PRÉFACE
Ecrire la campagne de Marius de parti pris, et sans autres documents que les courts récits de Plutarque, ce quepei'sonne avant nous n'a osé tenté, eût été une œuvre ingrate, stérile, et dans tous les cas en dehors du cercle restreint de nos études.
Mais un heureux hasard ayant fait tomber en nos mains l'ouvrage de M. Desjardins sur les Fosses-Mariennes (I), dont la critique (2) nous a conduit à la découverte de l'emplacement que ces Fosses occupaient et du port où elles aboutissaient, nous avons été amené, par une déduction naturelle et logique, à retrouver les monuments et les traces de cette célèbre campagne dont on ne connaissait que le dernier champ de bataille.
Nous avons pu, dès lors, préciser le lieu où le dernier camp de Marius a été établi , celui où il fut attaqué par les Barbares , la route que les deux armées ont suivie pour arriver à Aix, les deux champs de bataille d'Aixet de Fourrières, et jusqu'au lieu où fut allumé le bûcher qui consuma les dépouilles des vaincus.
Les monuments des Baux, qui ne sont pasmèm6 classés comme monuments historiques, dont Plutarque ne parle pas, mais dont il décrit si bien les personnages, nous ont à leur tour, dévoilé le secret de leur origine : quoique depuis longtemps connus du monde savant, ils ont été reproduits pour la première fois par lejournal l'Illustration, du30 avril 1864, n* 1105 ; maisM Laurent, l'auteur de ce dessin, n'avait, pas plus que les antiquaires, reconnu les personnages qu'ils représentent.
(1) Aperçu hist.f des Emb<mchures du Rhône.
(2) Les Fosses MarienneSt Marseille, Gamoin 1869, — voir aussi la critique de notre travail par M. Desjardins, BuUetin de la Société de Géographie, août 1869, tirée à part, et intitulée Rhâm et Danube.
vr
C'est Marthe, si bien dépeinte par Plutarque et par Raban-Maur, qui sur les traces desFosses-Mariennes nous les a fait reconnaître ; et on sérail tenté de croire que le moraliste de Tantiquilé , à le voir décrire si longuement Marthe et Julie qui paraissaient ui\ hors d'œuvre dans ses récits, a voulu nous donner la clef de cet énigme historique qu'eux seuls pouvaient faire comprendre.
L'analogie de ces personnages avec ceux miraculeusement arrivés de Judée, nous a conduit à son tour à l'origine de la légende des Saintes-Mariés, qu'il eût paru insensé de rechercher dans les monuments de Marius.
Devions-nous, comme quelques amis timorés nous le conseillaient, taire et cacher leur commune origine, parce que cette constatation pourrait détruire la plus antique et la plus sympathique de toutes les légendes?
Evidemment, non. « Notre silence en pareil cas, comme le dit « fort bien M. le Curé de Pertuis (1), serait une injure à la piété « des fidèles. En fait d'histoire, ajoute M. Paillon, on a toujours « le droit de demander la révision des pièces et de solliciter un « jugement contradictoire, lorsqu'il est prouvé que la cause a été « jugée avec précipitation et sur de faux exposés (2). »
Nous avons donc passé outre, laissant à cette découverte inattendue le soin de faire son chemin, sans nous inquiéter des attaques que sa divulgation pourrait nous susciter.
Nous aurions pu nous dispenser de réimprimer le chapitre premier, les Fosses-Marîennes, qu'on aurait trouvé dans notre précédente brochure ; mais nous avons cru devoir le remettre sous les yeux de nos lecteurs, parce que le port de ces Fosses est la base d'opération de la campagne de Marius , et que nous devions , pour rendi*e notre œuvre complète, mettre dans le même cadre tout ce qui pouvait éclairer le jugement de nos lecteurs.
Cette réimpression nous permettait, en outre, de rectifier quelques erreurs typographiques, des lapsus, et d'ajouter de nouvelles preuves à celles déjà fournies sur la dérivation des eaux de la Durance, sur l'insuffisance desquelles de bienveillantes critiques nous avaient été adressées.
