CAMP. DB PB USSB. XI
chaux Lannes . et Bernadotte, afin qu'ils puissent manœuvrer pour le prendre.
Vous aurez grand soin, Général, de m'instruire de tout ce qui viendra à votre connaissance.
Je dois vous prévenir qu'indépendamment du corps de Hohenlohe, de celui du duc de Weimar, de celui de Blticher, il y a une infinité de petites colonnes ennemies que vous devez ramasser, comme vous devez aussi faire le plus de prisonniers possible.
LE MAJOR GÉNÉRAL AU GÉNÉRAL FERY
Berlin, 29 octobre 1806.
Il est ordonné au général Fery, commandant à Spandau, de donner Tordre aux 2 bataillons venant de Strasbourg de partir pour se rendre ce soir à Berlin où ils seront aux ordres du maréchal Lefebvre.
LE MAJOR GÉNÉRAL AU GÉNÉRAL NANSOUTY
Berlin, 89 octobre 1806.
Je vous préviens, Général, que l'Empereur passera demain en revue votre division de cavalerie sur la place du palais à Berlin où vous devez vous trouver en bataille à midi. Aussitôt après la revue de S. M., vous vous mettrez en marche pour prendre de nouveaux cantonnements sur les routes de Francfort, Kilstrin et Oderberg, sans cependant que la tête de vos cantonnements puisse s'étendre à plus de 2 ou 3 lieues de Berlin.
LE MAJOR GÉNÉRAL AU MARÉCHAL LEFEBVRE
Berlin, 89 octobre 1806.
L'Empereur, M. le Maréchal, passera demain à midi sur la place devant son palais la revue de toute la Garde à pied,
du 28° régiment d'infanterie légère, des 2 bataillons venant de Strasbourg, qui sont à Berlin où ils seront à vos ordres, et où ces troupes doivent vivre comme la Garde par les soins de son administration.
LE MAJOR GÉNÉRAL AU MARÉCHAL BESSIERES
Berlin, 29 octobre 1806.
L'Empereur, M. le Maréchal, passera demain la revue de toute sa Garde à cheval devant le château ; il passera également la revue de la Garde à pied -, j'ai donné des ordres en conséquence au maréchal Lefebvre.
l'empereur au grand-duc de berg a prenzlow.
Berlin, 29 octobre 1806.
Je reçois la nouvelle du combat de Prenzlow. Témoignezen ma satisfaction aux dragons et à la cavalerie légère de Milhaud et Lasalle.
26 lieues de Prenzlow à Berlin par Zebdonick et Oranienburg.
LE MAJOR GÉNÉRAL AU GRAND-DUC DE BERG
Berlin, 29 octobre I80t>.
Indépendamment des petites colonnes égarées, mon Prince, il y en a 3 principales : celle du prince de Hohenlohe que vous avez prise à Prenzlow ; celle de Bliicher qui le 28 à la pointe du jour a quitté Wesemberg et que vous avez sûrement rencontrée aujourd'hui à Pasewalk; enfin une troisième, celle du duc de Weimar qui a surpris le passage de l'Elbe au maréchal Soult et qui l'a passé à ce qu'il paraît du côté de Sandow et deHavelberg le 26, doit s'être dirigée par Wusterhausen, Neu-Ruppin, Gransee ou par Ftlrstenberg ; or
de Havelberg à Fttrstenberg il y a 25 lieues l ; le duc de Weimar ne peut pas être à Fttrstenberg le 28 ; mais de Fttrstenberg à Pasewalk il y a 20 lieues8, et si la colonne ennemie prend cette route, vous la rencontrerez sûrement à Pasewalk dans la journée du 30 ou du 31 ; ainsi il est à présumer que rien n'échappera entre vous, mon Prince, et les maréchaux Lannes et Bernadotte ; tels sont les renseignements que je puis vous donner d'après les rapports parvenus à l'Empereur.
L'Empereur ne juge pas que l' ennemi puisse faire plus de 8 lieues par jour, peut-être même 7 lieues.
