De Magdeburg à Burg, s* kil
2. Les colonaes prussiennes auraient donc quitté Magdeburg le at.
S. De Dessau à Hohenwarsleben par Bernburg, Gross-Wanzleben et Irxleben,
232 CAMPAGNE DE PRLSSE.
et d'après lequel je dois faire réunir tous les bateaux que je pourrai me procurer pour jeter un pont sur l'Elbe à 1 lieue ou 2 au-dessus de Magdeburg.
Depuis ce matin je fais courir la rive gauche du fleuve et c'est encore sans succès ; je compte même qu'il serait fort difficile de réunir au-dessus de Magdeburg un assez grand nombre de bateaux pour pouvoir jeter un pont, mais je crois qu'au-dessous de la ville j'en obtiendrai davantage. Pour cet effet j'ai envoyé de la cavalerie le long de l'Elbe sur la route de Tangermtinde, et le général Guyot m'a mandé de Wollmirstâdt, où il a fait quelques prisonniers, qu'il espère parvenir à faire repasser de la rive droite sur la rive gauche 1 ou 2 ponts volants dont les Prussiens se sont servis dans leur retraite. Si cette question réussit, je mettrai de suite en marche le corps d'armée et je lui ferai passer l'Elbe, bien persuadé que je remplirai ainsi les intentions de S. M., quoique le passage ne s'effectue pas au-dessus de Magdeburg, et le résultat en sera peut-être même plus avantageux.
Les troupes prussiennes qui s'étaient réunies à Magdeburg ont pris 2 directions en se retirant : une partie s'est portée sur Tangermtinde où elle a passé l'Elbe, et l'autre partie, après avoir passé le fleuve à Magdeburg, s'est dirigée sur Burg. V. A. trouvera ci-jointe la traduction d'une lettre saisie à la poste et datée de Tangermtinde le 20 de ce mois1, qui confirme le rapport que me fait à ce sujet le général Guyot de Wollmirstâdt.
99 kil. ; — par Acken et Calbe, 87 kil. La dépêche a mis 24 heures à parvenir.
1. Traduction d'une lettre écrite de Tangermûnde, le 20 octobre 1806.
Mon cher père, comment cela va-t-il chez voua? Avez-vous déjà les Français ? La plus grande frayeur règue ici ; les bourgeois et les paysans ne savent s'ils doivent rester ou s'enfuir.
Le Roi est arrivé ici samedi soir* à 7 heures et a passé outre; la Reine avait passé 2 jours auparavant ** ; aujourd'hui est arrivé le général Rûchel fortement blessé ; presque tout ce qui vient de l'armée passe ici ; on voit arriver à chaque instant des soldats à cheval ou à pied sans aucun ordre.
Que deviendrons-nous nous autres Prussiens? Toute notre réputation est perdue.
* Lo 18. — •♦ Le 16.
Si je ne craignais pas de m'écarter des dispositions de S. M. , je dirigerais le corps d'armée sur Tangermtinde et certainement en cet endroit, ou avant d'y arriver, je trouverais moyen de passer l'Elbe; je serais toujours à hauteur de l'armée prussienne et je me rapprocherais de Berlin.
Le mouvement sur Tangermtinde me paraîtrait d'autant plus adapté aux circonstances, que je suis persuadé que la colonne du duc de Weimar et toutes les autres troupes prussiennes dont la retraite sur Magdeburg a été coupée, chercheront à s'élever pour aller passer l'Elbe à Tangermtinde, communication qui leur reste encore ouverte, mais qu'à la première marche je pourrais intercepter.
Après avoir soumis ces observations à V. À, et après l'avoir priée de les mettre sous les yeux de S. M., je dois lui rendre compte de ce que j'ai fait dans la journée.
J'ai porté le corps d'armée en position en avant d'Irxleben, à cheval sur les 2 grandes routes qui conduisent en Hanovre, l'une par Helmstfidt et l'autre par Haidensleben.
J'ai porté la cavalerie légère en avant de Wollmirstadt pour éclairer le pays et ramasser tous les bateaux qu'on, pourra réunir sur la rive gauche de l'Elbe. Des partis ont été envoyés sur touteg les routes qui conduisent dans le pays de Brunswick et en Hanovre, afin d'avoir des nouvelles de la colonne du duc de Weimar.
