‹ Campagne de Prusse, 1806Chapitre 4 sur 412 · L'EMPEREUR AU GÉNÉRAL DE JE AN · texte numérisé non relu

L'EMPEREUR AU GÉNÉRAL DE JE AN

Saint-Cloud, 24 septembre 1806.

Donnez ordre aux adjoints à l'état-major dont les noms suivent de se rendre à Mayence où ils recevront des ordres du Major général pour leur destination ultérieure. Savoir aux capitaines : (Suivent 38 noms.) (Suit l'emploi de 8 adjudants-commandants désignés nominativement).

Mon intention est qu'aucun adjoint à l'état-major ne reste dans l'intérieur de même que les adjudants-commandants, si ce n'est un petit nombre. Tous doivent être employés aux armées. Ces officiers sont là d'une très-grande utilité. (V. Prenzlow p. 911.)

Page 84. l'empereur a m. mollien.

Saint-Cloud, 21 septembre 1806.

La caisse du payeur qui est à Strasbourg doit être transportée à Mayence où doivent être les fonds de réserve de la Grande Armée.

l'empereur au ministre du trésor.

Saint-Cloud, 21 septembre 1806.

M. Mollien, ce n'est pas à la disposition dn Ministre de la guerre que j'ai mis le million, mais à celle du maréchal Berthier Major général de la Grande Armée. C'est donc au payeur de la Grande Armée qu'il faut faire passer votre ordre. Comme je vous l'ai déjà dit, ce million finira par être réparti entre les chapitres du budget du Ministre de la guerre. C'est une avance que je juge convenable de faire au Major général pour qu'il puisse donner des secours aux services les plus urgents. Rédigez votre ordre au payeur et adressez-le à M. Meneval pour qu'il le fasse passer à ce payeur. J'expédie au Major général 2 courriers par jour.

Donnez ordre à M. de la Bouillerie de se tenir prêt à partir. Il faut qu'il puisse être rendu le 30 septembre à Mayence.

Page 122. — Courrier du 22 septembre.

Dépêches pour le Major général parties le 22 septembre à 11 heures du soir par le courrier Cretet.

lre dépêche. — Envoi de l'organisation du 8e corps et de l'avant- garde de l'armée du Nord. (V. dépêche au roi de Hollande (p. 123).

2e. — Itinéraire de l'Empereur (p. 122).

3e. — Routes qu'il faut organiser pour l'armée (p. 122).

4e. — Sur l'artillerie légère du corps du maréchal Augereau.

5e. — Sur la formation de la Légion du Nord. (V. dépêche au général Dejean p. 119).

6e. — Observations sur les états de cavalerie de la Grande Armée.

7e. — Sur la compagnie Breidt et les effets d'habillement. (V. dépêche au général Dejean p. 126.)

l'empereur au major général.

Saint-Cloud, 22 seplembre 1806.

Le maréchal Augereau n'a pas d'artillerie légère. Il est nécessaire de lui en composer une compagnie. J'ai vu l'artillerie légère au parc ; ce n'est pas là sa place.

i/ EMPEREUR AU MAJOR GÉNÉRAL.

Saint-Cloud, 22 septembre 1806.

Vous portez 28,000 chevaux pour la Grande Armée. Vous n'y comprenez ni le 4e de dragons nî le 20e de chasseurs. Vous n'y portez pas non plus un millier d'hommes partis de Paris qui vont rejoindre, ce qui fera 30,000 hommes. Mais vous avez tort si vous pensez que ce soit là tous chevaux de troupe. Les chevaux d'officiers y sont compris; vous savez qu'un lieutenant a 2 chevaux, qu'un capitaine en a 3, un chef d'escadron et un colonel davantage, ce qui augmente de beaucoup le nombre des non-combattants. Il faut donc pour distinguer cela avec plus de clarté, mettre dans une colonne les chevaux d'officier et dans une autre les chevaux de troupe. Vous avez demandé 4,000 hommes à pied ; cela n'est pas un mal ; cependant c'est un peu fort ; le maximum aurait dû être de 80 hommes par régiment. (Réponse à la lettre du Major général du 17 septembre p. 136. — Ordre du 29 septembre p. 193.)

Page 159. — Dépêche au Major général, 28 septembre, expédiée par le courrier Lange à 7 heures du soir.

Page 170. — Dépêche au Major général, 29 septembre, 10 heures du matin, partie par le courrier Lecoq.

Page 171. — Dépêche au grand-duc de Berg, remise à lui-même.

Page 182. l'empereur au maréchal bessières.

Mayence, 29 septembre 1806, expédiée à minuit.

Le maréchal Bessières fera partir sur-le-champ un officier d'étatmajor sur la route de Strasbourg au-devant d'une division d'artillerie de 6 pièces venant de la division du général Oudinot, que le général Rapp a fait partir de Strasbourg le 29 et qui se dirige sur Mayence.

Il lui fera passer le Bhin à Mannheim et la dirigera sur Wlirzburg. Il passera une revue exacte du matériel et du personnel de toute cette artillerie et il viendra m'en rendre compte à Wiirzburg. (Minute du général Savary. La minute de la dépêche au général Rapp du 29 à minuit, p. 184, est aussi de la main du général Savary.)

Page 179. — Dépêche du maréchal Soult, 29 septembre, partie le 30 au matin par M. de Moutesquiou. (Minute du général Duroc.)

Page 199. — Dépêche au prince Primat, et ordre à M. de Tournon, 30 septembre. (Minutes du général Duroc.)

L'EMPEREUR AU MARÉCHAL BESS1ÈRE8

Mayence, 30 septembre 18O6 (dans la nuit).

