cibcuxjAIrr aux g£n4raux commahdakt lks Divisions
Schwerin, il novembre 1806.
J'ai l'honneur de vous prévenir que M. le Maréchal commandant en chef, sur les représentations qui lui ont été faites, autorise qu'à l'avenir il y ait un cheval de selle ou de bât par compagnie d'infanterie soit pour l'usage des officiers, soit pour porter leurs propres effets ; mais le nombre ne peut être dépassé sous ouelque prétexte que ce soit, et y seront môme compris les chevaux d'officiers qui ont déjà obtenu des autorisations particulières.
Aussitôt que los équipages auront rejoint votre division, vous voudrez bien, mon Général, d'après les instructions de M. le Maréchal, passer vous-même la revue des équipages do votre division, afin do réformer toutes les voitures qui vous paraîtraient inutiles, et obliger les corps à se défaire des effets dont l'usage ne leur est pas indispensable.
Cette disposition qui a pour but de diminuer la quantité d'équipages inutiles qui sont à la suite des divisions, doit être exécutée avec rigueur, et M. le Maréchal commandant en chef la recommande particulièrement à MM. los généraux.
M. le Maréchal désire quo vous fassiez remettre l'état de toutes les voitures qui sont à la suite do votre état-major ou des corps sous vos ordres. Cet état devra indiquer le motif et le lieu où elles ont élu prises, s'il y a ou non des conducteurs ou si des soldats les conduisent ; ces états seront dressés par régiment et par état-major de division d'infantorio et do cavalerie ou d'artillerie et immédiatement adressés à l'état-major général.
Le général chef de ? état-major général, Compaks.
Poson, 8 décembre 1806.
Il sera délivré journellement une ration de fourrages pour la nourriture du chacun des chevaux de bât qui ont été accordés par l'ordre du il novembre aux compagnies d'infanterie.
Le Maréchal,
Sodlt.
qui s'est fait au corps d'armée depuis l'ouverture de la campagne1.
Mais il est aussi dans les corps et même dans les états-majors (je l'ai reconnu avec la plus vive peine) des officiers qui, par leur indifférence dans le service, leur tiédeur et la conduite crapuleuse qu'ils ont tenue, se sont rendus indignes du poste qu'ils occupent, et ont servi souvent de prétexte ou d'excuse aux soldats qui se sont livrés au pillage et portés aux excès qui se sont commis ; quels qu'ils soient, et quelque grade qu'ils aient, mon intention est de les signaler à S. M. comme ayant cessé de mériter ses grâces, et inhabiles pour commander ; s'il en est dans la division que vous commandez, qui soient dans ce cas, vous devez porter la plus grande sévérité à me les faire connaître. Vous seriez responsable du mal qu'ils ont fait et de celui qu'ils ont laissé commettre, comme vous le serez encore envers l'Empereur à leur égard tant que leur conduite sous tous les rapports ne justifiera pas sa confiance.
Je vous ai dit que vraisemblablement vous resterez en cantonnement pendant 4 ou 5 jours; mais après cette époque votre division devra être en si bon état sous tous les rapports d'organisation et de tenue qu'elle l'était à l'ouverture de la campagne, afin qu'au premier ordre elle puisse se remettre en marche, et que rien ne lui manque ; mais je désire que lorsque cet ordre vous parviendra, vous ayez pour 4 jours de pain et pour 3 distributions d'eau-de-vie, et que dans le mouvement qui aura lieu, vous conserviez cette avance et fassiez successivement remplacer les consommations journalières qui seront faites ; donnez des instructions en conséquence à votre commissaire des guerres et rendez-moi compte de leur exécution.
1. Le maréchal Soult signa le 84 novembre à Berlin le Rapport général des marches, mouvementé et opérations du 4e corps d'armée depuis l'ouverture de la campagne, 27 septembre, jusqu'au il novembre 18 je, qui fut remisée môme jour à l'Empereur. — Le Maréchal joignit à ce rapport l'état des militaires des divers grades qui, pendant la campagne, ont, par leur conduite, leurs actions et leur zélé, le plus mérité les bonnes grâces de S. M. et en faveur desquel? il les sollicite.
Je compte beaucoup sur le bon effet que produiront ces mesures pour rétablir la discipline dans la division que vous commandez ; autant que moi vous en sentez la nécessité, et vous êtes aussi persuadé que moi que, sans ce lien, il n'est pas possible à un chef de commander avec honneur, ni à aucun de nous de justifier la confiance dont l'Empereur nous honore.
Veuillez, en me faisant connaître ce résultat, m'instruire de l'exécution des dispositions que ma lettre renferme, et envoyez-moi de suite à Schwerin où sera demain mon quartier général, le rapport de l'établissement de la division que vous commandez ainsi que ceux de service.
OAIfP. DZ PBU6SC. —II. 52
il NOVEMBRE.
l'empereur au maréchal mortier.
Berlin, il novembre 1806.
Le roi de Hollande s'en retourne dans son royaume. Vous avez donc le commandement de toutes les troupes. Mon intention est que vous en fassiez quatre divisions, dont deux divisions françaises, une division hollandaise et une division italienne.
La l'ê division française sera composée du 2e d'infanterie légère et des 65e et 72* de ligne.
La 2e division française sera composée du 4* régiment d'infanterie légère et des 22* et 58e de ligne. Ce dernier régiment sera le 20 novembre à Wesel ; jusqu'à ce qu'il soit arrivé, vous le remplacerez par le 12e d'infanterie légère, que vous pourrez cependant laisser encore une quinzaine de jours à Cassel, jusqu'à ce qu'il y soit relevé par un millier d'hommes que j'ordonne au maréchal Kellermann déformer à Mayence et d'y envoyer (4e et 5e bataillons provisoires).
