L EMPEREUR AU VICE-ROI D ITALIE
Berlin, 81 octobre 1806.
Mon Fils, l'armée du roi de Prusse n'existe plus. Tout ce qui était à Iéna, 160,000 hommes, ont été tués, blessés ou pris ; pas un homme n'a passé l'Oder. Je suis maître de leurs places fortes, de Spandau, de Stettin. Mes troupes sont sur
les confins de la Pologne. Le roi de Prusse a passé la Vistule ; il ne lui reste pas 10,000 hommes. Je suis assez content des habitants de Berlin.
J'envoie les différents décrets dont vous avez besoin.
Les 4 régiments de cuirassiers doivent être partis ; faitesmoi connaître quand ils seront sur le Danube.
l'empereur au vice-roi d'italie.
Berlin, 31 octobre 1806.
Faites confisquer tous les bâtiments prussiens qui se trouvent dans mes ports d'Italie, et autorisez les corsaires à les poursuivre.
Faites faire par une circulaire des prières publiques dans mon royaume d'Italie pour remercier Dieu de l'heureux succès de mes armes.
Mettez dans Milan une grande pompe à la cérémonie du Te Deum qui sera chanté à cette occasion.
Les 2 premiers régiments italiens font partie du corps du maréchal Mortier et sont du côté de Cassel. Le 3e régiment est en marche pour arriver.
l'empereur a m. cambacérès.
Berlin, si octobre 1806.
Je viens d'ordonner que le général Canclaux serait chargé d'organiser et commanderait 3,000 gardes nationales des départements de la Somme et de la Seine-Inférieure1. Le