‹ Campagne de Marius dans la Gaule: Suivie de Marius, Marthe, Julie devant la légende des SaintedChapitre 2 sur 31 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Les Teutons venaient des bords de la mer Baltique ; ils fuyaient l'Océan qui avait inondé leurs terres (1). C'était un peuple germain ; son nom est le même que celui de Deutsch que se donnent encore les Allemands. Réunis aux Gimbres qui habitaient le Jutland actuel, ils avaient traversé toute la Germanie, et amené avec eux les Ambrons qui vivaient à peu près dans ce que nous nommons rOberland Bernois, et les Turingiens qui ont laissé leur nom à Zurich (2). Ils formaient un toiTent de plus de 1 ,200,000 créatures humaines, comptant 360,000 combattants.

« Les Ambrons avaient des cuirasses de fer ; ils avaient pour « armes offensives deux javelots à darder de loin et de grandes « et pesantes épées dont ils combattaient de près (3). »

Ils avaient déjà détruit quatre armées romaines, tué ou fait prisonniers plusieurs consuls, lorsque la guerre contre Jugurtha étant heureusement terminée. Marins fut rappelé d'Afrique pour les combattre.

Marins n'eut aSàire dans les plaines de la Provence qu'aux Ambrons et aux Teutons ; il battit Tannée suivante, de concert avec son collègue au consulat, Q. Lutatius-Casulus, à Vercueil sur l'Adige, les Cimbres qui avaient remonté le Rhône et pris la route de ritsJie par les Alpes Noriques.

L'armée romaine eût été impuissante à soutenir le choc des Barbares, si, comme c'était leur dessein, ils eussent tout d'abord, envahi Tltalie; mais détournés, dit-on, de ce projet parAurélius Scaurus, lieutenant de Cassius, qui était leur prisonnier, ils tournèrent du côté de l'Espagne.

Après avoir ravagé ce pays pendant trois ans, ils résolurent de marcher sur l'Italie, etdans leur marche ils rencontrèrent l'armée de Marins qui les attendait au passage.

(1) Flonis.

(2) Henry Martin, t 1", p. 69.

(3) Une épée en fer, pareille à celle décrite par Plutarque, a jadis été trouvée dans la plaine de Trets. Bouche, t. 1*', p. 425, dont Peiresc fit peindre et crayonner plusieurs copies.

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