Les mêmes dispositions sont communiquées aux maréchaux Lannes et Bernadotte et au général Savary.
LE MAJOR GÉNÉRAL AU GÉNÉRAL SAVARY
Berlin, 29 octobre 1806.
Vous trouverez ci-joint, Général, le corps de la lettre que j'écris au grand-duc de Berg. Vous verrez que dans tout ceci nous chassons plusieurs lièvres, mais ce sera pour les prendre tous.
L'Empereur pense que vous devez vous porter à Neu-Ruppin en vous faisant appuyer par le 7e régiment ; il faut vous tenir sur vos gardes et, si vous rencontrez l'ennemi, tâcher de faire quelques prisonniers pour connaître quelle est celle des 3 colonnes que Ton rencontrerait ; observez qu'indépendamment des corps de Blticher et du duc de Weimar (car je ne parle plus de la colonne du prince de Hohenlohe qui est prise) il y a plusieurs petites colonnes, des bataillons et
i. De Sandow à Havelberg, 4 kil. ; — de Havelberg à Kyritz, 25 kil. ; — de Kyritz à Rage lin, 19 kil. ; — deRâgelinà Rheinsberg, îskil. ; — deRheinsberg à Menz, n kil.; — de Menz à Fûrstenberg, 12 kil. ; — soit 89 kil. de Sandow à Fûrstenberg ou 22 lieues un quart.
2. De Fûrstenberg à Woldegk par Rathenberg, Feldberg et Gôhren, 44 kil.; — de Woldegk à Slrasburg, 12 kil. ; — de Strasburg à Pasewalk, 17 kil. ; — soit 73 kil. de Fûrstenberg à Pasewalk ou 18 lieues un quart.
même des escadrons qui errent çà et là sans savoir quelle direction suivre ; il faut donc que de Neu-Ruppin vous poussiez des partis. S. M. pense qu'avec de la prudence vous n'avez que de bonnes rencontres à faire. Tout ce que vous prendrez en chevaux, bagages, etc., doit être dirigé sur Spandau.
LE MAJOR GÉNÉRAL AU MARECHAL NEY
Berlin, 29 octobre 1806.
L'intention de l'Empereur, M. le Maréchal, est que vous donniez l'ordre à la division de dragons qui est restée attachée à votre corps d'armée de partir de suite de l'endroit où elle se trouve pour se rendre à Neu-Ruppin passant par Rathenow, Friesack, Fehrbellin, ayant attention de s'éclairer de tous côtés et de tomber partout où il y a des ennemis.
Vous préviendrez le commandant de la division qu'il y a des bataillons, des escadrons, des convois ennemis perdus et égarés qui se dirigeaient sur Stettin et qui, sachant que nous nous en occupons, courent dans tous les sens.
Le général commandant la division me fera connaître le jour de son arrivée à Neu-Ruppin ; il me donnera tous les jours de ses nouvelles au quartier général impérial. Vous le préviendrez qu'il y a beaucoup de partis de notre cavalerie légère qui éclairent le pays, comme il verra par l'ordre du jour de ce soir * ; il est donc bien nécessaire qu'avant d'attaquer il fasse reconnaître si ce sont des Français ou des ennemis.
Tous les prisonniers, tous les chevaux et les convois qu'il prendra, il les adressera directement à Spandau qui est le dépôt général.
1. L'ordre du jour ne dit lien qui ne soit répété dans le 22e Bulletin.
LE MAJOR GÉNÉRAL AU MARÉCHAL SOULT
Berlin, 29 octobre 1806, 10 heures du soir*.
L'Empereur, M. le Maréchal, continue à vous laisser carte blanche sur vos mouvements ; mais, si vous n'avez aucune espérance de faire grand mal à l'ennemi, portez-vous à Fehrbellin ; le général Savary doit y être ; il pourra vous donner des renseignements; ce général, qui a avec lui le l" de hussards et le 7e de chasseurs, a eu l'ordre de pousser des partis et des reconnaissances sur toutes les directions.