Je vous prie de me remettre demain à mon déjeuner l'état de situation de la Garde et à dater du 1er octobre où elle sera tous les soirs jusqu'à son arrivée à Wiirzburg.

Le maréchal Bessières et l'état- major de la Garde partiront à midi pour se rendre à Wiirzburg. (Minute du général Duroc.)

Page 205. — Dépêche au Major général, 30 septembre, partie à midi par le courrier Banès.

Page 216. — Instruction pour le roi de Hollande, 30 septembre, partie à 5 heures après-midi par M. de Turenne.

Page 220. — Le général Clarke a envoyé ce chiffre le lor octobre. (Note de la minute.)

Page 233. — Lettre au Major général, 1er octobre, 2 heures du matin, partie à 3 heures du matin par le courrier Leclerc aîné.

Page 238. — Lettre au Major général, ltr octobre, 2 heures aprèsmidi. Cette lettre dictée à Mayence au moment du départ a été apportée dans le portefeuille et remise à l'arrivée à Wiirzburg.

Page 210. — Wiirzburg, 3 octobre, 8 heures du matin. — Notes d'une instruction donnée au général Savary.

Ordre de se rendre à Schwcinfurt pour y remplir une mission verbale auprès du maréchal Lefebvre. — .De là à Mellrichstadt ; prendre des renseignements sur les moyens de subsistances qu'offre cette vallée. — De là à KBnigshofen. — De Kônigshofen à Lichtenfels auprès du maréchal Bernadotte. Prendre des renseignements sur la situation de son armée ; de là revenir à Bamberg. Saivre de Mellrichstadt à Kônigshofen et Lichtenfels une route qui longe le plus près possible des montagnes où cependant des voitures puissent passer. — V. pages 302 et 333.

Page 275. — Wiirzburg, 3 octobre, au soir. — Il est ordonné à M...., aide de camp des généraux de service, de partir il reviendra en toute hâte au quartier général. — Clarke.

LE GÉNÉBAL CLARKB, 8ECBÉTAIBB DU CABINET DE 8. M. l'eMPBRBUB ET BOI, A M. BIGNON OU EN SON ABSENCE AU SECRÉTAIRE DE LÉGATION A 0A88BL.

La seconde lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire m'est parvenue et je m'empresse de vous faire mes remerciements à ce sujet. S'il vous tombe sous la main quelque bonne statistique du pays que vous habitez ou de ceux qui l'environnent, vous m'obligeriez de me la faire parvenir d'une manière sûre. Je pense que ce serait une acquisition intéressante pour le cabinet topographique de S. M. l'Empereur et Y. Exe. sait que ce cabinet est sous ma direction. Dans les circonstances actuelles, je serais bien aise d'avoir quelques nouvelles certaines du pays que vous habitez et il serait bon de connaître aussi ce qui a lieu dans les pays voisins et particulièrement en, Prusse. Mes liaisons avec M. de Laforest que j'ai beaucoup connu à Lunéville, me font particulièrement désirer que vous me donniez le plus tôt possible tout ce que tous avez de renseignements à son sujet. J'ose compter essentiellement, Monsieur, sur l'obligeance de V. Exe. dans cette occasion et je la prie d'agréer, etc.

Page 276. — Lettre au roi de Hollande, 3 octobre, partie à 2 heures après-midi par un aide de camp du Roi envoyé par lui à l'Empereur.

Page 316. — Dépêche au maréchal Soult, 5 octobre, partie de Wîirzburg ail heures du matin par l'officier d'ordonnance Castille.

Page 347 l'empereur a m. villemanzy

Bamberg, 6 octobre 1806, au soir.

Donner ordre que les 400,000 rations de biscuit qui de Passau doivent remonter le Danube à Ratisbonne, soient dirigées sur Forchheim. — Avec un peu d'activité elles peuvent y arriver en 8 ou 10 jours. — Commettez quelqu'un pour cet objet. Cela ne laisse pas d'avoir une certaine importance.

L EMPBBEUB A M. OTTO.

Voyez le ministre bavarois pour accélérer le transport des 400,000 rations de biscuit qui de Passau, à ce que j'imagine, ont

CAMP. Dl PKUMK. — II. b

dû remonter le Danube à Ratisbonne et que je désire voir arriver à Forchbeim. — Demandez qu'on envoie 2 compagnies d'artillerie de plus à Forchheim ; qu'on y fasse quelques petits dépôts qui recevront les conscrits bavarois, ce qui augmentera la garnison de cette place.

Page 366. — La dépêche au maréchal Soult, 7 octobre, fut portée par M. de Lamarche, officier d'ordonnance parti à 5 heures du soir. — Elle doit être placée après la dépêche au maréchal Lan. nés, 7 octobre, 2 heures après-midi, partie par un des aides de camp du maréchal Lannes.

Page 382. — Dépêche an général Thouvenot, 7 octobre, 7 heures du soir, partie à 7 heures du soir par un officier de l'état -major du maréchal Bessières. — Au général Lefranc, partie à 8 heures du soir par le courrier Germain.

Page 398. — L'aide de camp montera sur-le-champ à cheval. Il

prendra un guide bavarois -avant d'arriver à la frontière du pays de Baireuth. Il requerra des chevaux sur territoire bavarois et aura soin de les payer largement afin d'arriver à minuit à Mttnchberg et d'y rencontrer le maréchal Soult auquel il remettra la lettre ci-jointe. L'aide de camp viendra me rejoindre sur Lobenstein aussitôt que le maréchal Soult le réexpédiera. — A Kronach, le 8 octobre 1806, vers 4 heures après-midi.