(l) Voir aux notes.
(2j Mon.inéd,, tome 1", p. VIL
Pour les questions spéciales de cistramétation cl do stratégie, nous avons consulté un ami dont il nous Fera bien permis d'opposer l'opiilion t\ celle do nos érudits de cabinet, puisqn'avant d'avoir construit devant les Russes les deux immenses camps retranchés d'Eupatoria et de Kamicch, M.le colonel du génie Fervel avait passé une partie de sa carrière à étudier dans les Pyrénées et les Alpes les traœs de nos aticiennes guerres que ses livres et ses cartes ont si bien reproduites, et que, comme directeur des fortiûcations à Marseille depuis 1867, il s'est trouvé officiellement mêléà nos études de terrain par les projets de défense du canal Saint-Louis et par ses conférences sur le tracé du chemin de fer de Saint-Hemy à Tarascon.
Or, M. Fervel nous a ainsi formulé son opinion sur notre premier travail, opinion dont ses rapports officiels portent d ailleura le témoignage:
« Les dérivations du Rhône attribuées à Marins en pleine Ga- (3t margue ou dans son voisinage immédiat lui paraissent insen- « sées, n'en aurait-il d'autre preuve que la construction même « du canal Saint- Louis; et Marins n'avait raisonnablement à « prendre dans ces parages qu'une position qui est bien unique : « La pointe orientale des Alpines qui s'avance vers le Rhône, « c'est-à-dire le triangle Saint-Gabriel qui le reliait par eau à t sa base au golfe de Fos, Saint-Remy qui était le point d'alta- « que obligé, et les Baux qui constituaient le réduit de la posi- « tion. » Le lecteur appréciera la compétence.
Les divers épisodes de la campagne de Marins ont, depuis Plutarque, été racontés de différentes manières par de nombreux écrivains qui ne sont pas tous cités ici ; mais tous ont fait ce travail sans avoir visité le terrain , sur des renseignements erronés ou incomplets, sans se croire obligés de suivre et la lettre et l'esprit des récits de Plutarque.
A l'opposé de nos prédécesseurs, nous entrons en lice avec une parfaite connaissance des lieux : de la Camargue, que nous avons habitée cinq ans; de la ville d'Arles et de toute lu partie supérieure de la plaine, où nous avons vécu toute notre vie; d'Aix et de Pourrières où nous n'avons pas ménagé nos courses.
C'est pourquoi nous avons pu, serrant de près le texte de Plu-
vin
tarque, retrouver l'emplacement de chaque fait signalé par cet écrivain, parce qu'il n'est jamais difficile d'arracher ses secrets à la configuration du sol, qui les livre sans efibrt à qui se donne la peine de l'interroger.
Nous avons recueilli toutes les traditions, puisé à toutes les sources, et si nous avons cité souvent et avec éloge les savavUs auteurs de la Statistique , ce qui scandalise fort M. Desjardins (1 j, tandis que nous ne citons qu'une seule fois les Mémoires de VAcadémie d^AiXj et à l'occasion seulement de la légende, c'est que les uns nous ont fourni, comme ils ont fourni à M. Desjardios, nos meilleurs documents , tandis que les autres, contrairement à ce qu'affirme cet écrivain (2), et malgré la valeur des membres de cette Académie, ne contiennent aucun de ces travaux distingués , qui ne laissent aucun doute sur le véritable point oà la bataille a été livrée.
La vérité est que rien n'était moins connu que cette mémorable campagne ; que, le premier, nous avons constaté l'emplacement, l'origine et le port des Fosses-Mariennes ; les monuments des Baux, le camp de Saint-Remy et le lieu où il fut attaqué ; indiqué la route qu'ont suivie lesBarbares, le lieu par où les deux armées sont arrivées dans la plaine d'Aix , l'emplacement des champs de bataille d'Aix et de Fourrières, le chemin que suivit Marcellus pour opérer son mouvement tournant, et enfin, le lieu où Marins alluma le bûcher qui dévora les dépouilles des vaincus.
