LB MAEtCHAL SOULT AU MAJOR OBHSBAL
Nordhausen, 18 oclobro 1806.
J'ai l'honneur de rendre compte à V. A. qu'hier en passant à Sondershausen je fus instruit que le Prince de ce nom qui réside dans la ville avait 60 chevaux dans ses écuries et que déjà les premières troupes qui avaient passé lui en avaient pris quelques-uns. Craignant que cet enlèvement quo j'étais loin d'approuver, ne fut plus considérable, je me rendis chez le Prince et lui proposai de m'en céder la moitié, sauf ensuite à lui en tenir compte s'il y a lieu. Le Prince accepta la proposition et lui-môme fit la remise de 90 chevaux à un de mes aides de camp.
Tous les généraux, adjudants commandants et la plupart de mes aides de
sur Halberstadt et Quedlinburg* en suivant les deux routes qui conduisent à Magdeburg. Le général Legrand dirigera sa division par Stolberg, G&nsterberg et Quedlinburg, et il réglera son mouvement de manière à arriver dans cette dernière ville ; après-demain 19, il se portera en avant pour prendre position le même- jour à Ditfurth, à hauteur d'Halberstadt*, d'où il correspondra et liera communication avec le corps d'armée, qui sera en avant d'Halberstadt. Le général Legrand aura à ses ordres la brigade de cavalerie légère du général Margaron ; il aura soin de bien s'éclairer dans sa marche ; s'il rencontre l'ennemi, il le poussera avec vigueur. Lorsqu'il sera en avant de Quedlinburg, il jettera des partis sur la grande route de Magdeburg et vers Ascbersleben ainsi que vers Halberetadt pour lier communication avec le corps d'armée. Le général Legrand se mettra en marche au point du jour3.
Le général Margaron réunira sa brigade en avant de Nordhausen et prendra les ordres du général Legrand.
Le général Levai donnera ordre à la 2* division de partir demain au point du jour et se dirigera sur Halberstadt en passant par Blankenburg ; cette division sera ainsi en tête de colonne, mais elle aura en avant la cavalerie du général Guyot. Le général Guyçt fera réunir sa brigade sur la route d'Halberstadt.
La division de dragons suivra le mouvement du général Loyal.
Le général Saint-Hilaire suivra le mouvement et fera marcher sa division après celle de dragons.
Le parc d'artillerie continuera son mouvement et se dirigera de Nordhausen sur Quedlinburg, où il recevra de nouveaux ordres.
Il sera donné de nouveaux ordres pour la prise de position des divisions et l'établissement du quartier général.
M,! Soult.
camp étaient extrêmement mal montés et depuis l'ouverture de la campagne ne cessaient de me prier de leur faciliter le moyen d'avoir quelques chevaux. J*ai cru devoir profiter de la circonstance et faire en leur faveur la répartition des so chevaux que je recevais du prince de Sondershausen en les prévenant cependant qu'ils seraient tenus de les payer si cela devait avoir lieu, réclamation que je ne pense pas que le Prince soit dans le cas de faire d'après la grâce qu'il a mise à les donner. J'ai cependant cru qu'il était à propos d'en rendre compte à V. A.
i. De Nordhausen à Halberstadt, par Ellrich, Elbingerode et Blankenburg, 66 kil. ; — i Quedlinburg, 46 kil.
s. De Ditfurth à Halberstadt, 12 kil.
S. Le corps d'armée traverse les montagnes. du Harz. Le maréchal Soult qui prévoit qu'il ne pourra pas communiquer avec le général Legrand pendant le passage de la montagne lui donne Tordre de mouvement pour 2 jours jusqu'au débouché en plaine.
Positions du 18 au soir.
Colonne de droite : Brigade du général Margaron, Friedrichsbrunn *. — Division Legrand, Giintersberg. — Parc d'artillerie, Stolberg.
Colonne du 'centre: 25e de dragons, Hasselfeld, par Birkenmoor et Stiege *.
Colonne de gauche : Brigade du général Guyot, Ktfnigshof où elle prit un demi-bataillon de la garde du roi de Prusse et beaucoup de bagages. — Division Sahuc, Tanne. — Division Levai et quartier général, Beneckenstein. — Division Saint-Hilaire, Zorge.
LE GENERAL BELLJABD AU GÉNÉRAL DE BRIÔADE BEAUMOMT '.
Immenrode, 17 octobre 1806.
Vous partirez demain matin à 6 heures pour vous porter à Nordhausen ; aussitôt votre arrivée, vous pousserez une reconnaissance sur la route d'Ellrich et sur celle deNeustadt à Nieder-Sachswerfen. Ce soir vous pousserez des reconnaissances sur Nordhausen et sur Pastlebén *. Prenez des renseignements sur la position de l' ennemi, sur ses forces et sur le point sur lequel il paraît se diriger ; arrivé demain à Nordhausen, vous attendrez de nouveaux ordres du Prince.
LE GÉNÉRAL BELLIARD AU GÉNÉRAL ELEIN
Immenrode, 17 octobre 1806.
Partez demain à 4 heures du matin'pour vous rendre à Nordhausen, passant par Immenrode où est le quartier général du Prince.
Même ordre aux généraux Beaumont, Lasalle, Nansouty, d'Hautpoul.
l. De Nordhausen à Friedrichsbrunn, 32 kil. ; — à Gùntereberg, 26 ; — à Hasselfeld, par Birkenmoor et Stiege, 88 ; — à Kônigshof, 36 ; — à Tanne, so ; — à Beneckenstein, 26 ; — à Zorge, 19 ; — à Stolberg, 17.
8. L'ordre de mouvement donné, le maréchal Soult fut probablement avisé que le chemin de Blankenburg par Hasselfeld,. Birkenmoor et Stiege, avait été pris par un détachement ennemi. 11 y dirigea un régiment de la division Sahuc. Ce fut cette môme route que suivit le grand-duc de Berg impatient de regagner avec sa cavalerie la tête du mouvement
8. Le général de brigade Beaumoot, premier aide de camp du Grand-duc, remplaçait momentanément, dans le commandement de sa brigade, le général Milhaud qui avait fait une chute de cheval.
A. De Gross-Furra à Nordhausen, 13 kil. ; — à Pastlebén, 10 kil.
6. Il y a 16 kil. d'Immenrode à Nordhausen et 88 de Bellstfidt, cantonne-
Souvent le commandant de la cavalerie dans la marche en avant comme dans la poursuite, ne peut le soir que çlonner à ses divisions nu point de rendez-vous en avant, un point de direction pour le lendemain, en indiquant l'heure du départ. Lorsqu'il a reçu les rapports des reconnaissances, qu'il possède des renseignements sur l'ennemi, qu'il connaît la marche des colonnes voisines, alors il peut donner des ordres de mouvement ou au moins des continuations de mouvement, car l'incertitude peut se prolonger pendant une partie de la route. C'est ce qui se produisit au corps de cavalerie pendant la journée du 18 octobre. — De là l'impossibilité d'éviter les haltes, les rassemblements, les parties de drogue, cause de fatigues pour les hommes et les chevaux.