‹ Campagne de Prusse, 1806Chapitre 101 sur 412 · LK MARÉCHAL SOULT AU UÂJOB OélféBAL · texte numérisé non relu

LK MARÉCHAL SOULT AU UÂJOB OélféBAL

Gross-Wanzleben, 23 octobre 1806.

J ui eu l'honneur de rendre compte à V. A. que le colonel du 36e régiment d'infanterie avait été tué et un chef de bataillon du môme corps blessé dangereusement ; ainsi il n'y a plus qu'un officier supérieur pour commander le régiment. Je prie donc V. A. de vouloir bien donner Tordre au major de se rendre sur-le-champ aux bataillons de guerre en attendant que S. M. ait pourvu au remplacement du colonel.

Le colonel Laborde commandant le 8e régiment de hussards ayant aussi été grièvement blessé le jour de la bataille a dû se retirer. Je prie aussi V. A. do vouloir bien donner ordre au major de ce corps de se rendre aux escadrons de guerre.

Dans le 16e de chasseurs, il n'y a toujours qu'un seul chef d'escadron pour commander le régiment.

2. De Halle à Gross-Wanzleben, 88 kil., par Alsleben et Bernburg.

Hier l'infanterie du corps d'armée a pris position en avant de Gross-Wanzleben et en ce moment je la mets en marche pour la porter par Irxleben vers Meitzendorf et la cavalerie sera jetée en avant très au loin le long de l'Elbe, afin de me rendre maître du cours du fleuve dans cette partie et y faire jeter un pont aussitôt que possible.

M. le maréchal Ney fait prendre position à son corps d'armée en avant de Wanzleben ; ainsi nous sommes en parfaite communication.

Les rapports que j'ai reçus sur Magdeburg portent que l'ennemi n'y a laissé que 7 bataillons et 2 régiments de cavalerie sous les ordres du lieutenant-général de Kleist, et le restant de l'armée a filé sur Burg*, où elle doit se réunir et, dit-on, se défendre si elle y est attaquée.

Un officier que j'ai envoyé à Magdeburg pour rendre des parlementaires que je retenais depuis 6 jours, a vu qu'il y avait beaucoup de confusion dans la ville. On chargeait à la hâte des effets de campement et les rues étaient pleines d'équipement. Le général de Kleist a dit à l'officier que j'avais envoyé, qu'il espérait mériter l'estime des Français par sa conduite dans la défense de la place. Il s'est beaucoup récrié sur les fautes que les généraux de l'armée prussienne avaient commises dans la campagne.

Hier les soldats fuyards de l'armée prussienne ont été réunis à Magdeburg et dirigés sur Burg*.

Je n'ai aucune nouvelle de la marche du duc de Weimar; j'ai cependant envoyé des partis très au loin pour prendre connaissance de sa direction.

LE MARÉCHAL SOULT AU MAJOR GÉNÉRAL

Hohen-Warsleben, Si octobre 1806, 8 heures et demie du soir.

Je reçois à l'instant même l'ordre daté de Dessau le 21 à 8 heures 8 du soir que V. A. m'a fait l'hcmneur de m'adresser,

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