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40 L'ITALIE CONFÉDÉÈRÉE
route, et avait établi des batteries à l'entrée même de la ville, derrière une coupure, à hauteur des premières maisons. Aussitôt le général Bazaine disposa sa division pour l'attaque : un bataillon de zouaves fut Jelé en avant et sur les flancs en tirailleurs. L’ennemi l'accucillit par une canonnade qui pouvait devenir dangereuse, parce que ses boulets enfi-
aient la route sur laquelle les Français devaient marcher en colonne.
Notre artillerie répondit avec succès à celle des Autrichiens, et le général Forgeot, avec deux batteries et les tirailleurs de la première division, à Mezzano, appuya, sur la droite de l’armée française, l'attaque qu'elle allait faire. MECAET |
Le maréchal Baraguey-d'Hilliers fit alors mettre sacs à terre, et lança au pas de course, sur la batterie, le deuxième bataillon de zouaves, suivi par toute la première brigade. |
Les Autrichiens avaient garni d’une nuée de tirailleurs les premières maisons de la ville, la coupure de la route et le cimetière, et cependant ils ne purent résister à l'élan de cette attaque. Ils battirent en retraite à droite el à gauche, firent une vigoureuse résistance dans les rues, au château, derrière les haies et les murs des jardins, et furent complétement chassés de leurs positions à neuf heures du soir.
La deuxième division, à son arrivée près de Marignan, prit à gauche de la troisième, suivit la rivière, et prit ou tua les ennemis que les Français avaient déjà débusqués du haut de la ville. Le maréchal de Mac-Mahon put même envoyer aux Autrichiens des balles et des boulets sur la route de Lodi : il s'était porté, au bruit de la fusillade, à Cologno.
La résistance de l'ennemi avait été vigoureuse. On s’est plusieurs fois abordé à la baïonnette. Dans l’un des retours offensifs des Autrichiens, l’aigle du 53°, un instant en péril, fut vaillamment défendue et
‘ sauvée,
Cest surtout à la hauteur du cimetière et d'un mur d'enclos qui le
suivait et se reliait aux premières maisons du village que nos troupes
d'attaque furent assaillies par une vigoureuse fusillade à bout portant. Pris ainsi de flanc par ces décharges meurtrières, de face par le feu des maisons du village, les zouaves firent en peu d’instants des pertes cruelles. La position n'était pas tenable : il fallait enlever et balayer l'ennemi d’un seul coup. Nos troupes le comprirent, et, en un quart d'heure, l'ennemi, chassé du cimetière, débusqué de l’enclos et vigoureusement attaqué dans les premières maisons du village, hissait le terrain couvert de cadavres et de blessés.
C'est pendant ce temps que la division Ladmirault avait refoulé dans la place les tirailleurs autrichiens et attaqué par toutes les issues Le vil-