LB LIEUTENANT GÉNÉRAL DEROY AU MAJOR GÉNÉRAL
Ingolsladt, 16 octobre 1806.
Au moment que je voulais faire rapport à V. A. que le corps d'observation qui, d'après les instructions de S. M. l'Empereur des Français et Roi d'Italie, devait s'établir entre l'Inn et l'Isar, y avait pris sa position, je reçus l'ordre que ce corps devait prendre des cantonnements dans les environs d'Ingolstadt et 7 attendre les ordres qui pourraient lui parvenir de Y. A. ; je crois de mon devoir de faire part à V. A. que ce corps divisé en 2 brigades sous les ordres des généraux brigadiers Siebein et Raglowich, consistant dans une division de chasseurs, le 6e bataillon d'infanterie légère, les 4*, 5e, 6* et 10e de ligne, les 1er et 4* cbevau-légers et 3 batteries, se trouvent ici et aux environs. Le lir de ligne et le 1er de dragons se -trouvent à Munich, et du 8e de ligne un bataillon se trouve à Passau et TOberhaus et l'autre à la tête de pont de Braunau sous les ordres du général de division Merle.
J'expédie le porteur de la dépêche, le capitaine baron de Deux- Ponts, pour que la dépêche parvienne exactement à Y. A. ; il est chargé de prendre les ordres qu'elle voudra bien lui donner ; le plus agréable pour moi, aussi bien que pour tout le corps sous mes ordres, serait de joindre l'armée et de prendre part à ses actions victorieuses.
LE MAJOR GÉNÉRAL AU MARÉCHAL AUGKREAU
Weimar, 17 octobre 1806.
L'Empereur, M. le Maréchal, ordonne que vous partiez avec votre corps d'année aujourd'hui 17 pour vous rendre à Naumburg. Vous irez coucher aujourd'hui aux deux tiers du chemin, de manière à arriver demain de bonne heure à Naumburg, si cela était nécessaire. Vous me ferez connaître le lieu où vous coucherez.
L'Empereur ordonne que vous laissiez tout le 14e régiment en entier à Weimar, pendant les journées du 17 et du 18, tant pour maintenir la police dans la ville que pour protéger le passage de l'artillerie et des convois des différents .corps d'armée. Ce régiment fournira des piquets et des sentinelles pour garder les canons et les fusils qu'on a. ramassés sur le champ de bataille et que le général Songis fait prendre.
L'Empereur, M. le Maréchal, ordonne qu'avant votre départ vous fassiez faire de nouvelles patrouilles pour rechercher dans la ville le restant des prisonniers et les faire diriger sur Erfurt. Ensuite le 14e régiment vous rejoindra1.
1. i/ ADJUDANT COMMANDANT DSSTZBL, COMMANDANT DE PLACB A WEIMAE, A L,' ADJUDANT COMMANDANT IIASTEEL, CHEF DE L* ETAT-MAJOR GEKEBAL.
Weimar, 19 octobre 1806.
Mon général, j'ai l'honneur de vous annoncer que je suis parvenu a rétablir l'ordre et la tranquillité dans cette place, au point que les boutiques sont ouvertes et que les citoyens retournent à leurs travaux.
J'ai découvert un dépôt d'armes de toutes espèces au château d'Ettersburg ; je l'ai fait enlever ot amener ici ; il y a environ 600 fusils de calibre.
On a découvert sur la route d 'Erfurt une ambulance prussienne abandonnée
l'empereur au major général.
Weimar, 17 octobre 18 06.
Envoyez par un aide de camp du prince Jérôme Tordre à la seconde brigade bavaroise de presser sa marche de Forchheim ou de Baireuth où elle doit être, pour se rendre à Plauen, afin d'y joindre la première \
Envoyez l'ordre à la division du général Grouchy, qui doit être à Âuma, de se diriger sur Géra et de Géra sur Leipzig*.
Enyoyez l'ordre aux troupes badoises, qui doivent être rendues à Baireuth, de se diriger sur Plauen. Même ordre aux Wurtembergeois8.
