OBDBB
Rathenow, 29 octobre 1806.
L'officier commandant la compagnie de fusiliers que M. le général Saint- Hilaire désignera pour faire le service de la place de Rathenow depuis le départ de la division jusqu'à l'entier passage du corps d'armée, exécutera ponctuellement les dispositions suivantes :
II établira des gardes et fera faire des patrouilles pour prévenir toute espèce de désordre ; il recommandera à ces gardes et patrouilles de prévenir tous les corps qui sont restés en arriére et qui passeront à Rathenow de se diriger sur Wusterhausen pour le rejoindre. Il restera à Rathenow jusqu'au passage du bataillon que M. le général Saint-Hilaire a laissé en arrière pour couvrir la marche du grand parc et il se réunira à ce bataillon pour rejoindre sa division.
G»1 Compare.
ORDBB AU COMMAMOAHT DB LA PLACE DB RATHENOW.
29 octobre 1806.
Vous voudrez bien donner pour consigne à la garde de la porte par laquelle les troupes du corps d'armée entrent aujourd'hui dans Rathenow de prévenir M. le général Margaron et les capitaines d'artillerie Hubert et Pons qui doivent y arriver dans la nuit, le premier à la tête d'un régiment de cavalerie et les
LE MARÉCHAL SOULT AU MAJOR GÉNÉRAL
Rathenow, s 9 octobre 1806.
Depuis hier le corps d'armée occupe Rathenow où nous avons trouvé en arrivant plusieurs officiers prussiens blessés que je fais conduire à Spandau comme prisonniers de guerre: parmi ces prisonniers se trouve un prince d'Anhalt-Pleiss J ; nous avons aussi trouvé ici beaucoup d'invalides que j'ai fait désarmer, des magasins considérables en blé, farines, etc.
Aujourd'hui j'ai porté la cavalerie légère jusqu'à Dreetz, une division d'infanterie à Khinow et le restant de l'infanterie en avant de Hohen-Nauen.
Demain je réunirai tout le corps d'armée à Wusterhausen, et je porterai la cavalerie très en avant pour avoir des nouvelles de l'ennemi. J'espère que par son premier rapport elle m'annoncera qu'elle a rejoint la colonne du duc de Weimar et peut-être même quelque chose de celle du prince de Hohenlohe.
D'après ce que V. A. m'a fait l'honneur de me mander dans sa lettre du 27 que je reçois à l'instant, je serais porté à croire que le prince de Hohenlohe en se voyant débordé à
deux autres à la léte de leurs compagnies, de se présenter à mon bureau aussitôt leur arrivée pour y recevoir des ordres que j'ai à leur donner de la part de M. le Maréchal commandant en chef. — Comme il est possible que ces officiers devancent leur troupe et marchent isolément, vous recommanderez au commandant du poste de questionner les militaires qui entreront dans la nuit, afin d'éviter que ceux-là ne passent sans être reconnus : vous ne sauriez recommander à cel égard trop de surveillance.
G*' Compas».