Suivant les nouvelles que vous recevrez, vous êtes le maître de vous porter sur l'ennemi, ainsi que vous le jugerez convenable. Comme vous le verrez dans l'ordre du jour, le prince Murât a déjà pris le prince Hohenlohe et son corps d'armée. On doit croire que le grand-duc de Berg prendra aujourd'hui BlUcher ; nous sommes devant Stettin et le corps du maréchal Davout à Francfort dont le pont n'a pas été détruit.
Il est ordonné au général Picard qui doit être à Nordhausen avec 3 régiments de dragons pour nettoyer tout le pays sur les derrières de l'armée *, de réunir son monde et de se rendre sur-le-champ à grandes journées à Berlin; il m'enverra l'itinéraire de sa marche.
l'empereur au major général.
Berlin, 89 octobre 1806.
Donnez ordre au maréchal Bessières d'envoyer demain à Spandau 50 grenadiers, 50 chasseurs et 10 canonniers avec
1. Le registre du Major général ne porte pas l'heure, mais la lettre du maréchal Soult au Major général du 80 à 8 heures du soir accuse l'arrivée à l'instant de la dépêche du Major général du 29 à 10 heure* du soir. — Le Major général joignit en outre à cette dépêche copie de celle qu'il venait d'écrire au grand-duc de Berg et commençant par ces mots : Indépendamment
des petites colonnes Yoir le rapport du 30 susindiqué du maréchal Soult
au Major général.
a. Voir au 80 le rapport du général Picard sur la mission qui lui avait été confiée.
un officier supérieur pour choisir sur les 4,000 chevaux qui arrivent à Spandau, 150 chevaux de grenadiers, 150 de chasseurs et 30 pour les canonniers. — Donnez Tordre au général Nansouty d'envoyer pour chacun de ses 6 régiments un officier et 30 hommes à Spandau. Ils y seront rendus demain matin, iront à pied et là prendront 540 chevaux sellés et bridés les plus propres à leur arme1, parmi les 4,000 qui arrivent demain à Spandau. — Prévenez le général Bourcier par un courrier extraordinaire qu'il arrive demain à Spandau 4,000 chevaux sellés qui ont été pris au 'prince Hohenlohe ; que j'ai ordonné que les 330 meilleurs soient donnés à la Garde et que j'ai envoyé à cet effet des détachements poulies prendre ; que tous les dragons à pied qu'il a, il les envoie à Spandau, et s'il a plus de chevaux que d'hommes, qu'il charge un homme de 2 ou 3 chevaux et envoie le plus d'hommes à pied qu'il pourra à Spandau ; que le général Nansouty doit en prendre 540 et envoie le tiers d'hommes ; qu'il faut que le général Bourcier fasse cette distribution et qu'il fasse au mieux pour que les chevaux ne dépérissent pas ; que nous avons 3 à 4,000 hommes à pied, qui me joindront avant peu, et on les montera. Le meilleur moyen est de les mettre dans les écuries de Potsdam. Envoyez un courrier au général Lemarois pour qu'il envoie à Spandau les cavaliers à pied et surtout les dragons à pied ; écrivez au maréchal Lefebvre que, s'il a encore des dragons à pied, il les fasse partir pour Spandau. Enfin donnez l'ordre que les dépôts de cavaterie en route sur Wittenberg* hâtent leur marche ainsi que les hommes à pied venant de Wtirzburg sur Erfurt et que tout cela se réunisse à Potsdam pour avoir soin de ces chevaux. — Écrivez à tous les régiments de cavalerie, chasseurs et hussards, de diriger leurs hommes à pied sur Spandau en disant au général Bourcier qu'on leur remette les chevaux sellés pour monter ces hommes. — Ecrivez au général Songis qu'on a pris 60 pièces de canon attelées qui vont être di-
1. 20 à la compagnie d'élite du 4* de dragons. Ordre du Major général du 29.
