‹ Campagne de la Loire en 1870-1871Chapitre 87 sur 185 · Etat-major prussien ; Chanzy dit le malin (p · texte numérisé non relu

Etat-major prussien ; Chanzy dit le malin (p

COMBAT d'aBDENAT. / 221

par des fractions du m** corps. La situation de nos troupes devenant intenable à Connerré, elles se retirèrent pendant la nuit sur Montfort et Pont-de-Gennes. Nos pertes étaient considérables : 24 tués, 98 blessés et 756 disparus ; 500 prison* niers restaient aux mains de Tennemi, qui avait perdu moins de 70 hommes. Au sud, nos fuyards allaient se jeter jusque dans les cantonnements du III* corps prussien.

Celui-ci s'était porté sur Bouloire en se couvrant vers le nord d'une colonne latérale ^ chargée de le relier au XIII* corps. Après avoir repoussé des francs-tireurs de Nuillé et de Mauguilinière, le lieutenant-colonel zu Lynar marchait sur la Belle-Inutile, c'est-à-dire vers la ligne de retraite des divisions Rousseau et Gougeard. Il ne tarda pas à se heurter contre une partie de cette dernière.

On se souvient que le général Gougeard avait reçu l'ordre de partir au petit jour pour Thorigné, avec sa 1^' brigade. Il se mit en marche à 7 heures, laissant quelques troupes à la garde du plateau d'Auvours, d'Yvré et de Champagne. A Saint-Mars-la-Brière, il était arrêté par un télégramme lui prescrivant d'occuper la Belle-Inutile, que le bataillon du 19* de ligne et les francs-tireurs de Fontainebleau venaient d'évacuer pour se porter vers Connerré.

En débouchant sur la Belle-Inutile, le bataillon du 62* de ligne, qui marchait en tête de l'avant-garde, était attaqué par la colonne zu Lynar. Celle-ci le refoulait, non sans une vive résistance, en faisant une centaine de prisonniers. Gougeard allait tenter un retour oflfensif avec ce bataillon, les mobilisés de Rennes et plusieurs pièces de montagne, quand il apprit l'arrivée à Saint-Mars-la-Brière d'une partie de la division Paris (deux bataillons des 48* et 51* de marche) fort en désordre. Ainsi Saint-Mars était directement menacé. Craignant pour ses derrières, Gougeard arrêta son mouvement et maintint sa colonne sous les armes jusqu'à minuit. A ce moment il apprenait la retraite de Rousseau sur Pont*de-Gennes et reprenait la route d'Yvré. 11 y arrivait à

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