Le texte de Plutarque, réputé laconique, écourté, obscur et souvent inintelligible, est devenu soudain d'une clai'té et d*une précision remarquables. Rien n'y manque, pas môme le tableau de Marthe et de Julie , qui éclairent cette page historique d'un jour nouveau et tout à fait inattendu. ^
Il est, dès lors, facile de reconnaître que le narrateur a puisé aux meilleures sources soit orales, soit écrites ; qu'il avait sous les yeux un texte plus complet, celui de Tile-Live sans doute, dont les livres sont perdus, mais qu'il n'en a pris qu'un extrait, suffisant pour former le cadre de son tableau , sans s'inquiéter des
(1) Rh. et Dm. p. 14.
(2) im., p, 55.
détails, dont le moraliste n'avait que faire, et que le lecteur pouvait retrouver dans Thistorien.
Nous reconnaissons que ces récits sont d'une rigoureuse exactitude, et nous nous faisons un mérite de nous trouver constamment d'accord avec eux.
Il est un fait cependant sur lequel nous différons, c'est la prise au Rhône des Fosses-Mariennes, que nous prouverons être une erreur de Plutarque. Au point où nous plaçons le camp de Marins, il nous eût été aussi facile de la dériver de ce fleuve, que de la Durance. Nous savons, en effet, que le territoire de Boulbon, qui est en tête de la vallée de Tarascon, et d'oble Rhône fait irruption chaque fois qu'il inonde la plaine, n'était, dans le XIV siècle, (ju'un vaste marécage formé par d'anciens lits du fleuve, que les religieuses de l'abbaye de Sainte-Marie et de Saint- Honnorat de Tarascon desséchèrent, on faisant creuser un grand fossé d'écoulement appelé encore la Brassièrej lequel , comme tous les fossés de la plaine, porte ses eaux à Saint-Gabriel (1) . Nous aurions donc pu, si nous avions voulu suivre à la lettre le texte de Plutarque, rattacher au Rhône les Fosses-Mariennes par la Brassière de Boulbon.
Mais si cette dérivation était possible, rien ne prouve qu'elle ait été exécutée, tandis que nous avons, avec la certitude matérielle de son exécution, de nombreux documents historiques prouvant qu'elle avait son origine à la Durance.
On nous pardonnera si nous avons préféré alourdir la marche de notre récit, plutôt que de laisser sans réponse une partie des erreurs que nous avions à combattre dans les deux ouvrages de M. Desjardins, Notice historique et Rhône et Danube, qui sous le couvert du maréchal Vaillant , auraient été acceptées comme faits incontestables; mais on comprendra que nous ne puissions nous attarder à les relever toutes, pas plus qu'il ne nous parait couvenable de répondre aux personnalités qui nous ont été adressées, comme à tous les estimables ërudits de province.
Il en est une, néanmoins sur laquelle nous ne pouvons nous taire, notre silence pouvant faire supposer que la leçon de mo-
0) Monuments de l'église de Samte-Marthe^ p. 101.
destie que M. Desjardins nous donne était réellement méritée : Notre première brochure [les Fosses-Mariennes) portait pour épigraphe : Post tenebras lux , devise des Réformés qu^on voit aux Baux, au-dessus d'une charmante croisée de la Renaissance et que nous avions cru pouvoir rapporter, puisque, après deux siècles d'oubli, nous rendions à cette ville abandonnée son illustration première.
M. Desjardins, prenant texte de cette innocente satisfaction pour se poser en victime et nous donner l'odieux de la plus ridicule fatuité, prétend que nous aurions voulu dire qu'il était les ténè-^ bres et que nous sommes la lumière I Détestable argument, plaisanterie de mauvais goût, que cet écrivain n'aurait pas dû se permettre de peur que les mauvais plaisants ne la prennent au sérieux.
