LE MARÉCHAL BOULT AU GÉNÉRAL GUYOT
Wûsterhausen, 30 octobre 1806.
Je reçois avec bien du plaisir la nouvelle que vous me donnez qu'aujourd'hui à 2 heures l'ennemi était encore à Zechlin; j'espère
1. de Wûsterhausen à Ragelin, 21 kil. ; — de Ragelin à Rheinsberg, 19 kil. ; — à Zechlin, 18 kil. ; — à Wittstock, 20 kil. ; — - de Wûsterhausen à Wittstock, Si kil. ; — de Rheinsberg à Zechlin, 12 kil.
2. De Neustadt à Wûsterhausen, 5 kil. ; — de Wûsterhausen à Brunn, 5 kil.
que pour cette fois il ne nous échappera pas. Il est cependant bien important qu'avant le jour je sache quelle direction il a prise en sortant de Zechlin et si àWittstock ou Herzsprung il y a eu aujourd'hui de ses troupes ou s'il devait y en arriver. Envoyez-moi lo rapport de vos reconnaissances aussitôt qu'elles seront revenues. J'éprouve d'autant plus d'impatience de les avoir qu'ils doivent me déterminer sur la direction à donner au corps d'armée.
Le 16° de chasseurs ' et l'artillerie viennent d'arriver ; demain ils coopéreront aux opérations.
Sitôt que vos reconnaissances auront joint l'ennemi, elles doivent rester en présence pour ne plus le perdre de vue jusqu'à ce qu'il soit détruit. Elles doivent vous en instruire pour que vous m'en rendiez compte sans perdre une minute.
Je ne vous enverrai des ordres qu'après que j'aurai reçu le rapport des reconnaissances que vous avez envoyées à Wittstock et à Rheinsberg.
Je vous annonce qu'après une des plus belles affaires de cavalerie que l'on puisse voir, S. A. le grand-duc de Berg a pris toute la colonne du prince de Hohenlohe de 16,000 hommes et de 60 pièces de canon et qu'avec cette colonne il y avait plusieurs ; princes de la famille royale. Cet événement doit enflammer l'émulation des militaires du corps d'armée afin que nous puissions offrir de nouveaux triomphes à l'Empereur.
Journal des opérations du 4* corps. — Le détachement qui fut à Wittstock rencontra la queue d'une colonne ennemie, la chargea immédiatement et lui prit un équipage de pont bien attelé et en bon état, ainsi que 200 hommes ; on apprit par les prisonniers qui furent faits que le duc de Weimar en était parti la veille pour rentrer en