2. Le 21 l'ordre avait été donné au colonel Lacour, commandant le dépôt de cavalerie de Forchheim, de se diriger sur Wittenberg. — Le 29 il lui fut
rigées sur Spandau. Il faut qu'il ait là des hommes qui prennent soin de ces chevaux.
LE MAJOR GÉNÉRAL AU GÉNÉRAL COMMANDANT LES TROUPES BAVAROISES A DRESDE.
Berlin, 29 octobre 1806.
Je viens de donner Tordre, M. le Général, qu'on fournisse des souliers à vos soldats ; l'intention de l'Empereur est qu'ils soient en tous points traités avec les mêmes égards que l'on porte aux troupes françaises, qu'ils éprouvent les mêmes douceurs autant que les circonstances le permettent. Les alliés de l'Empereur et Roi étant associés à la gloire de la dernière campagne comme à celle-ci, ont le même droit que les Français à sa sollicitude.
Toutes les campagnes de l'Empereur sont des campagnes de manœuvres, et la gloire appartient également à tout ce qui compose la Grande Armée, soit troupes françaises, soit troupes alliées; tels sont, M. le Général, les sentiments de l'Empereur, et s'il pouvait avoir de la prédilection, ce serait assurément en faveur des troupes de S. M. le roi de Bavière.
envoyé* une continuation de roule sur Potsdam. — Les petits dépôts partirent de fiaircuth le 5 novembre.
Officiers.
Carabiniers, i*r, 2e régiments . . 2
Cuirassiers, iep, 2e, 8e, 5e, 9e, 10e,
Dragons, 1er, 2e, 3e, 5e, 6e, 8e, 9e,
10e, IIe, 12e, 13e, 14e, 15e, 16e, 17e, 18e, 19e, 20e, 21e, 22e, 25e, 26e, 27e 17
Chasseurs, 1er, 2e, 5e, 7e, 10e, 11e,
Hussards, i«, 2e, 3e, 4e, 5e, 7e,
Train d'artillerie, 2e, 3e, 5e, 8e bataillons »
Chevaux
Troupe.
d'officiers.
de troupe
LE MAJOR GÉNÉRAL AU GÉNÉRAL DE WREDE
Berlin, 29 octobre 1806.
Il est ordonné au général de Wrède, commandant la division des troupes bavaroises, de partir demain 30 de Dresde, de se diriger sur Cotbus et de là de se rendre à Peitz où il tâchera d'arriver le 1" ou le 2 novembre au plus tard et où il cantonnera jusqu'à nouvel ordre. La cavalerie attachée à cette division continuera sa marche sur Francfort pour se lier à celle du corps du maréchal Davout qui y sera.
Aussitôt que la division du général Deroy sera arrivée à Dresde, elle suivra, sans y séjourner, la division de Wrède pour se rendre également à Peitz où le corps bavarois réuni attendra de nouveaux ordres.
Le commandant des troupes bavaroises se mettra en correspondance avec le corps du maréchal Davout qui sera à Francfort.
LE GÉNÉRAL DUBOSNEL AU MARÉCHAL AUGRREAU.
Neustadt-Eberswald, 29 octobre 1806.
Aucun des partis que j'ai fait voyager hier, n'a rencontré l'ennemi. H paraît constant qu'on a ramassé quelques traîneurs de toutes armes que je vais adresser aujourd'hui à M. le général chef de votre état-major.
Nous continuons à faire des prises : l'escadron que j'ai envoyé hier à Oderherg pour y relever les 25 chasseurs que j'y avais portés dans le premier moment pour y prendre poste et intercepter la communication du canal à sa jonction dans l'Oder, d'après les instructions que j'avais données au chef, a fait longer le canal par une patrouille à pied, qui a capturé, chemin faisant, 8 bâtiments chargés d'armes, d'effets militaires, de farines, de blés, d'eau-de-vie. etc. Le chef d'escadron y a mis une garde avec ordre de les ramener ici où ils ne peuvent arriver que dans la journée. Aussitôt qu'ils y seront, j'en ferai faire le relevé succinct que j'aurai l'honneur de vous adresser. J'ai fait requérir des bateliers pour les faire rétrograder le plus promptement possible sur Spandau.