J'ai fait occuper par 2 bataillons d'infanterie légère soutenus par de la cavalerie un des faubourgs de 'Magdeburg dit de Neustadt (l'ennemi ne l'a pas défendu). Ainsi dans cette partie mes grand'gardes sont sur les glacis de la place et cette nuit on prépare une batterie en tête du faubourg, comme si je voulais de ce point battre en brèche.
Tous les rapports sur Magdeburg que j'ai reçus aujourd'hui, soit par des déserteurs, soit par des gens du pays, soit par des ouvriers qui en sortent à toute heure, m'ayant confirmé que la garnison était très-faible et que tout ce qui tenait à l'armée active en était parti, même que les habitants, craignant un bombardement, étaient décidés à forcer le gouverneur à capituler, j'ai cru devoir faire quelques mouvements de
troupes, montrer du canon et établir une division d'infanterie à hauteur d'Olvenstâdt.
J'ai aussi envoyé une sommation à M. le général de Kleist, gouverneur; V. A. en trouvera ci-joint copie et copie de la réponse que le général m'a faite (le 22 octobre)1. Le colonel d'artillerie Moncabrié, que j'ai pour cet effet envoyé en parlementaire, m'a rapporté que dans la ville tout le monde était dans la consternation et que, d'après les réponses que le général de Kleist lui a faites, il était persuadé que ce général ne demandait qu'un prétexte plausible pour rendre la place sans compromettre son honneur.
1 . Copie de la sommation faile au gouverneur de Magdeburg, le 29 octobre.
M. le Gouverneur,
L'armée française est sous les murs de la place que vous commandez ; vous voyez déjà ses mouvements ; bientôt vous jugerez de sa force. S. M. l'Empereur, mon souverain, a mis à ma disposition tous les moyens nécessaires pour vous réduire. Vous êtes instruit sans doute que l'Elbe est passée à Dess&u ; aucun obstacle ne peut arrêter la Grande Armée, et votre garnison ne pout non plus recevoir du secours; ainsi la défense que vous feriez dans Magdeburg serait sans objet, et la seconde ville du royaume serait inutilement sacrifiée. Vous pouvez encore éviter tous les malheurs qui menacent la ville, la préserver de la destruction qu'un bombardement rendrait inévitable, et épargner le sang et les propriétés de 80,000 habitants; mais le seul moyen est d'accepter la capitulation honorable que je puis encore vous offrir. Réfléchissez, Monsieur le Général, sur votre situation et ayez la bonté de me faire connaître par le retour do mon parlementaire la résolution que vous aurez prise.
Je vous prie d'agréer l'assurance de ma haute considération.
Le Maréchal d'Empire, Soult.
Copie de la réponse de M. le lieutenant-général de Kleist, gouverneur de Magdeburg.
23 octobre 1806.
J'ai eu l'honneur do recevoir la lettre que S. Ex. M. le maréchal Soult m*a fait rendre par M. le colonel d'artillerie Moncabrié. Pour ce qui regarde sa demande de rendre la ville de Magdeburg, je n'ai qu'à lui dire que le Roi mon maître m'a confié la défense de la forteresse de Magdeburg contre l'arméefrançaise qui m'attaquerait bientôt. Par ces ordres je suis obligé de faire mon devoir vis-à-vis du Roi, vis-à-vis des troupes que j'ai l'honneur de commander ot vis-à-vis de mon propre honneur que j'ai conserve jusqu'ici. Ce sont mes sentiments et j'ai l'honneur d'ôlre avec la plus haute considération,
De Monseigneur le Maréchal,
Le 'très humble et obéissant servi leur, Db Klsist.
Le général Kleist était couché, quoiqu'il fût 3 heures après midi, et le colonel Moncabrié a dû attendre plus d'une heure pour pouvoir lui parler; lorsqu'il est venu, il lui a dit que, la nuit dernière, le bruit qu'on avait fait près de sa maison l'avait empêché de dormir. Cette indiscrétion, jointe aux rapports des habitants, fait présumer que le bruit était occasionné par une émeute des habitants.