Cet ordre écrit par le général Clarke devait être signé par l'Empereur. — Ce fat le courrier Devique qui porta l'ordre. — M. Meneval a écrit sur la minute : Note remise dans le sens de l'ordre ci-dessus pour servir d'instruction au courrier, et signée Clarke.

Page 400. — Ordre pour le Grand Ecuyer. Transport du petit quartier général à Nordhalben.

Dépêche au grand-duc de Berg, 8 octobre, 5 heures du soir, partie par un officier de hussards dépêché par le Prince auprès de l'Empereur.

Page 456. — Dépêche au grand-duc de Berg, 10 octobre, 5 heures du matin, partie par l'officier d'ordonnance Lamarche.

Page 458. — Dépêche au maréchal Soult, 10 octobre, 8 heures du matin, partie par un aide de camp du maréchal Soult.

Page 517. — Dépêche au grand- duc de Berg, 12 octobre, 4 heures du matin, partie par M. de Tournon. — Au maréchal Soult partie par le colonel Dufay .

Auma, 12 octobre, 4 heures du matin. — Ordre au maréchal Bessières. — La Garde à pied partira à 7 heures du matin pour Be porter à Géra. Le quartier général se rendra à Géra.

Page 521. — Dépêche au maréchal Davout, 12 octobre, 8 heures et demie du matin, partie par son aide de camp.

Page 525. — Lettre au roi de Prusse portée par M. de Montesquiou, capitaine officier d'ordonnance, parti de Géra le 13 octobre 1806 à 10 heures du matin. — Y. page 593.

Page 579. — Dépêche au grand-duc de Berg, 9 heures du matin, partie à 9 heures du matin par un aide de camp d'un aide de camp général.

Page 582, — Géra, 13 octobre 1806, au matin, parties à 10 heures du matin. — Lettres au ministre secrétaire d'État et à M. Daru pour qu'ils se dirigent sur Auma et de là au quartier général. — A M. Otto, succès de l'affaire de Saalfeld; situation du Roi de Prusse. — Ces lettres ont été signées par le général Clarke qui les a écrites au nom de S. M. et n'en a pas gardé minutes.

Page 622. — Ordre de bataille dicté par l'Empereur au général Savary aide de camp. — La minute est de l'écriture du général Savary.

Prenzlow-Lùbeck.

Page 43. — Ordres au Major général, 16 octobre, midi. Page 76. — Dépêche de l'Empereur au général Clarke, 17, 9 heures du matin, partie par l'officier d'ordonnance Scherb.

Pages SI -82. — Dépêches au général Clarke, 17, 11 heures du matin, parties par un aide de camp des aides de camp.

Page 82. — Dépêche au général Clarke, 17 octobre, portée par M. de Tournon, à midi, — ainsi que la dépêche au maréchal Mortier, page 75.

Page 188. — Dépêche au maréchal Lannes, 19, 5 heures et demie du soir, partie par son aide de camp.

Page 189. — Halle, 19 octobre. — Le Major général donnera ordre à la division Grouchy de traverser Halle et de se cantonner dans les villages, sur le chemin de Zorbig, petite ville située à 3 lieues de Halle sur le chemin de Dessau. — N.

Page 140. — Lettre au roi de Prusse, portée par l'aide de camp du roi de Prusse, — envoyée de Merseburg.

Page 154. — Au maréchal Davout à Dtiben, Halle, 20 octobre, 3 heures du matin, portée par M. de Turenne.

Page 163. — Halle, 20 octobre, 4 heures du soir. — L'Empereur au Major général. Faites partir ayant minuit tous les officiers prussiens qui sont ici. Ils seront conduits à Halberstadt d'où le maréchal Soult les fera reconduire jusqu'aux portes de Magdeburg.

Page 165. — Lettre au roi de Hollande partie par duplicata, — le premier porté par le capitaine d'Haubersart, aide de camp du général Corbineau, parti le 20, — le second

Ordre. — M. d'Haubersart, aide de camp du général Corbineau, se rendra à Wesel en passant par Eisleben, Nordhausen, Gtfttingue, Paderborn, M Uns ter et Wesel. Il fera connaître au roi de Hollande les événements qui se sont passés et lui remettra la lettre que je lui écris. — N.

M se rendra à Wesel en passant par Halberstadt, Gosslaer,

Paderborn et Wesel. Il sera porteur de la lettre ci-jointe qu'il remettra au roi de Hollande.

La seconde expédition de la lettre se trouve dans le dossier et ne semble pas avoir été envoyée.

Page 167. — Lettre au roi de Wurtemberg, 20, portée par un aide de camp du roi de Wurtemberg.

Page 217. — Dépêche au grand-duc de Berg, 22, partie à 10 heures du matin par M. de Montesquiou.

Page 241. — Ordre à M. Castille, 23 octobre, midi.

Page 351. — Dépêche au maréchal Davout, 26 octobre, 4 heures du matin, portée par M. de Montesquiou.

Page 351. — Dépêche au général Savary, 26 octobre, 4 heures du matin, portée par l'aide de camp Custine.

Page 352. — La dépêche de l'Empereur au grand-duc de Berg, Potsdam, 26 octobre, que j'ai placée à la page 378, n'en connaissant pas l'heure, est de 4 heures du matin. J'ai trouvé ce renseignement sur la feuille de. travail n° 25. — La dépêche doit donc être placée à la page 352, avant la dépêche du Major général au grand-duc de Berg ; elle fut portée par l'officier d'ordonnance Scherb.

