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LE GÉNÉRAL QROUCHY AU GRAND-DUC DR RERQ

Bapport de l'affaire de Liibeck.

Vorwerk, en avant de Lùbeck, 6 novembre 1806.

M 'étant porté sur Liibeck en conséquence des ordres de V. À. I., j'ai débouché en vue de cette ville en même temps que le corps d'armée du prince de Ponte-Corvo.

L'attaque ayant bientôt commencé, j'ai dirigé lîartillerie de la division sur les bords de la rivière au point où elle pouvait le pins puissamment seconder les efforts de l'infanterie du 1er corps pour pénétrer dans la ville. Conduite à l'emplacement où elle devait entamer son feu, par le chef d'état-major de la division Darsonval, elle a produit le meilleur effet, fait taire les pièces de l'ennemi, et avec l'une des nôtres le lieutenant d'artillerie Desjobert est entré des premiers dans la ville et 7 a chargé vigoureusement les Prussiens, montrant dans cette circonstance autant de vigueur que d'intelligence, Un piquet de dragons du 10e régiment, qui soutenait mon artillerie, a également pénétré des premiers dans la ville et y a

1. Capitulation de la garnison de Wolgaêt entre le lieutenant-colonel et intendant M. de PriUwitz et M. Déry, lieutenant-colonel aide de camp de S. À. /. le grand-duc de Berg.

Art. 1er. — La garnison de Wolgast composée des dépôls des régiments de l'année prussienne est prisonnière de guerre ; elle sortira demain à 9 heures de la place, déposera les armes sur le glacis et remettra tous les chevaux, fourgons et autres effets appartenant à S. M. le roi dePrusse.

Art. s. — MM. les officiers des différents régiments conserveront leurs armes, chevaux et bagages ; ils s'engageront sur leur parole d'honneur à ne pas servir contre S. M. l'Empereur et Roi jusqu'à parfait échange ; ils recevront des passeports pour retourner dans leurs foyers. Les valets de pied retourneront chez eux.

Art. ». — Toutes les caisses dos régiments, celles appartenant au Roi et celles qui peuvent se trouver dans l'Ile d'Usedom seront remises fidèlement.

Pbittwitï. Diar.

chargé vigoureusement les Prussiens. Le sous-lieutenant Langlet qui le commandait a été blessé d'un bîscaïen et de 7 coups de sabre ; plusieurs dragons ont été mis hors de combat.

V. A. I. m'ayant envoyé l'ordre de traverser la ville, j'ai débouché rapidement et me suis porté sur la gauche de la route de Hamburg où j'ai atteint l'ennemi. Déployant mes 2 brigades à sa vue et sous le feu de son artillerie, j'allais charger lorsque le corps que j'avais devant moi et que je poussais, a demandé à capituler et a mis bas les armes. I) s'est trouvé fort de 4 escadrons, d'un bataillon et de 4 pièces de canon. — Me reportant alors par ma droite Bur la route de TravemUnde où se dirigeaient les débris de l'armée prussienne, je les ai poursuivis jusqu'au village de Vorwerk d'où "mon avant-garde les a chassés ; l'obscurité de la nuit ne me permettant pas de me porter plus avant, j'ai pris position à ce village en conformité des ordres de V. A. I.

Je viens d'envoyer sommer le général Blttcher de mettre bas les armes ; s'il s'y refuse, je me mettrai en marche demain une heure avant le jour et continuerai à le poursuivre chaudement.

Nota. — D'après la sommation du général Grouchy, le général Bliicber B'est rendu le lendemain à 11 heures du matin et a défilé avec son corps d'armée devant le prince Murât et les maréchaux Soult et Bernadotte.

LE MARECHAL LANNES A L EMPEREUR

Stettin, 6 novembre 1806.

.... J'avais fait à Stettin quelques réquisitions de capotes et de souliers. On m'a donné du drap pour 3 ou 4,000 capotes, maisil est si mauvais qu'on a été obligé d'en rendre la moitié. Pour les souliers il y en aura si peu que ce n'est pas la peine d'en parler.

Les habitants de Stettin crient misère... Il paraît sûr qu'ils ne verseront pas les 500,000 fr. qu'ils doivent payer aujourd'hui. Ils m'ont demandé des passeports pour se rendre auprès de V. M. I. et R. et lui dire qu'il leur était impossible de donner ce qu'on leur demandait. Je les leur ai refusés» J'attendrai les ordres de Y. M. à cet égard.

Le 21e d'infanterie légère ne paraît pas très-bien organisé.

Il est arrivé au 5e corps d'armée sans souliers et sans capotes1. Il est pour ainsi dire tout nu. Je verrai à lui faire donner le peu de souliers et de capotes que j'aurai ici.

Si V. M. I. avait pu donner les ordres pour qu'on nous envoyât quelques mille capotes et autant de paires de souliers de Berlin, cela aurait fait grand bien au 5e corps. Cela devient même indispensable dans un pays aussi froid que celui que nous allons parcourir.

l'empereur au général lagrange.

Berlin, 6 novembre 1806.

J'imagine que le maréchal Mortier est parti. L'Électricc ne peut pas rester dans le pays et se rendra sans doute chez elle. Le prince Frédéric de Hesse ne peut pas rester non plus. La forteresse de Ziegenhain sera démolie sans délai. Toutes les pièces d'artillerie seront transportées en France. Levez dans les États de Cassel un corps pour le service da roi de Naples. Je vous autorise à prendre les officiers, sousofficiers des troupes hessoises, même ceux de la Garde du prince. Vous choisirez, pour le lieu de rassemblement de ce corps, Haguenau. Ce corps sera de 3 bataillons formés à notre

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