On a été beaucoup intimidé, lorsqu'on a appris que depuis hier S. M. avait fait passer l'Elbe sur le pont de Dessau, et on l'a été encore lorsque le colonel Moncabrié les a assurés que j'étais décidé à bombarder la ville. Le lieutenant-général Wartensleben, qui commande en second, a dit même qu'il espérait pouvoir obtenir de venir demain me parler à ce sujet. Dans cet état de choses je suis persuadé que si je pouvais mettre 20 obusiers en batterie, dans 24 heures la place capitulerait; il faut un prétexte au général Kleist pour la rendre et il en faut un aussi aux habitants pour se soulever ; il esta observer que parmi ceux-ci il y a beaucoup de réfugiés français depuis la révocation de l'édit de Nantes, et que c'est eux-mêmes, la plupart riches négociants, qui après la guerre de Sept Ans la firent rebâtir.
J'ai chargé le général Lariboisière de faire préparer d'ici à demain de la roche à feu pour charger au moins une centaine d'obus, et j'écris à M. le maréchal Ney d'en faire autant de son côté, afin que demain au soir nous puissions de concert mettre le feu dans quelques quartiers de la ville, et ainsi parvenir à la faire capituler ; il peut se faire que ce moyen soit insuffisant, mais il peut aussi arriver qu'il réussisse, et bien des motifs me portent à l'espérer ; du reste cela ne retardera en rien les dispositions que je fais pour l'établissement d'un pont, soit au-dessus, soit au-dessous de Magdeburg.
J'ai l'honneur de prier V. A. de vouloir bien mettre mon rapport sous les yeux de S. M. et d'avoir la bonté de me faire passer le plus tôt possible ses nouveaux ordres.
P.-S. — Comme je fermais cette dépêche, je reçois celle
datée de Dessau le 22 que V. A, m'a fait l'honneur de m'adresser. Son contenu ne me paraissant pas changer les premières dispositions de S. M. à mon égard, V. A. trouvera que par ce que j'ai dit dans mon rapport, je suis en mesure d'accomplir les premières.
1T* division, Irxleben ; — 2e division, Hevmsdorf ; — 3e division, Olvenstâdt ; — 4e division de dragons, bivouac à Hohen-Dodeleben.
LE MARÉCHAL SOULT AU MARÉCHAL NEY
Hohen-Warsleben, 22 octobre 1806.
Tous les rapports que j'ai reçus aujourd'hui de Magdeburg confirment que la garnison de cette place est très-faible, et que les habitants sont décidés à forcer le gouverneur à capituler, si leur ville est seulement menacée d'un bombardement ; il paraît même que, la nuit dernière, il y a eu quelque émeute. Les rapports que j'ai reçus à ce sujet sont si multipliés que je suis porté à croire qu'il y a quelque chose de vraisemblable. Dans cette persuasion, ce soir j'ai fait occuper le faubourg de Neustadt, et dans cette partie les sentinelles sont sur les glacis de la place, et, dans l'après-midi, j'ai fait sommer M. le général Kleist, gouverneur, de me remettre la forteresse. Sa réponse a été celle que j'attendais, c'est-à-dire que l'honneur lui imposait l'obligation de faire son devoir ; mais le lieutenant-général Wartensleben, qui commande en second, a annoncé un pourparler pour demain, et on a été extrêmement intimidé quand le colonel que j'avais envoyé, a dit que si Ton ne rendait pas la ville, j'étais décidé à la bombarder; pour leur tenir parole, je fais préparer de la roche à feu et la nuit prochaine je lancerai une centaine d'obus; il peut aussi arriver que cela réussisse. Dans tous les cas le sacrifice ne sera pas grand. Quoi qu'il en soit, je pense que, si vous faisiez les mêmes démonstrations sur le faubourg en avant de votre front, cela serait d'un bon effet. J'ai reçu ordre du ministre de la guerre de faire réunir tous
les bateaux que nous pourrons saisir sur l'Elbe et de jeter un pont à 1 ou 2 lieues au-dessus de Magdeburg. J'enverrai dans cette partie des officiers du génie; mais, comme nous sommes convenus ce matin que vous vous en chargeriez sur ce point, je dois vous prier do vouloir bien y envoyer quelques détachements de troupes, et, si nous sommes assez heureux pour obtenir les bateaux nécessaires, de concert nous ferons établir le pont afin de concourir de suite aux nouvelles opérations de S. M. J'ai fait faire pareille reconnaissance au-dessous de Magdeburg, et le général Guyot me mande qu'il espère parvenir à obtenir un des ponts volants dont les Prussiens se sont servis dans leur retraite. Si cette opération réussit, nous serons parfaitement en mesure, et j'en profiterai de suite pour jeter des troupes sur la rive droite. Faites-moi l'amitié de m'instruire de ce que vous ferez, et comptez sur l'empressement que je mettrai à vous tenir au courant de mes opérations.
