‹ Campagne de Prusse, 1806Chapitre 65 sur 412 · De ilfeld à Westerhausen, 35 kil · texte numérisé non relu

De ilfeld à Westerhausen, 35 kil

gtein1; Klein à Blankenburg8; Lasalle, idem. Le corps du maréchal Soult : une division en avant de Quedlinburg; les deux autres une en avant et l'autre en arrière d'Halberstadt3; le maréchal Ney à Beneckenstein et à Hasselfeld; il prendra position demain sur Halberstadt. Demain le maréchal Soult compte prendre position à Oschersleben, Hadmersleben et Egeln.

Je ferai connaître demain au soir à V. M. ma position ; je ferai surtout tout mon possible pour occuper Calbe et surprendre le pont de Barby.

J'adresse à V. M. les lettres enlevées aux postes d'Haï berstadt et de Blankenburg avec une lettre saisie sur un courrier envoyé au Roi par le général commandant Nienburg.

Nous venons d'apprendre ici que V. M. a encore battu le prince de Wurtemberg. Sire, jamais déroute ne fut semblable; le désordre et le découragement sont à leur comble; les troupes marchent sans ordre et sans aucune espèce d'organisation; cette armée est terrorifiée; la vue d'un de vos hussards fait trembler tous les fuyards et maintenant ni cavalerie ni infanterie n'ose plus se défendre ; on dit cependant ici qu'ils veulent tenter le sort d'une seconde bataille sous Magdeburg, ce qui me paraît impossihle, car le Roi n'aura jamais le temps de réorganiser son armée. Sire, dans tous les cas plus de 50,000 hommes seront réunis demain et bien disposés à les combattre.

LE MARÉCHAL SOULT A L'EMPEREUR

Halberstadt, 19 octobre 1806.

J'ai l'honneur de rendre compte à V. M. de l'arrivée du corps d'armée à Halberstadt et de sa jonction avec la cava-

i. De Crimderode à Laogenstein, 42 kil. t. De Snndhausen à Blankenburg, 40 kil.

S. De Beneckenstein à Hulberstadt, 40 kil. ; — de Zorge à Halberstadt, 47 kil. ; - d*Has»elfeld A Halberstadt, 88 kil.

lerie de réserve aux ordres de S. A. I. le grand-duc de Berg.

La division du général Legrand et 2 régiments de cavalerie légère ont dû déboucher par Quedlinburg et prendre position à hauteur de Ditfurth.

Demain, tout le corps d'armée sera réuni entre Grôningen, Oscherleben et Hadmersleben, et tout le pays jusqu'à Magdeburg sera inondé de cavalerie afin d'intercepter ce qui n'est pas encore renfermé dans la place.

Depuis mon départ des hauteurs de Weimar, le corps d'armée a eu deux affaires avec l'ennemi, du résultat desquelles j'ai eu l'honneur de rendre compte à S. A. le prince ministre de la guerre, et aujourd'hui la cavalerie légère a secondé les mouvements de celle aux ordres de S. A. le Grand-duc.

Pendant les marches nous avons ramassé 1,200 prisonniers, plus de 400 déserteurs, 30 pièces de canon, des caissons et des bagages en quantité.

Hier au soir nous avons pris un demi-bataillon de la garde du roi de Prusse, l'autre demi-bataillon a été pris aujourd'hui par la cavalerie du Prince en arrivant à Halberstadt ; tout est désordre, confusion et déroute dans l'armée prussienne. Les soldats jettent leurs armes et les officiers se sauvent : il faut tous les jours faire des marches de dix lieues pour les atteindre et leur enlever quelque chose.

V. M. a sans doute des rapports sur la colonne du duc de Weimar qui est forte de 12,000 hommes. Avant-hier au soir, elle était à Heiligenstadt paraissant vouloir se diriger sur Gôttingen; si sa direction était changée, elle serait entièrement enlevée, car tous les passages sur Magdeburg lui sont dès ce moment fermés.

J'ai l'honneur de supplier V. M. de me faire donner ses ordres sur la destination ultérieure du corps d'armée.

Cavalerie légère, Gross-Quenst&dt, Emersleben ' ; — quartier

1. De Kônigshof à Emersleben, 36 kil. ; — de Gunsterberg à Ditfurth, 17 kil.

général, 2e et lr* divisions, Halberstadt ; — 3° division, en avant de Ditfurth ; — parc d'artillerie, Quedlinburg.