Potsdam, 26 octobre, 4 heures du matin. — M. Scherb se rendra auprès du grand-duc de Berg. Il ne partira d'auprès de lui qu'à la nuit lorsque le Prince aura reçu les rapports de ses postes, n viendra me rejoindre à Charlottenburg.

Page 364. — Mettre la dépêche suivante avant celle au grand -duc de Berg. (Omission de la commission.)

L EMPEREUR AU MARECHAL LANNES

Polsdam, 26 octobre 1806, 10 heures du matin.

Tâchez de pousser votre avant-garde jusqu'à Falkenthal et votre corps d'armée le plus près possible de cette ville. Le maréchal Bernadotte sera demain à Fehrbellin. Je ne pense pas que l'ennemi puisse se tirer de là sans qu'il lui en coûte gros.

Au moment même je reçois... (comme dans la dépêche au grandduc de Berg).

Page 366. — Dépêche au maréchal Lannes, 26, 11 heures du matin, portée par son aide de camp.

Page 391. — Les ordres au général Songis, au général Chasseloup et au Major général pour l'armement de la place et du fort de Spandau ont été donnés le 26 octobre au soir.

Page 451. — Les dépêches au grand-duc de Berg, au maréchal Lannes et au maréchal Bernadotte, 28 octobre, midi, ont été portées par M. de Turenne, officier d'ordonnance.

Berlin, 28 octobre 1806, midi. — M. de Turenne, vous porterez les lettres ci-jointes au grand-duc de Berg, au prince de Ponte-Corvo et au maréchal Lannes. Vous gagnerez en droite ligne Zehdenick et Templin où l'on vous fera connaître où sont ces généraux. Vous prendrez les ordres du grand-duc de Berg pour votre retour.

Page 556. — Dépêche au grand-duc de Berg, 31 octobre, 8 heures du matin, portée par M. Cas tille.

Page 568. — Dépêche au maréchal Mortier, 31, portée par M. de Montesquiou.

Iéna page 132.

LE GÉNÉRAL FRIANT, COMMANDANT EN CHEF LE 3e COBPS D'ARMÉE

par intérim, au major général.

Œttingen, 23 septembre 1806.

J'ai l'honneur de rendre compte à V. A, que M. le maréchal Davout vient de m'expédier son courrier et de me transmettre les ordres de l'Empereur1 de réunir du 26 au 27 du courant les troupes composant le 3e corps d'armée à Œttingen, et, à la même époque, à Mergentheim, la division de cavalerie, à l'exception du 1er régiment de chasseurs détaché à la division Gudin.

Pour plus de célérité le courrier a passé par Œhringen et Hall où il a remis au général Gudin et au général Kister qui commande par intérim ma division les ordres directs de M. le Maréchal.

M. Je Maréchal a ordonné les dispositions suivantes : Les troupes arriveront à Œttingen avec 4 jours de vivres; les ordres sont donnés à l'ordonnateur pour qu'il y réuuisse de quoi charger sur les caissons 4 ou 5 jours de pain et de faire suivre la viande pour 4 jours aussi.

La lro division s'établira entre Wassertriidingen et Œttingen et les 2 autres entre Œttingen et Nordlingen ; le parc de réserve sera dans cette dernière ville.

Le matériel et le personnel de la compagnie d'artillerie à cheval détachée au grand parc du corps d'armée se rend à la division Morand.

Une partie de la division Gudin, pour se rendre à Œttingen, passera par Gemund, Heidenheim et Nordlingen ; l'autre partie et la 2e division passeront par Ellwangen et Munitzrod.

Les généraux de division ont l'ordre de réunir tous les caissons de la compagnie Breidt, ces caissons étant destinés à transporter du pain pour les troupes.

1. Ordres donnés en conséquence des ordres de l'Empereur du 19. V. page ix.

Le général d'artillerie Hanicque va envoyer au général V iallanes à Mergentheim les cartouches mises en réserve pour la cavalerie et conservera celles destinées au 1er de chasseurs qu'il fera distribuer à ce régiment lors de son arrivée.

J'ai l'honneur de vous envoyer un de mes aides de camp pour recevoir vos ordres.

Iéna page 142. — Le Major général fit ouvrir le 24 septembre un nouveau registre de correspondance avec les Maréchaux. Le premier ordre qui y soit porté, est celui pour la défense de l'Inn et l'occupation de Braunau (Iéna page 77) qui fut expédié de Munich au maréchal Soult le 24 dans la matinée avec une instruction pour le Maréchal. — L'expédition des Mouvements et dispositions générales de la Grande Armée (Iéna page 81) ne partit que le 24 à la fin fie la journée. Je n'ai pas reproduit ces ordres qui sont l'expédition littérale des ordres de l'Empereur. Les dépêches figurent sur le registre de correspondance dans l'ordre suivant le 24 septembre après la note pour Braunau: au M1' Augereau, au M*' Davout, au M§i Lefebvre, au M11 Ney, au Mai Soult, au prince de Ponte-Corvo ; — aux généraux Beaumont, Klein, Beker, Verdières (2e division de grosse cavalerie), Sahuc ; — au roi de Wurtemberg, au grand- duc de Bade, au grand-duc de Hesse-Darmstadt pour la réunion de leurs troupes ; — au général Songis (mouvements du parc), au général Andréossy (réunion des outils). La dépêche du 24 à l'Intendant général et celle au général Belliard ne sont pas sur le registre de correspondance. Je les ai trouvées en minutes.

LE MA.JOB GÊNÉ BAL A M. VILLEKANZT, INTENDANT GÉNÉRAL DE LA GRANDE ARMÉE.

(Pour vous seul, M. l'Intendant général,)

Munich, 24 septembre 1806.