LE MARÉCHAL NET AU MAJOR GÉNÉRAL
Wanzleben, 22 octobre 1806.
J'ai l'honneur de rendre compte à V. A. que le 6e corps part ce matin des positions de Hadmersleben pour venir s'établir dans celles en avant de Wanzleben la droite à Schleibnitz et la gauche se prolongeant au delà de Domersleben où elle se lie à la droite du 4e corps commandé par M. le maréchal Soult. Le 10' de chasseurs formera une chaîne de vedettes depuis la rive gauche de l'Elbe en avant de Fermersleben et s'étendra jusqu'en deçà de Hohen-Dodeleben, droite de la cavalerie légère du maréchal Soult. Le 10e de chasseurs sera soutenu par les 3 régiments de dragons aux ordres du général Klein établi à Gross-Ottersleben.
J'ai vu M. le maréchal Soult et nous sommes parfaitement d'accord sur tout ce qui est relatif au service à remplir concernant l'investissement de Magdeburg sur la rive gauche de l'Elbe.
2e division, bivouac en avant de Schleibnitz; — 3* division, bivouac à la gauche de la 2e division; — lre division de dragons, 1er et 14e régiments et artillerie, Klein-Ottersleben.
LE MARÉCHAL MORTIER A L'EMPEREUR
Francfort, as octobre 1806.
D'après Tordre que vient de m'adresser de votre part le Major général de l'armée, je partirai demain pour occuper le pays de Fulde avec la lre division ; elle n'est composée que des 2e et 4e régiments d'infanterie légère; celle du général Dupas n'a jusqu'à présent que le 12e régiment de la même arme.
Les 2 régiments d'infanterie italienne n'arriveront à Mayence que les 30 octobre et 9 novembre. Le 26e de chasseurs à cheval doit également y arriver le 15 novembre. Le 58e d'infanterie de ligne n'est nullement annoncé.
Je n'ai pas un seul homme de cavalerie à ma disposition '.
1. Le maréchal Mortier écrivait à la môme date au général Clarke à Erfurt : « Le manque absolu de cavalerie ne me rend pas facile le service d'escorte « que vous m'annoncez devoir être fait par les troupes sous mes ordres. Nous « ferons pour le mieux, » Le Maréchal pensait arriver le 28 à Fulde.
LE MAJOR GÉNÉRAL AU MARÉCHAL DAVOUT
Wittenberg, 28 octobre 1806.
Si les partis de troupes légères, M. le Maréchal, que vous n'aurez pas manqué d'envoyer sur la route de Dresde et sur la Sprée, vous assurent que vous n'avez pas d'ennemis sur vos flancs, vous dirigerez votre marche de manière à pouvoir faire votre entrée à Berlin le 25 de ce mois à midi.
Vous ferez reconnaître le général de brigade Hullin pour commandant de la place. Vous laisserez dans la ville un régiment à votre choix pour faire le service. Vous enverrez des partis de cavalerie légère sur la route de Kttstrin, de Landsberg et de Francfort-sur-1'Oder.
Vous placerez votre corps d'armée à une lieue, une lieue et demie de Berlin, la droite à la Sprée, et la gauche à la route de Landsberg. Vous choisirez un quartier général dans une maison de campagne sur la route de Eûstrin, en arrière de votre armée. Comme l'intention de l'Empereur est de laisser ses troupes quelques jours en repos, vous ferez faire des baraques avec de la paille et du bois. Généraux, officiers d'état-major, colonels et autres logeront en arrière de leurs divisions dans les villages ; personne à Berlin. L'artillerie sera placée dans des positions qui protègent le camp; les chevaux d'artillerie aux piquets, et tout dans l'ordre le phrs militaire.
