De Badingen à Fûrstenberg, S4 kil
2. De Badingen à Gransee, 6 kil. ; — de Gransee à Fûrstenberg, Si kil. Le corps d'armée s'arrêta donc de 6 heures à 8 heures à Gransee, et se remit en marche pour Fûrstenberg. Voir à ce sujet le rapport du marécha' Bernadotte à l'Empereur, de Nossentin, 1er novembre, 8 heures après midi.
CVIIP. DC PBUUl, — II. 80
Lychen, ou le poursuivre dans le Mecklemburg s'il se détachait des restes de l'armée prussienne.
En arrivant ici, j'apprends que la colonne ennemie en est partie ce matin à 11 heures pour se retirer sur Lychen1. Mais il est probable que les troupes du Grand-duc ou du maréchal Lannes occupaient déjà cette ville ce matin, et que, dans ce cas, la colonne du général Blticher aura été rencontrée ou qu'elle se sera retirée par Ftirstenwerder, en se couvrant des lacs ; j'ai trouvé le général Treillard ici avec ses 3 régiments de cavalerie légère. Il a eu, dans la journée, à 1 lieue en avant de cette petite ville, une affaire avec l'arrière-garde ennemie ; il paraît qu'il a eu contre lui de 1 ,200 à 1,500 chevaux ; il s'est contenté de tenir sa position ici ; il n'a pas voulu s'engager plus avant contre des forces beaucoup supérieures aux siennes ; d'ailleurs sa cavalerie est extrêmement fatiguée. Le régiment des dragons de Henking s'est perdu ; il a paru sur la route d'ici à Gransee poursuivant un détachement du 10* de hussards ; le général Watier se trouvait là fort à propos ; il lui a fait, de suite, rebrousser chemin et l'a jeté dans les bois.
Sans m'occuper de cette petite colonne que l'on dit être sur nos derrières et n'ayant point encore de nouvelles du Grand-duc, quoique je lui aie expédié plusieurs officiers, je pense que je dois me diriger sur Lychen, afin de me lier avec le corps de M. le maréchal Lannes, et de pouvoir accabler l'ennemi qui est débordé par sa gauche. Si je pouvais espérer d'atteindre la colonne du général Blticher, je le suivrais ; mais il a beaucoup trop d'avance sur moi et il paraît certain que de Ftirstenwerder il veut marcher à Stettin par Pasewalk ; dans ce cas, je le rencontrerai plutôt en me dirigeant sur Lychen, Boitzenburg, etc.
J'attends avec impatience des nouvelles du Grand-duc par le retour d'un de mes officiers ; sa position exigera peut-être d'autres dispositions pour mon corps d'armée ; alors j'aurai l'honneur de vous en informer.