LE GÉNÉRAL LASALLE AU GÉNÉRAL BELLIABD
Berkholz1, 88 octobre 1806.
Mon ayant-garde vient d'arrêter 5 hommes de 9 qui sont partis d'ici à 1 heure ; ces hommes étaient des traînards d'une colonne d'à peu près 2,000 hommes, tant infanterie que cavalerie, passée hier de 4 à 7 heures du soir.
LE GÉNÉRAL LABALLE AU GÉNÉRAL BELLIABD.
Berkholz, 28 octobre 1806.
D'après les ordres de S. A. le Grand-duc, je m'établissais à Lttcknitz, dont je reconnaissais les environs, lorsque les officiers envoyés en reconnaissance sur les routes de Stettin et de Pasewalk ' me dirent avoir rencontré les hussards rouges et bleus, qui n'ont voulu écouter aucun parlementaire, n'étant pas, disaient-ils, de la colonne du prince de Hohenlohe ; ils ont répondu à nouvelles sommations par des coups de pistolet. Comme le poste était mauvais, vu les marais et le contour en communication des routes qui reviennent sur ellesmêmes, j'ai fait évacuer de LBcknitz les 100 ou 200 Prussiens du corps de Hohenlohe qui étaient déjà arrivés dans cette ville. J'ai enlevé les lettres que je vous envoie et ordonné de couper le pont et me suis établi à Berkholz qui est le point d'embranchement des routes de Stettin et de Pasewalk.
Une reconnaissance poussée sur Pasewalk a rencontré des voitures chargées d'une centaine de soldats du général Blficher ; je les fais filer avec les autres sur Prenzlow ; je n'ai pu avoir d'eux aucun renseignement.
LE GÉNÉRAL MILHAT7D AU GÉNÉRAL BELLIABD.
Bandelow, 28 octobre 1806.
J'avais dépassé Bandelow * pour me porter sur Pasewalk où j'espérais atteindre un régiment de dragons prussiens qui, au lieu de passer à Prenzlow, avait, 1 lieue en arrière, gagné à gauche. Quoi-