Vous ferez couper, c'est-à-dire intercepter, le plus tôt qu'il vous sera possible, la navigation de la Sprée par un
fort parti, afin d'arrêter tous les bateaux qui, de Berlin, évacueraient sur l'Oder.
Le quartier général sera demain à Potsdam ; envoyez un de vos aides de camp qui me fasse connaître où vous serez dans la nuit du 23 au 24 et dans celle du 24 au 25.
Si le prince Ferdinand se trouve à Berlin, faites-le complimenter et accordez-lui une garde avec une entière exemption de logement.
Faites publier Tordre de désarmement, laissant seulement 600 hommes de milice pour la police de la ville. On fera transporter les armes des bourgeois dans un lieu désigné, pour être à la disposition de Tannée.
Faites connaître à votre corps d'armée que TEmpereur, en le faisant entrer le premier à Berlin, lui donne une preuve de sa satisfaction pour la bonne conduite qu'il a tenue à la bataille d'Iéna.
Ayez soin que tous les bagages, et surtout cette queue si vilaine à voir à la suite des divisions, s'arrêtent à 2 lieues de Berlin et rejoignent le camp sans traverser la capitale, mais en s'y rendant par un autre chemin sur la droite. Enfin, M. le Maréchal, faites votre entrée dans le plus grand ordre et par divisions, chaque division ayant son artillerie et marchant à une heure de distance Tune de l'autre.
Les soldats ayant une fois formé leur camp, ayez soin qu'ils n'aillent en ville que par tiers, de manière qu'il y ait toujours deux tiers au camp. Comme S. M. compte faire son entrée à Berlin, vous pouvez provisoirement recevoir les clefs, en faisant connaître aux magistrats qu'ils ne les remettront pas moins à TEmpereur quand il fera son entrée. Mais vous devez toujours exiger que les magistrats et notables viennent vous recevoir à la porte de la ville avec toutes les formes convenables. Que tous vos officiers soient dans la meilleure tenue, autant que les circonstances peuvent le permettre. L'intention de TEmpereur est que votre entrée se fasse par la chaussée de Dresde.
L'Empereur ira vraisemblablement loger au palais de Charlottenburg; donnez dfes ordres pour que tout y soit préparé.
Il y a un petit ruisseau qui se jette dans la Sprée, à 1 lieue et demie ou 2 de Berlin, et qui coupe le chemin aux villages de Marzahn et de Biesdorf ; voyez si cela forme une position que Ton paisse occuper.
Si vous aviez, au contraire, des nouvelles de l'ennemi, vous en instruiriez sur-le-champ l'Empereur et vous ralentiriez vos mouvements.
ORDRE
Wittenberg, 83 ocjpbre 1806.
L'officier d'ordonnance Castille se rendra sans délai auprès du maréchal Davout. Il entrera à Berlin, se fera conduire à l'arsenal, à la salle d'armes, aux magasins, prendra connaissance de tout ce qu'il peut y avoir en artillerie et en munitions de guerre, ainsi que des époques où on les a évacués. Il viendra m'en rendre compte sur le chemin de Potsdam.
Napoléon, le major général au général rené1.
Wittenberg, 83 octobre 1806, 8 heures du malin.
Il est ordonné au général René de partir sur-le-champ avec ses aides de camp pour se rendre aux avant-postes de M. le maréchal Lannes sur la route de Potsdam, afin de prendre le commandement de cette ville aussitôt que le premier homme d'avant-garde y arrivera, et d'y établir sur-le-champ la meilleure discipline.
11 est ordonné à M. le général Hullin de se rendre sur-lechamp au corps de M. le maréchal Davout qui est sur la route de Berlin, d'entrer dans cette capitale avec les premiers hommes d'avant-garde ; le général Hullin prendra aussitôt le
1. Officier général à la suite du quartier général. — Lorsque le général Bourcier eût été envoyé à Potsdam pour y former le grand dépôt de cavalerie de l'armée, le général René reçut l'ordre le 29 de se rendre à Leipzig pour 7 prendre le commandement de cette place, le général Maçon étant mort.