La division hollandaise sera composée de troupes hollandaises, et la division italienne, des 3 régiments italiens.
Je n'ai pas besoin de vous dire que mon intention est que vos deux divisions françaises soient toujours réunies. Chacune des divisions doit avoir 12 pièces de canon que vous vous occuperez d'organiser en Hanovre. Lorsque le 58* sera arrivé, je retirerai le 12* et le 15% qui arrive également le 20 à Wesel, auxquels je donnerai une autre destination.
Envoyez-moi la formation de votre armée'sur ces bases. Il vous faat un général de cavalerie française pour commander la cavalerie de votre avant-garde. Vous devez avoir un millier de chevaux hollandais. Il faut aussi se procurer des chevaux en Hanovre et monter quelques escadrons de dragons à pied, que je vous enverrai des dépôts de France.
LE MAJOR GÉNÉRAL AU GRAND-DUC DE BERG
Berlin, il novembre 1806.
L'Empereur, Monseigneur, ordonne que V. A. donne ses ordres1 à la division du général d'Hautpoul, à celle du général Grouchy et à la brigade du général Lasalle de partir des lieux où elles se trouvent pour se rendre à Berlin.
Au maréchal Soult. — L'intention de l'Empereur, M. le Maréchal, est que vous partiez avec votre corps d'armée de la position où vous recevrez le présent ordre pour vous rendre à Berlin*.
Au maréchal Ney. — L'Empereur, M. le Maréchal, attend la nouvelle de l'exécution des dispositions de la capitulation de Magdeburg ; aussitôt que vous serez maître de la place et
1. Le grand-duc de Berg s'était rendu directement à Berlin avec son étatmajor.
LB OBVSBAL BBLL1ARD AUX GfiSBRAUX 1.A3AJLLB, QBOOCHT BT d'hAOTPOOL.
Berlin, il novembre 1806.
D'après les ordres du Prince, vous devez partir aussitôt la réception de ma lettre, s'il est possible, ou le lendemain au plus tard pour vous rendre à Berlin passant par
Pour le général Lasalle Gùstrow, Serrahn, Waren, Neu-Strelitz, Zehdeuick et Oranienburg ;
Pour le général Grouchy Goldberg, Plau, Wittstock, Fehrbellin, Bôtzow ;
Pour le général d'Hautpoul Metzlin, Lûbz, Putlitz, Prilzwalk, Wûsterhausen, Fehrbellin, Bôtzow.
2. Le 4* corps partit de ses cantonnements le 15 pour se rondre à Berlin où les divisions arrivèrent les 11 et 12 novembre et passèrent le 24 la revue de l'Empereur. Voir au 13 novembre les ordres de mouvement du maréchal Soult.
que les prisonniers seront partis, vous vous mettrez en marche pour vous rendre à Berlin ; vous désignerez 2 régiments de votre corps d'armée pour tenir garnison dans cette place ; un autre régiment sera chargé de l'escorte des prisonniers de guerre ; mais arrangez-vous pour venir à Berlin avec une division entière ainsi qu'avec votre cavalerie et votre artillerie.
Au maréchal Bemadotte. — L'intention de l'Empereur, M. le Maréchal, est que votre corps d'armée prenne ses cantonnements dans l'endroit où vous recevrez cet ordre ; faitesmoi connaître les positions que vous occupez; envoyez- moi l'état de situation de votre corps d'armée ; je vous ferai passer incessamment les dispositions de l'Empereur sur ce que vous aurez à faire.
J'ai envoyé des ordres au grand-duc de Berg et au maréchal Soult en ce qui les concerne.
S. M. a suivi avec intérêt les mouvements de votre armée et a éprouvé une grande satisfaction de leur résultat.
LE MAJOR GÉNÉRAL AU GÉNÉRAL BOURCIER
Berlin, il novembre 1806.
Je vous préviens qu'il arrivera dans 3 jours à Spandau 6,000 chevaux provenant de la colonne du général Bliicher; ces chevaux sellés, bridés et équipés, sont montés par les cavaliers prisonniers qui les conduiront jusqu'à Spandau et Potsdam ; faites donc tous vos préparatifs'd'avance.
Vous êtes bien le maître de cantonner autour de Potsdam quelques dépôts.
La véritable manière de vous déblayer, c'est de monter et équiper promptement les hommes à pied et de nous les envoyer à Berlin. Je donne l'ordre à S. A. I. le prince Jérôme de faire partir de Francfort tous les hommes de cavalerie à pied, bavarois, pour se rendre à Potsdam, où aussitôt à leur arrivée vous leur donnerez des chevaux sellés et bridés et vous les renverrez à Francfort.
Indépendamment des demandes qui vous ont été directe* ment faites par l'Empereur de divers détachements, vous devez également envoyer à Berlin tous les autres détachements à mesure qu'ils sont prêts.
L'Empereur ayant pris le parti de réunir tous les détachements que vous aurez montés et équipés, appartenant aux divisions Grouchy, Sahuc, et enfin appartenant aux autres corps de cavalerie qui sont en arrière, ayant pris le parti, dis-je, de les faire venir à Berlin, pour de là les réunir à Francfort-sur-1'Oder où ils attendront le passage de leurs corps ; par là S. M. ménagera les fourrages à Potsdam et à' Berlin et vous serez d'autant plus dégagé à Potsdam.
J'approuve fort que vous fassiez vendre très-promptement les chevaux que vous reconnaîtrez absolument hors d'état de servir; cela ménage les fourrages et des hommes pour en avoir soin1.