‹ Campagne de Prusse, 1806Chapitre 44 sur 412 · COMPTE RENDU · texte numérisé non relu

COMPTE RENDU

Place à" Erfurt. — L'intendant général vient d'être informé par IVmployé qu'il avait envoyé à Erfurt que l'ennemi avait laissé dans çfctte ville :

1 " 1 .300 quintaux de farine et un peu de sel ;

1* 60 voitures de farine qui se trouvent à une demi-lieue de la fille et qu'il a été pris sur-le-champ des mesures pour les faire rentrer, L'intendant général a lieu de présumer qu'il doit se trouver encore d'autres approvisionnements à Erfurt et environs ; on est m-i-npé d'en faire les recherches ;

r\° Une boulangerie composée de 6 fours qui, avec les fours bourgenis, pourraient facilement cuire 25,000 rations par jour, sans nuire à la consommation journalière de la ville;

4J Que les moyens de mouture sont très-abondants.

Place de Buttelstâdt. — D'après le compte que rend à l'intendant général le commissaire des guerres qu'il a envoyé à Buttelstttdt, il GijAtû au moins 1,400 tonneaux de farine dans cette place; il lui a été impossible de constater positivement la quantité de ces toniienux, vu qu'ils sont tous épars, çà et là, tant dans la place que dan - la campagne.

1 1 l'est pas indifférent de lire les rapports que les chefs de service rendu îeill à l'Empereur.

L'intendant général fait repartir le commissaire des guerres pour Buttelstidt avec un détachement qu'a accordé S. À. le prince ministre de la guerre.

Au moyen de cette force armée l'intendant général se trouvera en état, de faire rassembler toutes ces farines et d'assurer leur conservation ainsi que leur transport sur Erfurt.

Les versements de Weimar sur Erfurt commenceront à s'effectuer aujourd'hui, ceux de Buttelstadt pour la même destination commenceront demain.

L'intendant général a rendu compte à S. A. S. le ministre des dispositions qu'il a prises pour assurer ces transports.

LE MAJOR GÉNÉRAL AU MARÉCHAL SOULT

Naumburg, 18 octobre 1806.

J'ai soumis à l'Empereur, M. le Maréchal, la lettre que vous m'avez écrite de Greussen le 16 à 11 heures du soir; S. M. approuve tout ce que vous avez fait; bien loin qu'elle ait consenti à un armistice, elle ordonne que l'ennemi soit forcé partout à mettre bas les armes; crainte de ruses, prévenez les troupes à proximité de vous qu'il n'y a point d'armistice et que chacun, dans sa direction, doit poursuivre l'ennemi.

Le corps du maréchal Ney et du grand-duc de Berg doivent être près de vous. Le maréchal Bernadotte, d'après sa dernière correspondance, paraissait aussi dans l'intention de se diriger sur Magdeburg; depuis deux jours nous n'avons pas de nouvelles \ Le maréchal Lannes marche aujourd'hui sur Halle ; le maréchal Augereau suit la même direction ; le

1. Dans une poursuite aussi vive les corps d'armée s'éloignent à tire-d'ailo à la piste de l'ennemi ; les commandants de corps d'armée doivent chaque jour un rapport au Commandant de l'armée ; mais la distance du grand quartier général augmente aussi chaque jour. Il faut s'attendre à rester 2 jours sans nouvelles, et cela môme avec nos télégraphes, quelque soin que Ton prenne pour la direction des lignes, quelque diligence que l'on mette dans leur installation. — Combien de lignes coupées ! Où trouver des postes télégraphiques pour expédier les dépêches ? Le zèle et la bonne volonté ne parviendront pas toujours à triompher des difficultés que font naître les circonstances.

maréchal Davout sera ce soir à Leipzig; l'Empereur avec sa Garde est ici.

Je vous envoie un ordre du jour relatif aux prisonniers de guerre l ; vous les ferez tous diriger sur Erfurt. La disposition de Tordre du jour qui les dirigeait sur Kronach, Forchheim et Wtirzburg, doit être considérée comme nulle et non avenue.

LE MAJOR GÉNÉRAL AU MARÉCHAL AUGEREAU

Naumburg, 18 octobre 1806.

L'intention de l'Empereur, M. le Maréchal, est que vous continuiez votre route de Naumburg sur Merseburg ; vous irez coucher le plus loin que vous pourrez. Je vous préviens

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