Je vous préviens, M. l'Intendant général, que d'après les ordres que je viens d'expédier :

Le 1er corps d'armée partira de suite de ses cantonnements pour être rendu le 2 octobre à Bamberg.

Le 3e corps d'armée qui est à Œttingen, va se diriger également sur Bamberg où il sera rendu le 2 ou le 3 octobre .

Le 4e corps d'année va se diriger Bur Amberg f où il sera rendu le 3 octobre.

Le 5e corps d'armée va se diriger sur Kônigshofen où il sera rendu le 3 octobre.

Le 6e corps d'armée qui se réunit à Ulm a Tordre d'en partir pour se rendre à Anspacb où il arrivera le 2 octobre.

La 2e division de grosse cavalerie part de Cham et Straubing pour se rendre à Windsheim et y être rendu le 3 ou le 4 octobre.

La lr* division de dragons part de Siegen pour arriver le 3 octobre à Aschaffenburg.

La 2e division de dragons qui se réunit à Ulm, a Tordre d'en partir pour arriver le 3 octobre à Mergentbeim.

La 3e division de dragons part d'Amberg pour arriver le 2 octobre à Forchheim et cantonner à Nuremberg, Porchbeim et environs.

La 4e division de dragons part d'Œllingen pour -arriver le

3 octobre à Schweinfurtb.

Le grand parc d'artillerie partira de suite d'Ulm pour arriver le 3 octobre à Wîirzburg.

Le 7e corps d'armée sera réuni le 2 octobre à Francfort et la division du général Nansouty gardera encore ses cantonnements dans le ducbé de Wfirzburg * ; par ces mouvements les 6 divisions de cavalerie de la réserve seront en position le long du Mayn depuis Kronacb jusqu'à Wiirzburg le 3 octobre.

L'ordre exprès de l'Empereur, M. l'Intendant général, est que chaque corps d'armée, en arrivant au lieu de son rassemblement, y trouve j.our 10 jour» de vivres, afin d'en avoir au moins pour

4 jours s'il fallait partir pour entrer en campagne. — Prenez de suite toutes les mesures nécessaires pour que cet ordre de S. M. reçoive sa pleine et entière exécution et donnez -m'en le plus tôt possible l'assurance.

Le roi de Hollande se trouvera rendu le 2 octobre àWeselavec son corps d'armée. Le contingent des troupes de Bade se réunira à Mergentheim, celles de Wurtemberg à Ellwangen. Une division de 7,000 hommes de troupes bavaroises sera réunie le 2 octobre au corps du prince de Ponte-Corvo et 6,000 hommes de troupes de Hesse-Darmstadt seront réunis le 2 octobre au corps de M. le maréchal Augereau.

Donnez tous vos ordres, M. l'Intendant général, pour que le

î. Par suite d'une erreur qui a échappé à la correction, il a été écrit dans le Mouvement général du 19 septembre 1806, léna page 81, ligne 20, c Le maréchal Soult sera réuni à Bamberg » ; il faut lire à Amberg.

*. A Kitzingen près Wûrzburg.

service se trouve assuré dans toutes ses parties et principalement pour que les 10 jours de vivres* que chaque corps doit trouver en arrivant au lieu de son rassemblement soient préparés à l'avance afin que les intentions de 8. M. soient à cet égard ponctuellement remplies.

J'ai donné directement des ordres à cet égard à MM. les Maréchaux ; vous sentez que l'exécution de toutes ces grandes dispositions exige que vous soyez promptement à WUrzburg où je serai moi-même le 28 ou le 29.

Donnez Tordre au payeur de l'armée qui est à Strasbourg, de se rendre à Mayence et à M. Roguin de se rendre à WUrzburg avec ses fonds. Ils devront y être rendus le 29. Je vous ai dit que je mettrais 250,000 fr. à votre disposition pour les vivres. Il sera utile que vous ayez cet argent à WUrzburg.

Au surplus je vous verrai ce matin lorsque vous aurez pris connaissance de cette dépêche dont vous ne devez pas parler à Munich.

Faire une lettre au général René pour qu'il donne une escorte pour le payeur.

Dépêche au général Belliard pour le prévenir des mouvements ordonnés d'après les ordres de l'Empereur pour que les 6 divisions de la réserve de cavalerie soient arrivées en position le long du Mayn depuis Kronach jusqu'à WUrzburg. — «Le parc d'artillerie « emmène avec lui le parc de la réserve de cavalerie. — Comme « vous voyez que les divisions de la réserve ne se trouveront pas « entièrement placées sur le Mayn ainsi que le désire l'Empereur, « prenez des informations afin de pouvoir les y placer. »

Le 25 le Major général écrivit aux généraux Songis et Andréossy pour la défense de Braunau, au maréchal Soult pour le choix de son chef d'état-major, au roi de Bavière pour la défense de Braunau et la réunion de son armée, à M. Roguin payeur général pour les fonds mis à la disposition du Major général, pour ceux à envoyer à Braunau (250,000 fr.), pour les 427,000 fr. à mettre à la disposition de l'artillerie pour les remontes (Iéna p. 150), au général Songis pour acheter des chevaux, au maréchal Augereau pour faire reconnaître les petites places autour de lui et y mettre des garnisons de troupes de Hesse-Darmstadt, au prince Ferdinand Électeur de WUrzburg pour lui annoncer l'établissement du quartier général du Major général à WUrzburg et

l'inviter à préparer ses troupes. — Tous ces ordres sont la reproduction littérale des ordres de llEmpereur.