Réitérez l'ordre au commandant de Bamberg de faire partir tous les détachements et de ne rien retenir, et d'accé-
et pillée. J'y ai fait enlever tout ce qui était en état de nous servir ; nous y avons trouvé des ressources en charpie et compresses qui nous manquaient absolument à l'hôpital que j'ai fait établir à Alexander-Hof et qui commence à ôtre pourvu du nécessaire.
J'ai fait amener hier ici une pièce prussienne de 8 que des paysans cherchaient à enfouir ; j'en ferai la remise au parc d'artillerie le plus voisin et j'ai l'espoir d'en découvrir d'autres.
J'ai ordonné aux habitants et aux paysans des environs de rapporter toutes les armes abandonnées tant pour éviter un armement contraire à la sûreté des individus marchant isolément, que pour procurer des ressources à notre année.
Jai fait rejoindre beaucoup de traînards ; je n'en souffre aucuns en Tille et j" ai invité les magistrats à ne loger personne sans mon ordre.
Le 14* régiment de ligne est parti ce matin, en sorte qu'il ne me reste que 50 chasseurs du bataillon de Nassau-Usingen et aucun moyen de correspondre avec Je quartier général. Je vous prie en conséquence de mettre à ma disposition au moins une vingtaine d'hommes de troupes à cheval et un bataillon deHeasois, afin que je puisse faire escorter les convois de prisonniers de guerre qui arrivent journellement à Weimar et qui encombreraient cette place, si vous ne daignez prendre ma demande dans la plus prompte considération.
]. Ordre en conséquence au général commandant la seconde brigade de troupes bavaroises ; — au prince Jérôme et à M. Otto pour les prévenir de ce mouvement.
t. Ordre au général Grouchy. — Tenir le major général informé de sa marche.
Cette division était le 16 à Géra.
9. Ordre au général commandant les troupes badoises ; — au général commandant les troupes de Wurtemberg.
lérer la marche du 28e d'infanterie légère; aux troupes de Hesse-Darmstadt et d'Usingen qui n'auraient pas encore dépassé Wttrzburg, de se diriger sur Erfurt '.
Même ordre à la seconde brigade badoise et écrivez à Bade pour qu'on presse le départ de cette seconde brigade*.
L EMPEREUR AU KOI DE HOLLANDE
Weimar, it octobre 1806.
M. le prince de Bénévent vous aura envoyé les bulletins; vous y verrez que la fortune a favorisé la justice de ma cause : 60 à 80 drapeaux, 30,000 à 40,000 prisonniers, 300 pièces de canon, tous les généraux prussiens tués ou pris, le duc de Brunswick tué, le général Rtlchel tué; tel est le résultat de la bataille d'Iéna, que j'ai livrée le 14 de ce mois.
Il faut aujourd'hui que vous preniez possession du comté de la Marck, de Munster, de Paderborn. Faites enlever partout les aigles prussiennes, et déclarez que ces pays n'appartiennent plus à la Prusse. Laissez à Wesel les 3" bataillons du 21* et du 22' ; faites-y réunir, si cela est nécessaire, 2 autres 3e' bataillons, de ceux qui sont dans la 25* division militaire, et formez 6 bataillons composés de 2 bataillons du 22e, de 2 bataillons du 72e et 2 du 65e. Mon projet est que vous envoyiez ces 10,000 hommes à Paderborn. Le maréchal Mortier, avec son corps d'armée plus fort que le vôtre, se rend à Fulde. Mon intention est qu'avec ces 2 corps d'armée vous entriez dans Cassel, que vous fassiez prisonnier l'Électeur et que vous désarmiez ses troupes ; mais, avant d'exécuter ce projet, il faut que vous soyez arrivé à Paderborn, et le maréchal Mortier à Fulde. Je suppose que le maréchal Mortier sera arrivé à Fulde avec son corps d'armée le 24 ou le 25 octobre. Si vous étiez arrivé le même jour,
i. Ordre au général Thouvenot pour les troupes qui n'ont pas dépassé Wûrzburg.