‹ Campagne de Prusse, 1806Chapitre 11 sur 412 · L'EMPEREUR AU MAJOR GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

L'EMPEREUR AU MAJOR GÉNÉRAL

Iéna, 15 octobre 1806.

Le maréchal Berthier enverra la note ci-après par courrier à M. Otto, qui la fera passer à M. Larochefoucauld, au général Sebastiani et en Italie. Il la fera imprimer partout, à Leipzig, à Iéna, etc.

La bataille d'Iéna, qui s'est donnée le 14 entre l'armée française commandée par l'empereur Napoléon et l'armée prussienne commandée par le roi de Prusse, a été aussi glorieuse qu'on pouvait le désirer pour les armes françaises. L'armée prussienne a été écrasée ; elle a éprouvé des pertes immenses; elle a été poursuivie pendant plus de 6 lieues; elle a laissé sur le champ de bataille 100 pièces de canon, plusieurs milliers de morts; on lui a fait 20,000 prisonniers. Le roi et la reine de Prusse n'ont été manques que d'une heure. La plupart des généraux prussiens ont été blessés; leurs colonnes ont été coupées. Nous sommes entrés à Weimar en même temps qu'eux. Notre perte n'est pas très considérable.

La dépêche à M. Cambacérès et la note, dans lesquelles, il n'est pas fait mention de l'engagement du 3e corps, ont été dictées avant 9 heures du matin. — La dépêche suivante au contraire n'a été faite

qu'après la réception des 2 rapports du maréchal Davout, c'està-dire après 1 heure de l'après-midi ; la position du 3e corps à Eckartsberg et le ralliement de l'armée prussienne du côté de Frankenhausen indiquent l'heure d'une façon certaine.

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