Aucun ordre des 26 et 27 le Major général étant en route. — Le 28 de Wiirzburg expédition des ordres de l'Empereur. — J'ai reproduit à partir du 29 tous les ordres qui se trouvent sur le registre du Major général.

Iénap. 254.

LE MARÉCHAL LEFEBVRE AU MAJOR GÉNÉRAL

Schweinfurl, 2 octobre 1806.

S. M., notre cher Empereur, a sauvé aujourd'hui le 5e corps d'une cruelle fatigue ; car je crois que sans le contre-ordre mou artillerie, les équipages et ma chaussure seraient embourbés à ne pouvoir s'en retirer. Les chemins d'ici à Kônigshofen sont aussi mauvais dans ce moment qu'ils étaient bons il y a quelques jours. 11 ne reste plus de bien praticable que la route de Meinungen par Neustadt.

Le camp que j'ai fait tracer en avant de Schweinfurt et dont j'ai l'honneur de transmettre le croquis ci-joint à. V. A. S., peut contenir la quantité de troupes que vous m'avez désignée et pourra, lorsqu'elle s'y trouvera réunie, 8e battre contre tout ce qui se présentera.

L'espion que j'ai envoyé à Meinungen, Hildburghauseu et Coburg, n'est pas encore rentré non plus que l'émissaire que j'ai envoyé à Fuldô ; je les attends d'un instant à l'autre et m'empresserai de vous faire part de leurs rapports.

Quelques jours de beau temps rendraient encore une fois toutes nos routes praticables ; le pays pourrait encore pendant ce temps subvenir aux besoins des troupes avec une sage et économique administration.

Je supplie V. A. S. de vouloir avoir la bonté de faire remettre cette lettre à S. M. C'est -pour une affaire personnelle.

P. -S. — Ci-join1e aussi une demande du général Lasalle.

Iéna pages 582 et 585.

La dépêche du Major général au maréchal Ney qui se trouve à la page 585 du volume Iéna n'est pas à sa place. — Comme je l'ai indiqué, cette dépêche ne figure pas sur le registre du Major

général. Elle ne nous est parvenue que parce que le maréchal Ney en a renvoyé la copie au Major général en lui répondant. Voici la dépêche du maréchal Ney tout entière.

Copte. OBDHE AU MARÉCHAL NET.

L'ennemi est avec quarante mille hommes entre Weimar et Iéna ; poussez avec tout votre corps d'armée aussi loin que vous pourrez sur Iéna, afin d'être demain de bonne heure à Iéna. Réunissez toute votre cavalerie légère et rendez aux régiments toutes les ordonnances. Dirigez tout cela en arrière avec votre cavalerie légère aux portes d'Iéna. Tâchez d'être de votre personne ce soir à Iéna pour être à la reconnaissance que l'Empereur fera ce soir sur l'ennemi.

Le Major général,

Signé : M*1 Bebthier.

En conséquence de cette disposition j'ai donné les ordres nécessaires pour qu'elle ait son exécution; mais la troupe arrivera fort tard sur Iéna parce qu'il était impossible de passer par Triptitz ; la colonne a été obligée d'arriver jusque près de Géra pour changer de direction à gauche.

Môradorf le 13 octobre à 4 heures du soir.

Le Maréchal

Ney.

Le maréchal Berthier a mis de sa main en tête de la pièce : A classer.

L'ordre du Major général ne porte donc ni date ni lieu ni heure. — Il a été donné vers 9 heures du matin avant le départ de Géra, probablement au moment de monter à cheval alors que le portefeuille était déjà fermé et que le secrétaire n'avait plus le temps d'enregistrer. On y retrouve la même injonction que dans l'ordre au maréchal Soult page 581, celle de rendre aux régiments toutes les ordonnances. — L'ordre doit donc être placé à la page 582 avant le 46 bulletin.

Le 6* corps partit d'Auma pour Roda à 9 heures du matin lorsque le maréchal Ney eut reçu l'ordre de mouvement pour le 13, Iéna p. 574, apporté par l'officier envoyé le 12 à Géra, p. 541.

— Le Maréchal, laissé libre de passer par le meilleur chemin, jugea impossible de prendre par Trîptis ; il suivit la grande route d'Auma à Géra jusqu'à 3 kil. de Géra et prit à gauche la route de Géra à léna. Le Maréchal, ainsi que ledit Fezensac, devançait son avant-garde sur la route de Roda ; à 4 heures (et non à 5 heures comme je l'ai supposé inexactement page 610) il était à Môrsdorf où il reçut Tordre du Major général, répondit de suite, donna ses ordres et partit sur-le-champ de sa personne pour léna. Le Maréchal fit de sa personne plus de 60 kil. pour se rendre d'Auma à léna en passant jusque près de Géra ; l'avant-garde du 66 corps fit 55 kil. de Mittel-Pttlnitz à léna; la division Marchand 40 kil. de Braunsdorf à Roda, la division Marcognet 43 kil.

Il y a lieu de supprimer les 6 dernières lignes de la page 609 comme contenant une supposition erronée, celle du départ du 6e corps d'Auma avant la réception de l'ordre de mouvement pour le 13 inséré page 585.

L'ordre au maréchal Soult, p. 581, est également de 9 heures du matin, l'Empereur étant parti de Géra à 9 heures.

L'Empereur revint coucher, le 14, à Iéna avec sa Garde. l'empereur a l'impératrice.

Iéna, 15 oclobre 1836, 3 Leur es du matin.

Mon amie, j'ai fait de belles manœuvres contre les Prussiens. J'ai remporté hier une grande victoire. Ils étaient 150,000 hommes ; j'ai fait 20,000 prisonniers, pris 100 pièces de canon et des drapeaux. J'étais en présence et près du Roi de Prusse; j'ai manqué de le prendre ainsi que la Reine. Je bivouaque depuis deux jours. Je me porte à merveille.

