aide d'un second bataillon et de la colonne latérale venue du Luart, ils s'emparaient des Landes, de la Qrouas et du Coudray, en faisant une centaine de prisonniers. Heureusement ils étaient arrêtés au delà de Duneau, vers le Point-du-Jour et la Belle- Etoile ; avec quelques hommes de bonne volonté, le lieutenant-colonel Roux, le commandant Lombard et le chef d'escadrons Dubuquoy reprenaient l'oflfensive et refoulaient l'ennemi, la baïonnette dans les reins. Notre retraite pouvait alors s'effectuer sur Connerré, sous la protection de l'artillerie du général Rousseau, que la neige avait empêchée d'agir jusque-là.