Nous ne reviendrons pas sur le canal Saint-Louis , quoique M. Desjardins nous y convie par des énormités pareilles à celles des Fosses-Mariennes , ce savant écrivain , aussi bien que la compagnie dont il prend la défense, nous donnant raison sur les deux questions principales :
M. Desjardins, en reconnaissant que le golfe de Pos sera pro^ chainement envasé^ si on ne détourne pas les apports du Rhône (1 ) .
La Compagnie , en publiant un mémoire intitulé : Canal de Saint-Louis j avantages généraux de cette création, signé H. P. Paris, Dentu 1864, dans lequel elle propose de relier par un canal nouveau , le canal de Saint-Louis au port de Bouc et à celui de Martigues, et en reconnaissant par là que le canal de Saint-Louis ne servira jamais qu'au transit, auquel suffira une population de trois mille âmes au plus ; mais que les industries sérieuses iront se fixer à Bouc et à Martigues, car les usines chômeraient la majeure partie de l'année par suite des fièvres paludéennes, dans ces terres basses, qui ne seront jamais, quoiqu'on fasse, que des marais infects.
Quant au moyen de détourner ses apports, en détournant l'estuaire du Rhône vers les Saintes-Maries, « ne serait-ce que pour m désarmer l'esprit de dénigrement qui ne sait où se prendre
(1) Rh. et Dan., p. 101.
(( pour paralyser les plus fécondes entreprises » ; au projet peu nouveau mais aussi peu pratique d'irriguer et de dessécher les 80,000 hectares de terres de la Camargue avec des machines à vapeur ; et à Téternel refrain d^assainir la Camargue et tous les marais d'Arles (ce qui est tout autre chose que d'en décupler la richesse (1), quifont écho aux prospectus de la Compagnie pour rétablissement d'une ville de 100,000 âmes devant détrôner Marseille (2) ; ce sont bruits de grelots de tambour de basque à l'adresse des actionnaires de Paris, plutôt qu'à celle des savants auxquels nous nous adressons, et ne méritent par conséquent pas une réponse.
Nous avons donc eu raison de dire dans nos Posses-Mariennes : « qu'on avait fait retentir aux oreilles de l'Empereur le nom de a Marins^ afin de lui mieux cacher la fange d'Ostie , et que, « comme le canal d'Auguste , celui de Saint-Louis, creusé en plein (( sol d'atterrissement, doit être envahi parles atterrissements. »
Nous ne refusons pas cependant de continuer cette discussion, si MM. les ingénieurs des Ponts et Chaussées, sur l'invitation que leur en adresse M. Desjardins (tout en étant assuré qu'ils la refuseront) , consentent à défendre eux-mêmes une œuvre que dansFlntimitéils déclarent avoir exécutée, sur des projets fournis par l'Etat et dont ils déclinent la responsabilité. Mais nous ne le ferons qu'à notre bourse défendant, car à qui ne fait partie d'aucune confrérie et n'a pas à son service de complaisantes Revues, il en coûte pour se faire imprimer, et on n'est pas riche quelque utilement qu'on ait travaillé pour son pays, quand on a eu le malheur d'avoir des dissussions d'argent auxquelles étaient mêlées les courtisanes des premiers dignitaires de l'Empire I
Nous aurions pu par mesure d'économie, remplacer les photographies par des lithographies. Mais un dessin, quelle qu'en soit l'exactitude, ne peut servir de texte à une controverse; il ne satisferait pas les savants, et n'aurait pas permis de déchiffrer l'inscription des Caïé que notre photographie montre très lisible.
(1) Rh, et Dan., p. 107.
(2) Canal et Port de Saint-Louis, par iiSiX Berthaud, Revue Contemporaine du 15 février 1870.
Nous devons ces épreuves à robligeanlepei*8évéraace de H. Saurel, l'auteur de Fossœ Mariannœ, aussi bon photographe que profond érudit, gui n'a pas compté ses voyages aux Baux pour satisfaire nos légitimes exigences.