6* corps. Quartier général, cavalerie légère, 2° division, bivouac en avant d'Hasselfeld ; — 3e division, bivouac en avant de Beneckenstein.

LE GÉNÉRAL MAÇON AU MAJOR GÉNÉRAL

Leipzig, 19 octobre 1806.

J'ai l'honneur de prévenir V. A. S. que je suis arrivé à Leipzig le 18 au soir.

Le même jour le 13e régiment d'infanterie légère a pris poste dans la ville et de suite il a fourni les détachements nécessaires pour nous rendre maîtres des communications.

L'ordonnateur en chef Join ville, chargé par l'intendant général de rétablissement des services administratifs, s'est fait rendre compte des ressources qui existaient dans la ville et de celles qui peuvent être réalisées suivant les besoins du service de la place.

Hôpitaux. — Des emplacements ont été reconnus, et on en a pris possession pour 2,000 blessés f. La ville fournira des demi-fournitures pour le nombre d'hommes, et elles seront complètement livrées dans l'espace de 8 jours.

Les édifices publics offrent encore des ressources dans le cas où il serait nécessaire d'établir des dépôts d'ambulance pour 4,000 hommes.

Le maréchal Davout a prévenu M. Join ville qu'il allait faire évacuer sur Leipzig 2,000 blessés.

Vivreê-pain. — On a trouvé 120 quintaux de farine abandonnés par l'ennemi dans le château, et de plus 5,000 quintaux de seigle, 8,000 quintaux de farine et 1,772 quintaux de riz appartenant à S. À. l'Électeur de Saxe.

Manutention. — H n'y a point de manutention militaire dans la ville ni dans les environs, mais il existe 32 fours particuliers qui pourront fournir de 12 à 15,000 rations de pain par jour par-delà les besoins des habitants, si on peut nous procurer quelques brigades de boulangers auxiliaires.

Mouture. — Les moyens de mouture sont très-faibles, les moulins de la ville ne peuvent fournir que 200 quintaux par jour au delà de U consommation de la ville, mais les bailliages d'Elimburg, de Ves-

i. On avait formé un pareil hôpital à Weissenfels pour soulager la ville de Kaumburg. (Journal du »• corps.)

titch, Dtiben, Zbrbig, Bitterfeld et Born, sont riches et ils offrent de grandes ressources.

Vivres -viande. — Il n'existe aucun approvisionnement, mais le service courant sera fait.

Fourrages. — On a trouvé dans le château 4,500 boisseaux d'avoine et à une demi-lieue de la ville un magasin de fourrages qui a été évalué à 12,000 rations de foin et 10,000 bottes de paille. Cet approvisionnement appartient à S. A. l'Électeur.

Habillement. — Il n'existe pas de magasin, mais la ville peut fournir 80,000 aunes de drap ou 40,000 capotes et 30,000 paires de souliers.

On compte dans la ville 320 maîtres tailleurs et 205 maîtres cordonniers.

Transports. — Tout le pays à la droite de Leipzig est riche et intact ; il serait facile de former un parc pour le transport des denrées.

Suivent des renseignements sur les marchandises anglaises...

Je n'ai pu découvrir jusqu'ici aucun magasin à poudre soit de la ville, soit de propriété ennemie.

Les lettres et les paquets arrêtés à la poste ont dû parvenir à V. A. S. le 18 ; les habitants attendent de sa bonté que celles qui n'intéressent pas la politique, leur seront renvoyées incessamment.

J'ai fait arrêter et mettre en fourrière 200 ou 300 chevaux russes ou polonais, proprement dits chevaux de rouliers. M. le maréchal Davout en a fait prendre pour son artillerie et un des aides de camp de V. A. S. a pris 6 chevaux de voiture avec quelques chevaux de bât; ce sont jusqu'ici les seules réquisitions qui ont été imposées à la ville de Leipzig.

Je ne manquerai pas de rendre compte à V. A. S. de tout ce qui méritera de fixer son attention.

RAPPORT DE L'INTENDANT GÉNÉRAL A 8. X. L 'EMPEREUR l.

Halle, 19 octobre 1806.

(Ce rapport contient les mêmes renseignements sur Leipzig que ceux donnés par le général Maçon.)

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