‹ Campagne de Prusse, 1806Chapitre 168 sur 412 · e, 6°, 9e, 14e, 26° de chasseurs · texte numérisé non relu

e, 6°, 9e, 14e, 26° de chasseurs

a. 7e, 23e, 24e, 88e, 29e, 3oe de dragons.

mon départ1, et exécutez-la constamment et insensiblement. En me renvoyant 2 régiments de chasseurs, envoyez-moi les plus nombreux en hommes : leurs selles seront portées sur des chariots, et vous les dirigerez sur Augsburg. Donnez ordre aux majors de partir devant pour acheter des chevaux à AugBburg avec les fonds qu'ils ont; je fournirai le surplus. Comme les chevaux sont rares en Italie, les régiments qui partent pourraient laisser des chevaux aux régiments qui restent en Italie ; ils se procureront des chevaux en Allemagne avec l'argent de ceux qu'ils auront vendus aux autres corps ; par ce moyen on ne perdra rien en Italie en nombre de chevaux. Surtout ne touchez jamais aux 2 régiments de cavalerie du corps du Frioul*. Ce corps ainsi organisé formerait votre corps de retraite, comme vos dépôts formeraient ▼os garnisons. Les grands coups se porteront ici. Toutes ces dispositions ne sont que spéculatives. Il n'y a pas d'apparence que l'Autriche bouge, surtout aujourd'hui que la Prusse eet anéantie.

L EMPEREUR AU ROI DE NAPLES

Potsdam, 25 octobre 1806.

Je vois avec plaisir que vous avez renvoyé 2 régiments de cavalerie ; renvoyez-en 2 autres. Les régiments de cavalerie vous sont, à ce que je vois, peu nécessaires àNaples. ..

Prenez tous les moyens pour préserver vos troupes des maladies.

Je vois avec peine que vous avez renvoyé Verdier; c'est un excellent officier. Vous avez peu d'hommes qui, dans des événements, pourraient vous rendre les services que vous deviez attendre de cet officier. Toutefois renvoyez tous les généraux dont vous n'avez pas besoin, et gardez les bons, ceux qui ont l'habitude du feu et des chances.

i. Instruction générale au vice-roi d'Italie, du 18 septembre (V. Iéna p. 61), et organisation de l'armée d'Italie du 23 septembre. â. 6« de hussards et 8« de chasseurs.

J'ai écrasé la monarchie prussienne : j'écraserai les Russes, s'ils arrivent; je ne crains pas davantage les Autrichiens. Je ne vous demanderai pas de troupes ; je n'en ai pas besoin. Si cependant vous pouvez m'envoyer de la cavalerie, faitesle ; car autant vous en enverrez, autant j'en retirerai d'Italie pour la Grande Armée. C'est ici le pays de la cavalerie, et elle ne peut rien à Naples contre des brigands, ni dans les rochers et les montagnes.

J'ai ordonné à mon ministre du Trésor de vous envoyer encore 500,000 francs en or. Si les pertes que vous avez faites en Polonais rendaient leurs cadres incomplets, envoyez-les à Landau, où ils feront partie des Légions du Nord. Ce sera un objet d'économie pour vous.

l'empereur au roi de hollande.

Pot8dam, 26 octobre 1806.

Vous avez eu tort de demander qu'on levât des gardes nationales dans les nouveaux départements. Le grand nombre de conscrits qui va arriver dans les 25* et 26a divisions militaires est tel, qu'on pourra mettre facilement 10,000 hommes dans Wesel, si cela était nécessaire. Vous avez eu également tort de demander que les corps qui sont à Paris se dirigeassent sur Wesel, puisque vous n'en avez aucun besoin, et que ces corps sont destinés à se porter en Bretagne, à Cherbourg ou à Boulogne, suivant les circonstances. Vous vous décidez trop vite, vous vous alarmez pour peu de chose ; il faut délibérer avec plus de sang-froid et mûrir vos instructions. Si ces corps étaient à Wesel, où ils sont inutiles, et que les Anglais fissent un débarquement à Brest, vous voyez combien mes mesures seraient dérangées. Je donne ordre qu'on envoie à votre armée le général Legrand, qui est à Boulogne. Que diable voulez-vous faire du général Desfourneaux, qui n'a jamais fait la guerre sur le continent ? Il ne l'a faite qu'à la Guadeloupe, et il serait bien embarrassé de commander un régiment en ligne.

Aucun événement imprévu ne vous mettait à même de faire ces demandes aux ministres. Qu'ils vous aient, après un conseil, refusé, ils ont eu raison. Votre tête va trop vite. Je n'ai donc pu qu'approuver la conduite des ministres, ce qui est fâcheux. Si vous aviez attendu, au contraire, que les Anglais fussent débarqués en Hanovre ou en Hollande, ils eussent été au-devant de vos désirs, ou mieux je les eusse prévenus. Une réserve dans un point central doit garder la circonférence ; je vous l'ai déjà expliqué dans mes instructions. Jusqu'à cette heure, rien n'est changé depuis mon départ de Mayence, ce qui n'a pas échappé aux ministres. Si j'avais pu penser qu'il fût utile de mettre des gardes nationales à Wesel, je n'y aurais pas manqué , mais là des gardes nationales ne valent rien. Quant au calcul que vous faites, qu'il fallait 15 jours pour porter en Hollande des troupes de Paris, je vous ai déjà fait connaître qu'au moyen des dispositions que j'ai faites elles y seront rendues en 4 jours; et ces dispositions sont convenues avec le ministre Dejean, qui n'y manquera pas. J'espère qu'aujourd'hui votre avant-garde se trouve à Gôttingen.

Page 1