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De Brandenburg à Potsdam par Alt-Geltow, 86 kil

Holenlohe, avec un corps d'environ 30,000 à 35,000 hommes des débris de Tannée prussienne, était passé en désordre par Rathenow, Nauen, Oranienburg, etc., pour se rendre à Stettin ; il paraît qu'une autre colonne aura flanqué ce corps à droite et se sera dirigée de Magdeburgpar Burg, Genthin, Pritzerbe et Nauen.

Si le grand-duc de Berg, d'après ses reconnaissances, ne vous donne point de renseignements positifs sur la marche de l'ennemi, l'Empereur pense que vous pouvez continuer à vous diriger sur Oranienburg et Zehdenick. Le Grand-duc, avec 3 divisions de dragons et toute sa cavalerie légère, ne tardera pas d'arriver sur les traces de l'ennemi et vous fera prévenir de tout ce qu'il saura.

Le prince de Ponte-Corvo part de Brandenburg pour tâcher de joindre Tarrière-garde de l'ennemi.

De son côté le maréchal Soult passe l'Elbe et poursuit l'ennemi pour tâcher de l'atteindre \

Le maréchal Davout pousse également de la cavalerie sur Oranienburg ; telle est la situation des choses.

Faites le plus de mal possible à l'ennemi, M. le Maréchal; telle est l'instruction générale que l'Empereur vous donne.

L'intention de S. M., M. le Maréchal, est que vous laissiez à Spandau 400 hommes des plus fatigués de votre corps d'armée, ce qui aura le double avantage de former la garnison de Spandau et de faire reposer des hommes qui rejoindront ensuite votre corps d'armée à l'arrivée des troupes alliées*.

L'Empereur sera demain jusqu'à 3 heures à Potsdam, et vraisemblablement à Charlottenburg à 6 heures.

Son intention, M. le Maréchal, est qu'aucun de MM. les Maréchaux ne dirige aucun prisonnier, aucun blessé, ni aucun malade sur la ville de Berlin; tout sera envoyé à

i. Le Major général avait probablement reçu la lettre du maréchal Soult de flohenwarsleben le 28, page 27 s.

». Ordre, le 4 novembre, à Spandau, pour faire partir le 5 pour Stettin les détachements des 84e, 64e, 40e, 88e, iooc, 103e de ligne et 21e d'infanterie légère pour rejoindre leurs corps. — (Répertoire d'ordres du Major général .)

Spandau et de là sur Wittenberg pour suivre la route de l'armée.

Je dois vous faire connaître et vous devez le transmettre à vos chefs d'administration que l'Empereur ne veut conserver aucune place de dépôt, tant pour les hôpitaux que pour toute autre espèce de magasins, que Spandau, Wittenberg et Erfurt; qu'il peut arriver des circonstances où la cavalerie ennemie peut être partout, excepté dans ces 3 points fermés et bien défendus ; vous ne devez donc, je vous le répète, M. le Maréchal, rien envoyer à Berlin.

Avoir toujours la plus grande prévoyance, même dans la situation la plus prospère de ses affaires ; ne jamais s'abandonner.

LE MÀJOB GÉNÉRAL AU GRAND-DUC DE BERG

Potsdam, 85 octobre 1806, 8 heures du soir.

J'envoie à V. À. la copie de la lettre que j'écris au maréchal Lannes.

L'Empereur sera demain jusqu'à 3 heures de Taprès-dîner à Potsdam et vraisemblablement à 6 heures à Charlottenburg . S. M. enverra demain tous les cuirassiers à Berlin, tant parce qu'ils ont besoin de repos que parce qu'elle suppose que les 2 divisions de dragons et toute votre cavalerie légère vous suffiront pour ce que vous avez à faire.

L'Empereur vous recommande de laisser à Spandau les hommes de votre cavalerie qui sont fatigués, ainsi que les dragons démontés, afin qu'on puisse leur donner des chevaux

Suivent les mêmes recommandations que celles faites au maréchal Lannes... V. A., je le répète, ne doit rien envoyer à Berlin.

Au reçu de cet ordre, le grand-duc de Berg se porte immédiatement à Hennigsdorf, 31 kil., d'où il donne des ordres le 26 à 4 h.% du matin. A 10 heures du soir le 25 il n'est plus à Potsdam.

LE MAJOR GÉNÉRAL AU MARÉCHAL BERNADOTTE

Potsdam, 25 octobre 1806, 8 heures du soir t.

L'Empereur, M. le Maréchal, auquel j'ai communiqué votre dernière lettre de Brandenburg*, approuve que vous poursuiviez l'ennemi ; le grand-duc de Berg avec une partie de sa cavalerie et le maréchal Lannes sont aussi à ses trousses.