L'escorte de ceux que j'ai fait partir hier, en a encore capturé un à peu de distance d'ici, chargé de vin, eau-de-vie, etc., qui rétrograde avec le premier convoi. J'ai l'assurance que ce détachement dans sa route en prendra beaucoup d'autres. Jusqu'à présent voilà toujours à ma connaissance 14 bâtiments.
J'ai fait arrêter hier 2 soldats prussiens venant de Berlin avec un passeport français délivré par la ville et daté du 27 de ce mois, autorisant lesdits soldats à se rendre en Poméranie. J'ai été surpris que les magistrats de Berlin se permissent de délivrer en ce moment de semblables passeports et j'ai l'honneur de vous adresser celui-là pour que vous puissiez juger vous-même de l'abus.
Je m'occupe à faire constater l'état des différentes caisses publiques qui se trouvent dans le pays. Jusqu'à présent mes recherches ne sont pas très-fructueuses. Il est redu à quelques-unes ; d'autres n'ont que quelques écus en caisse. J'aurai l'honneur d'informer V. Exe. du résultat de mon opération.
J'ai beaucoup de peine à maintenir la discipline. L'esprit de rapine est à son comble. Quelques exemples sévères sont d'une indispensable nécessité. Déjà j'ai envoyé à votre état-major un très-mauvais sujet du 20e de chasseurs avec une plainte détaillée 1. Aujourd'hui je vais en faire partir 2 autres que j'adresserai de même à M. le général Pannetier. Je vous prie d'ordonner qu'il en soit fait une prompte justice.
LE GBHÉRAL AMET AU MARÉCHAL AUQEBEAU.
Neubrûck, 99 octobre 1806, 8 heures du soir.
J'ai l'honneur de rendre compte à V. Exe. que le général Savary, aide de camp de S. M., vient de passer à NeubrUck avec des ordres de l'Empereur qui mettent à sa disposition le 7e de chasseurs à cheval y compris les 25 hommes qui étaient détachés ici et à Hohen-Schëpping. Cette troupe doit se rendre sans délai à Fehrbellin où tout le régiment doit être rallié demain 30 à midi.
Le détachement qui est placé à Oranienburg devant également se porter sur Fehrbellin, et ce point se trouvant dégarni, j'ai jugé à propos de détacher une des 3 compagnies de voltigeurs établies à Hohen-Schtipping pour remplacer les chasseurs à cheval.
N'ayant point reçu aujourd'hui de renseignements sur la position de l'ennemi et mes patrouilles et découvertes ne m'ayant pas transmis de rapports, je n'ai point cru devoir en informer Y. Exe.
1. Ce rapport du général Durosnel est confirmé par les renseignements anecdotiques du fourrier Parquin. Voir page 453.
J'ai envoyé ce matin à Spandau 30 déserteurs prussiens. Depuis il en est arrivé une dizaine.
Le 7e corps est resté dans sa position en avant de Berlin le 29 et le 30. Le 31 il est entré à Berlin à l'exception du 16e d'infanterie légère qui a pris ses cantonnements sur les 2 routes de Ktistrin et Stettin ; parc à Weissensee. — 1er, 2 et 3 novembre, même position. — Le 4 le 7e léger a reçu ordre de partir de NeubrUck pour se rendre à Berlin où il est entré à 7 heures du matin. L'artillerie attachée aux troupes de Hesse-Darmstadt s'est réunie au parc d'artillerie à Weissensee. — Le 6 la lw division est partie pour se porter à une marche de Berlin sur la route de Kûstrin.
L'Empereur a passé la revue du 7e léger.
