Dépêche du 98 octobre midi
8. La division Sachet, arrivée le 27 à midi à Zehdenick, en repartit dans la soirée. Voir pages 424, 425, 426.
Le 2e régiment de hussards a chargé ce matin sur une portion de Tarrière-garde ennemie et Ta rejetée sur la cavalerie de M. le maréchal Soult qui venant par Mirow entrait à Waren * en même temps que la mienne. 3 escadrons de dragons sont tombés en notre pouvoir.
La cavalerie de M. le maréchal Soult qui est déjà arrivée, se compose d'environ 500 chevaux. Son infanterie est encore à 4 lieues d'ici ; la mienne quoique très-fatiguée marchera toute la nuit. Le général Savary nous a aussi joints avec 400 chevaux. J'espérais bien, Sire, venir à bout de la colonne ennemie avec mes propres moyens, mais cependant j'avoue à V. M. que ce renfort de chevaux me fait grand bien, puisque je n'en avais auparavant que 600 à 700, devant un ennemi qui en a environ 5,000 et qui s'en sert avec avantage pour protéger sa retraite en couvrant toujours son corps principal par les lacs dont tout ce pays est coupé.
Je viens dp donner au général Savary 1 régiment d'infanterie légère ; il se dirige à droite pour couper une portion de la colonne ennemie ; moi-même je marche sur Alt-Schwerin. Nous agirons tous de concert pour remplir les ordres de V. M., et j'espère que sous 2 jours au plus tard elle sera satisfaite.
Le 1er novembre le 1er corps d'armée se dirigea sur Waren en passant par Klokow-Krug et Kargow. En arrivant sur Waren nous trouvâmes une brigade de cavalerie du maréchal Soult qui venant de la Vieille-Marche fit sa jonction avec nous.
Une arrière-garde prussienne que nous suivions de près, fut obligée de passer le défilé de Waren en grande hâte ; elle y laissa quelques pelotons qui furent enveloppés et mirent bas les armes.
Sur les hauteurs en arrière de la ville il y eut encore un engagement de cavalerie où celle du maréchal Soult prit part. L'ennemi se retira ensuite sans s'arrêter jusqu'au bois entre Jabel et Nossentin * ; là il nous montra de l'infanterie et du canon et arrêta la cavalerie qui était à sa poursuite. Devant ce bois dont la profondeur* est d'une lieue, coule un ruisseau marécageux.