‹ Campagne de Prusse, 1806Chapitre 285 sur 412 · l'bMPKRBUR AU GàXBRAL CANCLAUX · texte numérisé non relu

l'bMPKRBUR AU GàXBRAL CANCLAUX

Berlin, 31 octobre 1806.

Je vous ai nommé pour organiser et commander 3,000 hommes de gardes nationales de la Somme et de la Seine-Inférieure. Je désire que vous voyiez en cela une marque de ma confiance dans vos talents et votre attachement à ma personne. Rendez-vous à Amiens et dirigez les gardes nationales sur le Havre, Dieppe et Saint- Valéry. Donnez tous vos soins à l'instruction de cette réserve, afin que si, au printemps, les Anglais inquiètent mes côtes, vous puissiez vous porter sur Cherbourg, Boulogne et partout où il serait besoin.

général Rampon en commande 6,000 à Saint-Omer. Cela fera 9,000, qui pourront se porter soit sur Boulogne, soit sur Cherbourg, selon les événements. J'ai ordonné que le général Lamartillière en organiserait 3,000 à Bordeaux. Pressez pour que tout cela se fasse promptement, afin que mes côtes ne soient pas sans défense tant pour le moment que pour le printemps prochain ; car il est possible que mon armée ne soit pas rentrée pour cette époque, quoique de ma personne j'espère être de retour. Prenez des renseignements et faitesmoi connaître jusqu'à quel point je puis compter sur les 3,000 hommes du général Canclaux, et si, en organisant 3 autres mille gardes nationales dans les départements du Calvados et de la Manche, je pourrais retirer le 5e d'infanterie légère, qui est là. Dans toute probabilité, si les Anglais envoient du monde, ce sera en Hanovre pour soutenir la Suède comme ils en envoient en Sicile pour soutenir le roi de Naples.

Vous verrez par le 24e bulletin la situation de mes affaires ici. Tout va aussi bien qu'il est possible de se l'imaginer. La Prusse est abattue et ne compte plus pour rien. Mes pertes sont légères. On ne saurait se trouver dans une meilleure position.

ORDRES

Berlin, 31 octobre 1806.

Il faut tenir un conseil d'administration composé de M. Villemanzy, de M. Estève, de M. la Bouillerie ; y appeler, s'il est nécessaire, les hommes du roi de Prusse qui connaissent le pays, pour me proposer les impositions à frapper sur la rive gauche de l'Elbe.

Les Etats du duc de Brunswick, ceux du duc de Weimar, doivent y être compris ; la Saxe doit y être comprise aussi.

On fera également un autre projet pour l'organisation de la monarchie prussienne en deçà de l'Oder, de manière à me faire rentrer de l'argent le plus tôt possible.

On présentera également un projet d'ordre du jour pour distribuer les capotes fournies à Leipzig et à Berlin, en prenant pour principe que les municipalités n'achètent rien ; j'aime mieux leur argent.

Demain à midi M. Daru me portera le résultat de ce travail.

On présentera aussi un projet de décret pour l'organisation de la ville de Berlin, garde nationale et municipalité, ainsi que pour le reste du pays, en mettant un commandant militaire et un administrateur.

M. Daru présentera aussi demain un coup d'œil sur la situation des magasins de Wittenberg, Spandau et Berlin, et de la compagnie Breidt ; une situation des hôpitaux telle qu'on l'a ; une situation de la caisse de l'armée, ce qu'il y a, et ce qu'il y a en route.

Mais pour ne pas confondre ce qui est relatif à l'administration de l'armée, M. Daru m'en rendra compte à 6 heures.

S'il est des choses qu'il ne sache pas clair, il fera venir les chefs de service.

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