RAPPORTS OMIS A INTERCALER
Page 151. LS GÉNÉRAL CLARKB A l'bMPEBBUB.
Erfurt, 19 octobre 1806.
Je réponds à la lettre de V. M. du 17. 11 m'est arrivé ici 70 officiers prussiens venant de Weimar. — Ne les voulant pas garder ici et ne pouvant les envoyer avec une faible escorte sur la route de Francfort qui n'est pas sûre, je les renvoie à Weimar et j'invite le commandant de Weimar à les envoyer par Bamberg. Ces officiers me gêneraient ici. Je ne les ai pas laissés communiquer avec ceux qui ont capitulé.
Quant aux soldats qui ont capitulé à Erfurt, il en reste peu ; je les fais rassembler et mettre dans un édifice public avec une garde ; quand j'en aurai 1,000 à 1,200 je les enverrai à Francfort par la route que je prie Y. M. de me faire désigner.
Je prends tout ce que mes faibles moyens me permettent de prendre de précautions pour la sûreté de la place et de la citadelle. On veille à l'ouverture des portes, etc. L'artillerie est dans la citadelle. V. M. peut être tranquille, surtout pour la citadelle.
Je vais écrire au maréchal Mortier. — J'ai écrit au roi de Hollande et à M. Bignon. J'écrirai aussi souvent que je pourrai à Mayence et à Wesel, au maréchal Mortier et au commandant de Wesel.
Le service des fourrages est assuré en avoine, mais il n'y a ni foin ni paille.
Page 182. le oémbbal clabkb a l'bmpbbbub.
Erfurt, 80 octobre 1806.
J'ai rassemblé chez moi hier et avant-hier MM. de Dantzen, directeur de la ville d'Erfurt, de Resch, directeur principal du pays, le commissaire des guerres Le Marquant et Launay, régisseur général
des fourrages de la Grande Armée, que M. Villemanzy avait envoyé ici, et j'ai établi, sauf l'approbation de*V. M., certaines bases et approvisionnements à faire à Erfurt le plus tôt possible.
MM. de Resch et de Dantzen se sont soumis de bonne grâce à obtempérer à ce qui suit :
(Suivent les mesures adoptées).... Les versements doivent se faire d'ici à 15 jours
J'ai ordonné en outre que d'ici à 8 jours MM. de Dantzen et de Resch fissent préparer les hôpitaux pour 1,200 malades. Il ne s'est trouvé aucun local capable de les contenir tous. Ces malades auront 1,200 fournitures complètes.
17 chevaux de prise ont été d'après mon vœu remis par le commandant de la place au commissaire des guerres pour établir un parc de 20 voitures pour le service de la place. Le reste sera fourni par la ville et on se servira de quelques caissons que les Prussiens ont abandonnés pour compléter ce petit parc qui sera très-utile.
Page 278. le qénéeal clabu a l'xkpebeub.
Erfurt, Stf octobre 1806.
Sur la somme imposée à la ville d'Erfurt le 16 octobre ', il n'est encore rentré que celle de 46,713 écus qui sont entre les mains des magistrats d'Erfurt parce qu'il n'est encore arrivé personne ici de la part de M. de la Bouillerie
La ville d'Erfurt a 15,000 âmes de population, mais elle est très-pauvre. En général on n'y aime pas les Prussiens et on ne s'en cache pas.
Les besoins des hôpitaux sont très-pressants. Je n'ai qu'un seul officier de santé français et on évacue sur Erfurt presque tous les blessés de l'armée.... On est forcé, faute de lits, de mettre des blessés chez les bourgeois....
Page 301. LE GÉNÉRAL CLABKE A L EKFBBBUB.
Erfurt, Si octobre 1806.
Il est certain que je n'ai trouvé personne ici qui pût me donner des détails exacts sur le nombre de Prussiens compris dans la capitulation d'Erfurt, pas même le général Dutaillis.
î. Voir pages 77, 78, 79 et 81.
La lr* colonne des prison niers prussiens sortis d'Erfurt qui fut délivrée dans les environs d'Eisenach par un parti prussien était, à ce qu'on calcule, de 4,000 hommes.
La 2e avec laquelle marchait le général von der Weidt qui commandait Tune et l'autre, était d'environ 6,000 prisonniers. Cette colonne, après avoir couché à Gotha, s'est dirigée sur Schmalkalden (où il n'avait paru aucun ennemi le 21 octobre) ; elle en est partie le 20 octobre à 7 heures et demie du matin ainsi que j'en ai été sûrement informé par quelqu'un que j'y ai envoyé. J'ai su par la même voie en date de Fûlde du 21 octobre à 6 heures et demie du soir que la 2e colonne de ces prisonniers sortis d'Erfurt avait fait halte à Vach après avoir passé à Salzungen. Il y avait eu à Salzungen après leur passage une fausse alerte; les habitants s'étaient sauvés de toutes parts dans l'idée mal fondée que les Prussiens revenaient et que notre escorte était en fuite. Cette crainte n'a été que passagère. L'on croyait à Salzungen ce jour-là que les Prussiens étaient à 6 lieues sur la droite de la route de Schmalkalden à Vach et la route était libre jusqu'à Fulde. Je ne doute pas que cette seconde et importante colonne de prisonniers n'arrive en bon état à Francfort.
J'ai écrit au général von der Weidt pour qu'il m'envoie un état des 2 colonnes de prisonniers sortis d'Erfurt.
Une lettre que j'ai écrite hier au ministre de la guerre contient un état des Saxons et Prussiens blessés que j'ai à Erfurt à l'hôpital. Y. M. verra par cet état que leur nombre s'élève à 1,433 et j'évalue à 10,130 le nombre des prisonniers faits à Erfurt et que j'ait fait ramasser dans la ville et joindre à un autre convoi de prisonniers parti le 20 octobre ainsi que j'en ai rendu compte au Ministre.
J'ai envoyé au Ministre dans une lettre datée d'hier le nom et les qualités des officiers prussiens compris dans la capitulation d'Erfurt.
Si je parviens à avoir des renseignements plus exacts, je ne manquerai pas de les transmettre sur-le-champ à V. M.