Le 7 le 20e de chasseurs part de Neustadt-Eberwald pour se rendre à Driesen ; la lre division est en arrière de Ktistrin ; la 2e part de Berlin et s'établit en arrière de Munchberg.
LE GÉNÉRAL BELLIAED AU GÉNÉRAL LASALLB.
Prenzlow, 29 octobre 1806, 5 heures du matin.
Le Prince désire, mon cher Général, que vous repreniez Ltfcknitz et que vous poussiez une forte reconnaissance sur Stettin. Le Prince partira à 6 heures du matin pour marcher aussi sur Locknitz avec les dragons, l'infanterie et du canon.
Dans le compte que vous me rendez, vous ne dites pas si c'est sur la route de Stettin ou sot celle de Pasewalk que vos reconnaissances ont rencontré les hussards rouges. Si l'ennemi qui a marché sur Pasewalk n'avait pas passé Ltfcknitz et qu'il n'y eût pas d'autre route que celle qui conduit à Berkholz, il faudrait alors continuer d'occuper ce point jusqu'à ce que les dragons aient pu vous rejoindre et envoyer seulement un escadron sur Lëcknitz.
Faites pousser une reconnaissance sur Pasewalk. Le général Milhaud a dû partir à 4 heures du matin de Bandelow pour s'y rendre et dans le cas où l'ennemi serait en force, il doit rabattre par sa droite sur Locknitz.
Le Prince pense qu'il aura bientôt de vos nouvelles. Le hussard que vous m'avez envoyé prendra avec lui à la division de dragons les' cartouches, mais si cela devait trop le retarder, j'écris au chef d'état-major du général Grouchy de vous en faire conduire à Berkholz. Vous auriez dû hier en faire prendre à Prenzlow quand on s'y est arrêté.
Je vous envoie le mot d'ordre.
M. le chef d'état-major, envoyez de suite au général Lasalle à Berkholz sur la route de Lëcknitz 150 paquets de cartouches d'infanterie ; vous les ferez escorter par un détachement de dragons.
LE GÉNÉRAL BELLIABD AU GÉNÉRAL BEAUXONT.
Prenzlow, 29 octobre 1806.
Le Prince ordonne que vous vous chargiez avec 5 régiments de votre division de l'escorte des prisonniers de guerre * ; vous les dirigerez en 2 colonnes et vous aurez avec vous un régiment d'infanterie. Votre commissaire des guerres devra toujours être en avant d'un jour pour faire préparer les vivres. Vous organiserez les jours de marche selon que vous le jugerez le plus convenable.
Vous ordonnerez qu'on fasse prendre de suite aux régiments de la division Grouchy qui sont en ville tous les chevaux de prise qu'on a ramassés hier. Je vous prie de faire drosser un état exact par régiment et par arme de tous les prisonniers, et un état des chevaux. Ainsi que je vous l'ai mandé hier, les colonnes de prisonniers doivent être conduites à Spandau où vous les remettrez au commandant de la place.
Prévenez le Ministre de la guerre de votre marche sur Spandau et du jour où vous y arriverez. Je lui écris de mon côté pour lui en rendre compte. Aussitôt votre arrivée à Spandau, vous voudrez bien réunir tous les drapeaux et les porter à Charlottenburg,
LE GRAND-DUC DE BERG A L 'EMPEREUR
Prenzlow, 29 octobre 1806, 8 heures du matin.
Sire, j'ai l'honneur de rendre compte à V. M. du résultat de la journée d'hier et du mouvement du général Lasalle sur Lôcknitz et de celui du général Milhaud sur Pasewalk. Le général Lasalle est arrivé à Lôcknitz vers 4 heures, en a fait rompre le pont ; mais instruit qu'il avait des troupes derrière lui venant de Pasewalk, il a cru devoir se retirer sur Berkholz, embranchement des 2 routes. En étant instruit, je lui ai ordonné de reprendre Lôcknitz ; je m'y porte avec toute la division Grouchy et toute l'infanterie que M. le maréchal Lannes a pu me donner. J'espère fermer encore la