Adieu, mon amie, porte-toi bien et aime-moi.

Si Hortense est à Mayence, donne-lui un baiser ainsi qu'à Napoléon et au petit.

LE MAJOR GÉNÉRAL AU MARÉCHAL BERNADOTTE

Iéna, 15 octobre 1806, 5 heures du matin.

L'Empereur, M. le Maréchal, ordonne que vous vous portiez sur Neust&dt, Reussdorf et Sçena, qui est un débouché de la route de Weimar à Naumburg, et où il y a un embranchement de chemin qui conduit sur Magdeburg par Nebra et Querfurt.

Si vous avez un bon chemin pour vous rendre à Neustadt

camp, de p.tuaai. — il. 1

:£:>:•" ■ •: : : :\ ôampagne de prusse.

et que vous y arriviez de bonne heure, vous ferez sûrement un grand nombre de prisonniers. L'Empereur pense que vous êtes assez fort pour donner tête baissée sur tout ce qui voudra résister. Il n'y a rien de ce côté qui ne doive être battu par votre corps d'armée.

Le maréchal Davout reçoit Tordre de se rendre à Naumburg ; vous vous mettrez en communication avec lui.

LE MAJOR GÉNÉRAL AU MARÉCHAL DAVOUT

Iéna, 15 octobre 1806, 5 heures du matin.

L'Empereur ordonne, M. le Maréchal, que vous retourniez avec votre corps d'armée à Naumburg.

Le maréchal Bernadotte se porte à Neustàdt, petit endroit sur là route de Weimar à Naumburg et où se trouve l'embranchement d'une autre route qui conduit à Magdeburg. Il a l'ordre de se mettre en communication avec vous.

LE MAJOR GÉNÉRAL AU GRAND-DUC DE BERG

Irina, 15 octobre 1806, 6 heures et demie du matin.

Je vous préviens, mon Prince, que l'Empereur donne l'ordre à M. le maréchal Davout de retourner à Naumburg et au maréchal Bernadotte de couper la route de Weimar à Naumburg à mi-chemin. Quant à la direction qu'a prise l'ennemi, tout porte à penser que c'est sur Erfurt, car l'ennemi devant vouloir se retirer sur Magdeburg, c'est sa route; mais il n'y a que votre cavalerie qui puisse donner des renseignements précis là-dessus ; il faut donc que, le plus tôt possible, vous vous mettiez en marche avec la cavalerie pour vous diriger sur Erfurt; vous en dirigerez une partie sur Buttelstâdt. L'Empereur pense que l'ennemi, d'Erfurt, aura pris la route de Weissensee ; il est donc de la plus grande importance d'avoir Erfurt dans la journée. L'Empereur or-

donne au maréchal Ney de se mettre en marche sur Erfurt pour soutenir votre marche.

S. M. vous autorise à donner Tordre au général qui a ses troupes le plus près sur la route de Buttelstâdt, de soutenir la cavalerie que vous faites marpher dans cette direction.

LE MAJOR GÉNÉRAL AU MARÉCHAL NEY

Iéna, 15 octobre 1806, 6 heures et demie du matin.

L'Empereur me charge, M. le Maréchal, de vous donner Tordre de vous mettre en marche avec tout votre corps d'armée sur Erfurt, pour y soutenir le grand-duc dé Berg qui s'y porte avec la plus grande partie de sa cavalerie et qui a Tordre de se rendre maître de cette ville le plus tôt possible.

LE MAJOR GÉNÉRAL AU MARÉCHAL L ANNE S

Iéna, 15 octobre 1806, 5 heures et demie du matin.

L'Empereur ordonne, M. le Maréchal, que vous réunissiez tout votre corps d'armée et que vous preniez la position que vous voudrez en avant de Weimar.

Votre corps d'armée étant le plus fatigué, ne marchera pas aujourd'hui.

Aussitôt que vous pourrez vous procurer l'état des morts et des blessés de la bataille d'hier, vous me l'enverrez.

LE MAJOR GÉNÉRAL AU MARÉCHAL AU GERE AU

Iéna, 15 octobre 1806, 6 heures du matin. L'Empereur ordonne, M. le Maréchal, que vous réunissiez tout votre corps d'armée et que vous vous mettiez en position dans l'endroit où vous vous trouvez, et où. vous attendrez de nouveaux ordres.

Le plan d'opérations de l'Empereur s'est accompli de la façon dont il l'avait projeté.

L'Empereur a pris l'initiative du mouvement. Par le choix du point de réunion de son armée, par la direction de sa marche, il a débordé la gauche ennemie, il a forcé le roi de Prusse à recevoir la bataille dans des conditions désavantageuses. «... Mes premières « marches, a-t-il écrit le 30 septembre au roi de Hollande, menacent « le cœur de la monarchie prussienne, et le déploiement de mes < forces sera si imposant et si rapide qu'il est probable que toute c l'armée prussienne de Westphalie se ploiera sur Magdeburg, et c que tout se mettra en marche à grandes journées pour défendre la « capitale... > Mais immobile dans l'indécision, divisée, l'armée prussienne s'est laissé atteindre et a subi la bataille là où l'Empereur voulait l'obliger à combattre, coupée déjà de Berlin et de Dresde.

