‹ Campagne de Prusse, 1806Chapitre 30 sur 412 · RAPPORT A B. H. L EMPEREUR · texte numérisé non relu

RAPPORT A B. H. L EMPEREUR

Weimar, 16 octobre 1806.

On établit une ambulance dans une grande maison sur la route d'Erfurt. Elle pourra contenir 300 blessés. Il y a dans ce moment 60 Prussiens blessés, j'ai vu 4 soldats français qui venaient s'y faire panser et qui sont logés en. ville: On dit qu'il y a dans la ville quelques autres blessés français ou prussienâ que Ton va réunir dans cette ambulance. Elle manque de chirurgiens. Le commandant de la place s'occupe à faire réunir les prisonniers pour les évacuer. Il n'y en a pas eu de compte fait jusqu'à présent. On ne connaît pas d'autres généraux que M. de Schmettau qui est logé dans le palais.

On a trouvé 1,000 quintaux de farine formant 85,000 rations de pain. On en a déjà fourni aux boulangers de la ville et au 7° corps pour faire du pain.

11 y a en ville 17 fours qui peuvent cuire 12,000 rations par jour.

Il y a près de Weimar une manutention de 11 fours qui pourront cuire 30,000 rations par jour. Elle a besoin de quelques réparations.

On a trouvé dans un magasin 4,000 rations d'avoine.

VlLLEMANZY.

COMPTB RENDU A 8. M. L EMPESE UB ET BOI.

Weimar, 16 octobre 1806.

Place de Weimar.

11 résulte de la reconnaissance que l'intendant général a faite des établissements de cette ville :

1° Qu'il n'y a pas d'établissement d'hôpital dans cette ville, attendu que l'on a fait usage du lazaret pour y placer les prisonniers de guerre. 11 vient d'en être formé un qui sera très-sain et qui pourra contenir environ 300 blessés. On va y réunir quelques Français et environ 50 blessés ennemis que l'intendant général a trouvés abandonnés dans une église ; il leur a fait administrer sur-le-champ

les premiers secours. Enfin S. M. peut être assurée qu'il en sera pris le plus grand soin ;

2° Que l'ennemi peut avoir laissé environ 250 tonneaux de farine pouvant contenir ensemble 1,000 quintaux. L'intendant général a trouvé ces tonneaux dispersés çà et là et les a fait emmagasiner au manège de la Cour où il y en a en ce moment près de 200. 40 ou 50 se trouvent chez des boulangers de la ville pour être convertis en pain.

L'intendant général a envoyé reconnaître une manutention militaire de 11 fours qui existe à Oberweimar, distant d'une petite lieue de cette ville. Cet établissement a été endommagé, mais on pourra facilement le réparer. La majeure partie des ustensiles s'y trouve encore. Le 7* corps y a fait fabriquer du pain au moyen de 37 tonneaux de farine qu'on y a trouvés et qui seront employés dans la journée.

On pourrait encore, au besoin, faire usage de 2 autres fours qui se trouvent chez un meunier à peu de distance de cette manutention.

La ville a 17 fours qui peuvent cuire dans les 24 heures environ 12,000 rations ; il y a 5 moulins à Weimar, 3 dans les environs à une demi-lieue de distance ; ils peuvent en totalité moudre dans les 24 heures 250 quintaux représentant 22,000 rations. La population est évaluée à environ 8,000 habitants.

Il ne m'a pas encore été possible de connaître les magasins de fourrages que les ennemis avaient dans cette place quand ils l'ont évacuée, et ce qui peut en rester dans ce moment ; j'en rendrai un compte particulier.

L'intendant général a fait partir des commissaires des guerres et des agents pour Erfurt, Biittelstftdt et Zeitz ; il a ordonné à ceux qu'il a envoyés dans les deux premières places de venir lui rendre compte ce soir des subsistances qu'ils y auront trouvées ; d'après ce que lui a mandé M. Lenoble, il doit se trouver à BttttelstUdt environ 8,000 quintaux de farine.

Il se trouve aussi à un quart de lieue de ladite place une manutention de 8 fours qui ont été endommagés. J'ai fait reconnaître un petit magasin où il existe 5 ou 6 bâts, même nombre de malles contenant des effets de particuliers, 4 ou 5 barils qui paraissent contenir de la viande salée, des harnais pour chevaux de voitures (1 ou 2 paires), un grand porte-manteau de courrier.

Je ferai conserver ces effets jusqu'à ce que S. M. ait ordonné l'usage qui doit en être fait.

VlLLEMANZY.

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