M. Saurel aura donc le double mérite d'avoir le premier soulevé, dans un remarquable travail, la question des Fosses-Mariennes, et aidé par ses épreuves photographiques à trouver la solution du problème de la campagne de Marins.
Pour suivre nos contradicteurs sur leur terrain et le déblayer de toutes leurs objections, nous avons commencé cette étude par Pos et le Rhône, quelque répugnance que nous éprouvions à mettre ainsi comme eux, la charrue avant les bœufs.
Nous recevons au dernier moment le Spectateur mititaire, du 15 mars 1870, qui traite la question du Camp de Marius aupoint de vue militaire et historique.
M. Thomas Anquetil, auteur de cette étude, estime que nous avons fait dans nos Fosses-Mariennes a une critique plus violente que juste du premier travail de M. Desjardins, d Notice historique^ tandis qu'il s'extasie sur la réponse qui nous a été faite dans le second, Bhône et Danube^ « qu'il a lue, relue et méditée pendant une quinzaine de jours. »
Les opinions erronées de M. Desjardins sur le campement de Marius nous avaient médiocrement surpris, parce que nous y étions préparé par ses Fosses-Mariennes.
Mais quel n'a pas été notre étonnement quand nous les avons vu acceptées comme article de foi et exagérées même au-delà de toute croyance dans une revue militaire et par un écrivain qui « connaît le terrain pour l'avoir parcouru à pied, à cheval et en a bateau. »
Nous sommes prêt, cependant, à passer condamnation sur toutes ses erreurs, si M. Anquetil nous montre en Camargue, où il place le camp de Marius, comme nous les lui montrons aux Baux, « les autels que les Romains dressaient toujours dans leurs « camps (1). »
(l) Spectateur militaire, t. 19, p. 442, Thomas Anquetil.
xai
C'est encore au dernier moment qu^on nous communique le mémoire de M. Bernard qui vient d'être imprimé dans le Bulletin de la Sociétë de StcUisHqtie de, Marseille j année 1868, que nous ne connaissions que par oui dire. Cet ingénieur, attaché depuis quatorze ans à l'arrondissement d'Arles, et pendant la première partie de leiu* exécution, aux travaux du canal de Saint-Louis, connaît parfaitement les Godoulières, et avec les dimensions qu'il leur reconnaît, il faudrait décupler le cube des graviers que Marins aurait dû faire transporter pour les former. C'est par erreur que nous lui faisons dire que les plus gros des galets de ces cordons littoraux passeraient par un anneau de trois centimètres; c'est quatre qu'il faut lire.
La partie critique de ce travail dirigée contre la Notice historique de H. Desjardins, est irréprochable; mais lorsqu'il s'agit de reconstituer les Fosses-Mariennes, M. Bernard, comme tous .ses prédécesseurs, croit en rétrouver la prise au Rhône, en se contentant de la descendre à quelques kilomètres au-dessous de l'emplacement choisi par H. Desjardins.
M. Bernard garde une réserve prudente sur le canal de Saint- Louis ; quel que soit le motif de son silence, nous devons lui savoir gré d'un aveu qui est à lui seul la condamnation de cette œuvre, et du système des atterrissements de M. Desjardins.
Cet ingénieur constate en effet, « que la Codoulière nord^ celle « qui est la plus éloignée de la mer et qui forme la lisière sud € du bois de Lansac, est formée en assez grande quantité de « débris de poteries dont on ne trouve pas trace dans la Codou- « lière sud ; » preuve évidente que la Codoulière nord est de formation récente, postérieure à la destruction des établissements romains sur la côte; que la Codoulière sud est plus récente encore, et par conséquent que l'atterrissement de la plage au lieu de rester stationnaire, comme le prétend M. Desjardins, s'est accru depuis Marins, des quatre ou cinq kilomètres qui séparent la Codoulière sud, de la mer.