Avant la bataille l'Empereur considère le mouvement par Magdeburg comme le seul que puisse faire l'armée prussienne (au maréchal Soult, 10 octobre, 8 heures du matin) ; après la bataille, il ne peut douter que les corps ennemis ne se retirent sur le point d'appui le plus proche, Magdeburg. Après une bataille perdue, tout le monde d'instinct se précipite vers un point de rassemblement, toujours la place de dépôt la plus voisine, celle dont le nom est dans la bouche de tous.

Dans la nuit même, l'Empereur prend la résolution de refouler Bur Magdeburg tous les corps ennemis battus, en les faisant poursuivre par sa cavalerie soutenue par les corps les moins fatigués ; lui-même, suivant son plan d'opérations, va se porter avec le reste de son armée sur la capitale par la route la plus courte. Il fait occuper immédiatement, et avant que l'ennemi ne puisse s'en emparer, les points qu'il lui importe de tenir.

Aussitôt que le Commandant en chef est averti que la bataille est terminée, que l'ennemi est en retraite, il cherche à démêler le point de réunion de l'adversaire et les routes qu'il prendra pour l'atteindre, donne ses instructions au chef de la cavalerie et aux commandants des corps d'armée qui ont le moins souffert pour placer leurs troupes à proximité de ces routes, afin qu'elles commencent leur mouvement le plus tôt possible, l'infanterie soutenant la cavalerie. Celle-ci qui a annoncé la retraite, doit avoir des patrouilles en mouvement toute la nuit pour s'efforcer de ne pas perdre les traces de l'ennemi. Le Commandant en chef indique bien la direction la plus probable de la retraite de l'ennemi, mais « il n'y a que la cavalerie qui puisse donner des renseignements précis là-dessus > .

La bataille d'Iéna a été décisive ; la poursuite a commencé le 14 sur le champ de bataille ; la cavalerie et les corps d'armée sont venus coucher à Weimar et en avant presque pêle-mêle avec les troapes prussiennes, et cependant les ordres de l'Empereur n'ont été donné* qu'à 5 heures et 5 heures et demie du matin le 15 à Iéna, à 20 kilomètres de Weimar •, ils n'ont pu parvenir avant 7 heures au plus tôt au commandant de la cavalerie. Après une journée semblable, il existe ehez t jus une lassitude profonde et générale dont le vaincu peut chercher à profiter pour dérober une de mi- marcha au vainqueur.

LE MAJOR GÉNÉRAL AU MARÉCHAL BERNADOTTE. Iuna, il octobre 1806, 10 heures du matin.

L'aide de camp du maréchal Davout qui vous porte cette lettre1, M. le Maréchal, vous fera connaître ce qui lui est arrivé hier; cela nécessite de vous mettre à la poursuite du corps ennemi qu'il a combattu.

L'ordre que je vous ai envoyé il y a 2 heures, paraît à l'Empereur prévenir ce que vous devez faire; cependant vous êtes le maître de manœuvrer comme les circonstances vous l'indiqueront. Faites le plus de mal possible à l'ennemi, ayant soin cependant d'attaquer le corps qui a été opposé au maréchal Davout, s'il était possible qu'il fût resté en position, ce qui serait la plus grande folie; dans ce cas, poursuivez vivement ce corps. Si, n'ayant été instruit que tard des succès de la bataille d'hier, il avait hésité de se retirer et mis de l'incertitude dans son mouvement, détruisez-le.

Tenez-vous le plus possible dans une position à être le corps d'armée le plus près de Naumburg, hormis le maréchal Davout, de sorte que lorsque le mouvement de l'ennemi sera bien connu, vous soyez prêt à vous porter sur l'Elbe et Berlin, pouvant, de votre position, vous porter en une journée sur Kaumburg.

i. C'est l'officier qui a porté à l'Empereur le rapport du maréchal Davout du 14, biTouac d'Àuerslëdt. Voir lëna, page 67î.

LE MAJOR GÉNÉRAL AU MARÉCHAL DAVOUT

Iéna, 15 octobre 1806, 10 heures du malin.

Je vous envoie, M. le Maréchal, copie de la lettre que j'écris au maréchal Bernadotte qui était ce matin à Apolda et qui marche sur Neustâdt vers Nebra. Il doit prendre position àNeustàdt.

L'intention de l'Empereur, M. le Maréchal, est que vous couvriez Naumburg, que vous poursuiviez et battiez le corps que vous avez devant vous, si toutefois il n'a pas disparu, comme tout porte à le penser ; cependant vous ne devez pas trop vous acharner à le poursuivre, de manière à ce que vous soyez plus en position de couvrir Naumburg qui est l'objet important, l'intention de l'Empereur étant toujours d'avoir votre corps d'armée dans une position telle qu'il puisse arriver à Leipzig et sur l'Elbe avant l'ennemi.

LE MAJOR GÉNÉRAL A l'aDJUDANT-COMU ANDANT GASTIXES.

Iéna, 15 octobre 180G, 10 heures du matin.

Ordre pour être chargé de conduire les prisonniers prussiens jusqu'à Wtirzburg où il en prendra un reçu du général Thouvenot.

Cette colonne de prisonniers est composée de 2 généraux, 90 officiers et 2,661 sous-officiers et soldats.

En donnant les ordres précédents à 5 heures du matin, l'Empereur ignorait encore que le 3* corps eût eu un engagement avec une partie de l'armée prussienne ; il était persuadé que toute l'armée ennemie était réunie devant lui. Il ne reçut que vers 9 heures du matin le rapport du maréchal Davout écrit le 14 du bivouac d'Auerstftdt'. Le major général reçut probablement aussi vers la même heure le rapport du maréchal Bernadotte daté d'Apolda le 14 à 9 heures du soir \

L'ensemble de la bataille s'était livré sur une étendue de plus

Page 1