‹ Campagne de Prusse, 1806Chapitre 389 sur 412 · lb gsxbbal bourcibb au major obkbbal · texte numérisé non relu

lb gsxbbal bourcibb au major obkbbal

Polfldam, si novembre 1806.

J'ai l'honneur de rendre compte à V. A. que j'ai autorisé provisoirement la réduction de la ration de fourrage à 5 livres de foin, 5 livres do paille, 2/3 de boisseau d'avoine* ; mais comme je sens parfaitement que cette ration n'est pas suffisante pour des chevaux extrêmement fatigués, d'autant que le foin est de très-mauvaise qualité, j'ai expressément chargé le commissaire des guerres de prendre toutes les mesures nécessaires .pour faire hâter l'arrivée des fourrages, de manière à ce que le magasin puisse être approvisionné pour un mois avant que les gelées n'aient interrompu la navigation.

* 2/8 de boisseau d'avoine faisaient environ 8 litres et demi, le boisseau valant 131,008.

compte aussi fâcheux à V. M., mais je croirais manquera V. M. si je lui cachais un pareil désordre. V. M. peut être bien convaincue que je mets tout mon zèle et mes soins pour réprimer ces désordres.

LE GÉNÉRAL BOURCIER A i/EMPEREUR.

Pot8dam, 22 novembre 1806.

Ainsi que j'ai eu l'honneur de l'annoncer à V. M. par ma lettre du 21, j'ai passé la revue des chevaux de prise amenés de Spandau le 20 au soir sous l'escorte du 25e de dragons. Il résulte de la dernière vérification faite les 20 et 21 l qu'il s'est trouvé 2,017 chevaux, non compris 25 qui sont morts ici ou que j'ai fait abattre pour cause de morve.

Sur ce nombre de 2,017 j'en ai fourni 18 aux grenadiers de la Garde de V. M. et 131 à ses chasseurs ; 15 aux guides interprètes, 52 aux cuirassiers, ceux-ci m'ont paru avoir la force et la taille propres au service de cette arme. J'en ai également livré 209 à M. le major Hennot pour la cavalerie de S. A. le grand-duc de Bade.

La défense que j'ai fait publier pour empêcher les habitants d'acheter à la troupe des chevaux ni aucun effet quelconque a fait, à ce que je crois, retrouver une trentaine de chevaux achetés par eux qu'ils ont ensuite abandonnés dans les rues, après avoir fendu l'oreille à quelques-uns, à l'effet de les faire passer pour chevaux de réforme, mesure que j'avais ordonnée à l'égard des chevaux réformés et vendus ces jours derniers, afin de prévenir toute espèce d'abus.

J'ai ordonné et j'ai fait faire les recherches les plus exactes pour retrouver les chevaux manquants, mais elles ont été sans succès. J'avais fait donner la consigne à tous les commandants des postes aux portes de la ville de ne point laisser

1. Dans un rapport à l'Empereur, du 19 novembre, le général Bourcier signalait déjà, dans deux convois de chevaux de prise amenés de Wittenberg, l'enlèvement aux selles d'objets indispensables, notamment les couvertures de laine.

sortir de chevaux sans vérification, excepté ceux des troupes de passage, tels que les 256 de dragons, 10e de chasseurs et 3e de hussards, ainsi qu'un fort convoi d'artillerie et beaucoup de chevaux d'officiers généraux. Cette mesure et les informations prises dans ces divers corps n'ont produit aucun effet.

Les chevaux de hussards sont généralement d'une bonne espèce, ceux de dragons et de grosse cavalerie sont médiocres. Les 4/5 sont blessés de manière à ne pouvoir servir qu'après leur guérison qui sera fort longue. Beaucoup aussi sont dans le cas de la réforme. J'attribue les blessures considérables de ces chevaux à deux causes principales, l'une que ces chevaux n'ont pas été dessellés (d'après l'aveu des prisonniers) depuis le 20 octobre, et l'autre que les prisonniers ont soustrait les couvertures, ce qui a particulièrement endommagé les chevaux de hussards, auxquels la couverture sous la selle est indispensable.

Immédiatement après la réception des chevaux de prise, j'ai envoyé au bivouac des prisonniers un officier supérieur avec des détachements de diverses armes pour effectuer l'échange des souliers contre leurs bottes, mais il a reconnu que ces prisonniers avaient coupé les tiges des meilleures, et les autres étaient tellement mauvaises qu'il n'a pas jugé convenable de les prendre.

Il n'a pu réunir que 547 manteaux et 660 porte-manteaux.

V. M. me prescrivait par sa lettre du 7 de ce mois de remonter de préférence les dragons à pied du lor régiment ; j'ai eu l'honneur de lui répondre dans le temps qu'il ne m'était encore arrivé aucun homme de ce régiment ; depuis cette époque j'ai ici un détachement de 30 hommes auxquels j'ai déjà remis 64 chevaux.

Ce rapport porte de la main de l'Empereur la note suivante :

Répondre qu'il ne faut donner de chevaux aux alliés que lorsque mes troupes seront montées et lorsque les alliés seront arrivés pour monter les chevaux.

Demander un état général de situation.

Répondre en ces termes. 24 novembre.

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