Donnez-moi souvent de vos nouvelles.

La bonne forteresse de Spandau s'est rendue aujourd'hui à 2 heures ; il y avait 1,200 hommes de garnison, 80 pièces de canon et beaucoup d'approvisionnements.

S. M. restera demain jusqu'à 3 heures à Potsdam et sera vraisemblablement à 6 heures à Charlottenburg.

LE MAJOR GÉNÉRAL AU MARÉCHAL SOUL T

Potsdam, 26 octobre 1806, 8 heures du soir.

Je vous préviens, M. le Maréchal, que la forteresse de Spandau, etc.

Le grand-duc de Berg part de Spandau pour poursuivre l'ennemi Bur Oranienburg ; le maréchal Lannes part du même endroit sur une autre direction ; le maréchal Davout, qui est à Berlin, porte sa cavalerie pour le couper plus loin ; enfin le maréchal Bernadotte est parti de Brandenburg pour se mettre aux trousses du prince de Hohenlohe vers Nauen; telle est la situation des choses; d'après cela, l'Empereur vous donne carte blanche pour agir comme vous le voudrez et faire le plus de mal possible à l'ennemi.

Je charge M. le maréchal Ney du blocus de Magdeburg ainsi que de surveiller la colonne du duc de Weimar.

i. Cette dépêche, qui a dû partir vers 8 heures et demie du soir, a pu arriver le se au matin à Brandenburg, 86 kil., avant le départ du maréchal Bernadotte.

s. Lettre du maréchal Bernadotte, du 25, 10 heures du matin.

LE MAJOR GÉNÉRAL AU MARÉCHAL NET

Potsdam, 25 octobre 1806, 8 heures et demie du soir.

J'ai donné Tordre à M. le maréchal Soult, M. le Maréchal, de passer PElbe et de poursuivre l'ennemi.

L'intention de l'Empereur, M. le Maréchal, est que vous restiez seul chargé du blocus de Magdeburg et qu'en même temps vous surveilliez le corps du duc de Weimar qui d'un moment à l'autre peut passer à proximité de vous.

Je vous envoie l'extrait d'une instruction que j'avais adressée au maréchal Soult, et vous exécuterez ce qu'il n'aura pu encore faire à cet égard, particulièrement pour jeter un pont sur l'Elbe près de Magdeburg.

LE MAJOR GÉNÉRAL AU MARÉCHAL AUGE RE AU

Potsdam, 25 octobre 1806, 8 heures et demie du soir.

L'Empereur, M. le Maréchal, ordonne que vous traversiez Berlin demain à midi en bonne tenue ; vous ne ferez pas suivre vos bagages ; ils traverseront la Sprée entre cette capitale et Charlottenburg et se dirigeront sur le chemin de Bernau.

La forteresse de Spandau, etc..

L'intention de l'Empereur est que votre quartier général ne soit point en ville, mais dans un château derrière votre camp; il en sera de même pour les officiers généraux et autres de votre corps d'armée.

LE MAJOR GÉNÉRAL AU MARÉCHAL LEFEBVRE

Potsdam, 25 octobre 1806, 8 heures et demie du soir.

Vous désignerez, M. le Maréchal, 15 hommes des plus malingres de la Garde pour garder le château de Potsdam, et tout le reste de la troupe se tiendra prêt à marcher à

l'heure qui lui sera indiquée demain matin pour se rendre à Charlottenburg.

Faites partir demain à 4 heures du matin votre logement pour Charlottenburg,

L'Empereur ordonne que vous fassiez partir les deux tiers des dragons à pied qui vous restent pour se rendre à Spandau où on leur donnera des chevaux. Vous me ferez la demande de tous les sabres nécessaires aux dragons à pied, afin que je les fasse fournir de Berlin où il y en a une assez grande quantité.

LE MAJOE GÉNÉRAL AU MARÉCHAL BESSlÈRES.

Potsdam, 25 octobre 1806, 9 heures du soir.

Vous pouvez, M. le Maréchal, faire partir le logement des grenadiers et chasseurs à cheval demain à 4 heures du matin pour Charlottenburg où sera le quartier général ; le reste de la troupe recevra des ordres pour partir dans la matinée.

LE MAJOR GÉNÉRAL AU GÉNÉRAL CLARKE

Potsdam, 25 octobre 1806.

L'Empereur, Général, ordonne que vous vous rendiez en poste à Berlin aussitôt que le général Thouvenot sera arrivé à Erfurt ; son intention étant qu'il vous y remplace, vous lui remettrez, en conséquence, vos instructions l.

Il est ordonné au général d'Hautpoul de partir avec sa division de cuirassiers demain à 8 heures du matin de manière

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